A la sortie de la réunion de négociations entre les syndicats du secteur des titres-services et les employeurs, c'est la colère et l'indignation côté syndical. "Federgon (la fédération des prestataires de services de ressources humaines, NDLR ) demande aux aide-ménagères de renoncer à leur augmentation salariale de 0,4 % garantie dans l'accord interprofessionnel (AIP) pour payer leurs propres frais de déplacement", s'indignent la FGTB, la CSC et la CGSLB. Et de souligner ce nouveau coup dur pour quelque 150.000 travailleuses et travailleurs, tout en précisant qu'ils comptent bien reprendre leur plan d'action.

InitiativES, la fédération des entreprises d'insertion wallonnes, estime, quant à elle, que des avancées sont possibles en Wallonie. Elle demande "qu'un accord favorable soit négocié pour les entreprises et travailleurs wallons sur base du mandat proposé. Des moyens existent et des avancées significatives ont déjà été promues via une modification réglementaire régionale".

Contexte des négociations

Cela fait neuf mois, soit depuis l'AIP signé en juillet 2021, que les aide-ménagères demandent un meilleur remboursement des frais de déplacement. Une revendication d'autant plus pressante que depuis la date de cette signature, les prix des carburants ont entamé une hausse vertigineuse.

Mais les pourparlers ont, une fois de plus échoué, mardi soir. "Les organisations syndicales en front commun doivent constater l'absence de volonté des entreprises commerciales affiliées à Federgon et à Vlaams Platform DCO de trouver un accord sectoriel répondant à la situation d'urgence", peut-on lire dans leur communiqué. Pour les organisations syndicales, "il est clair que la seule volonté de Federgon est de favoriser les grandes entreprises et en particulier les entreprises d'intérim. Cela confirme également que pour elles, les réserves sont suffisantes et qu'elles veulent garder sous pression les aide-ménagères en étouffant les petites et moyennes entreprises".

"Il est temps de s'interroger afin de savoir si Federgon est encore un interlocuteur valable dans ce secteur", lancent encore les syndicats.

InitiativES, la fédération des entreprises d'insertion wallonnes, tout en se déclarant lasse face à ce nouvel échec des négociations, a quant à elle déclaré être disposée à rencontrer en bonne partie les demandes des travailleurs. "Nos entreprises se sentent prises en otage depuis plusieurs mois et, aujourd'hui, elles choisissent de défendre leur identité et des propositions fortes pour les travailleurs du secteur" précise encore InitiativES.

Et de souligner la position des entreprises d'insertion, qui en tant qu'employeurs issus de l'économie sociale, agissent dans le respect de leurs valeurs créatrices d'emplois de qualité et ont la volonté de faire prévaloir l'intérêt collectif des travailleurs sur l'enrichissement. Pour ce faire, elles refusent le paiement de dividendes aux actionnaires de sorte que les bénéfices réalisés sont utilisés pour renforcer l'activité, offrir davantage d'encadrement ou encore octroyer de meilleures conditions de travail.

Les revendications d'InitiativES

InitiativES regrette que ses propositions, communiquées auprès des entreprises commerciales, n'aient pas été retenues.

A ses yeux, ces objectifs cumulatifs sont essentiels pour améliorer les conditions de travail des aide-ménagères et InitiativES précise bien qu'il est hors de question de les revoir à la baisse.

Pour la fédération, ces propositions offrent des avancées pour les aide-ménagères tout en tenant compte de l'équilibre économique des entreprises et visent deux objectifs, à savoir :

- Appliquer l'évolution salariale maximale autorisée en cumulant l'application de la marge salariale de 0,4% et, au regard de l'augmentation des frais de carburant, une augmentation substantielle du remboursement des frais de déplacement.

- Améliorer les aspects qualitatifs du métier et notamment l'encadrement et la faisabilité.

InitiativES appelle donc "les partenaires à s'engager vers un accord régional favorable qui améliore significativement le pouvoir d'achat et qui propose également des mesures visant à soutenir la faisabilité du métier".

(Sources: communiqué et Belga)

A la sortie de la réunion de négociations entre les syndicats du secteur des titres-services et les employeurs, c'est la colère et l'indignation côté syndical. "Federgon (la fédération des prestataires de services de ressources humaines, NDLR ) demande aux aide-ménagères de renoncer à leur augmentation salariale de 0,4 % garantie dans l'accord interprofessionnel (AIP) pour payer leurs propres frais de déplacement", s'indignent la FGTB, la CSC et la CGSLB. Et de souligner ce nouveau coup dur pour quelque 150.000 travailleuses et travailleurs, tout en précisant qu'ils comptent bien reprendre leur plan d'action.InitiativES, la fédération des entreprises d'insertion wallonnes, estime, quant à elle, que des avancées sont possibles en Wallonie. Elle demande "qu'un accord favorable soit négocié pour les entreprises et travailleurs wallons sur base du mandat proposé. Des moyens existent et des avancées significatives ont déjà été promues via une modification réglementaire régionale".Contexte des négociations Cela fait neuf mois, soit depuis l'AIP signé en juillet 2021, que les aide-ménagères demandent un meilleur remboursement des frais de déplacement. Une revendication d'autant plus pressante que depuis la date de cette signature, les prix des carburants ont entamé une hausse vertigineuse. Mais les pourparlers ont, une fois de plus échoué, mardi soir. "Les organisations syndicales en front commun doivent constater l'absence de volonté des entreprises commerciales affiliées à Federgon et à Vlaams Platform DCO de trouver un accord sectoriel répondant à la situation d'urgence", peut-on lire dans leur communiqué. Pour les organisations syndicales, "il est clair que la seule volonté de Federgon est de favoriser les grandes entreprises et en particulier les entreprises d'intérim. Cela confirme également que pour elles, les réserves sont suffisantes et qu'elles veulent garder sous pression les aide-ménagères en étouffant les petites et moyennes entreprises"."Il est temps de s'interroger afin de savoir si Federgon est encore un interlocuteur valable dans ce secteur", lancent encore les syndicats.InitiativES, la fédération des entreprises d'insertion wallonnes, tout en se déclarant lasse face à ce nouvel échec des négociations, a quant à elle déclaré être disposée à rencontrer en bonne partie les demandes des travailleurs. "Nos entreprises se sentent prises en otage depuis plusieurs mois et, aujourd'hui, elles choisissent de défendre leur identité et des propositions fortes pour les travailleurs du secteur" précise encore InitiativES.Et de souligner la position des entreprises d'insertion, qui en tant qu'employeurs issus de l'économie sociale, agissent dans le respect de leurs valeurs créatrices d'emplois de qualité et ont la volonté de faire prévaloir l'intérêt collectif des travailleurs sur l'enrichissement. Pour ce faire, elles refusent le paiement de dividendes aux actionnaires de sorte que les bénéfices réalisés sont utilisés pour renforcer l'activité, offrir davantage d'encadrement ou encore octroyer de meilleures conditions de travail.Les revendications d'InitiativESInitiativES regrette que ses propositions, communiquées auprès des entreprises commerciales, n'aient pas été retenues. A ses yeux, ces objectifs cumulatifs sont essentiels pour améliorer les conditions de travail des aide-ménagères et InitiativES précise bien qu'il est hors de question de les revoir à la baisse.Pour la fédération, ces propositions offrent des avancées pour les aide-ménagères tout en tenant compte de l'équilibre économique des entreprises et visent deux objectifs, à savoir : - Appliquer l'évolution salariale maximale autorisée en cumulant l'application de la marge salariale de 0,4% et, au regard de l'augmentation des frais de carburant, une augmentation substantielle du remboursement des frais de déplacement. - Améliorer les aspects qualitatifs du métier et notamment l'encadrement et la faisabilité. InitiativES appelle donc "les partenaires à s'engager vers un accord régional favorable qui améliore significativement le pouvoir d'achat et qui propose également des mesures visant à soutenir la faisabilité du métier".(Sources: communiqué et Belga)