TotalEnergies, l'une des cinq "supermajors" mondiales du pétrole et du gaz, qui avait présenté en mai 2021 un plan de diversification dans les énergies renouvelables et l'électricité, s'est notamment engagé jeudi pour la première fois à réduire ses émissions de méthane (CH4) de 50% en 2025 par rapport à 2020 et de 80% en 2030.

Au cours d'une présentation à ses investisseurs, le pétrolier s'est aussi assigné le but de réduire de 30% d'ici à 2030 par rapport à 2015 ses émissions de CO2 indirectes, émanant de ses clients (scope 3) liées aux ventes de produits pétroliers dans le monde entier.

Pour les émissions nettes de scope 1 et 2 (directes et liées aux fournisseurs), l'objectif n'a pas changé: elles devront baisser de 40% en 2030 par rapport à celles de 2015. En 2021, elles ont baissé de 20%, indique le rapport de suivi des objectifs climatiques du groupe, publié jeudi.

Pour convaincre ses investisseurs de sa volonté d'agir pour le climat, TotalEnergies a annoncé avoir rejoint la plateforme internationale consacrée à l'économie circulaire, lancée par le Forum économique mondial et hébergée par le World Resources Institute. Le but est de favoriser l'économie circulaire, le réemploi, le recyclage, à travers ses achats, ses ventes, sa production et la gestion de ses déchets.

Par exemple via une hausse de sa production de biocarburants (aujourd'hui de 500.000 tonnes, issus principalement de la raffinerie de La Mède en France) qui devrait passer à 2 millions de tonnes (Mt) en 2025 et à 5 Mt en 2030.

Ces biocarburants -certains produits à base de graisses animales ou d'huiles usagées- émettent sur leur cycle de vie moins de 50% de CO2 par rapport à leurs équivalents fossiles, souligne TotalEnergies.

Le pétrolier mise aussi sur le biogaz issu de la dégradation de déchets organiques, l'hydrogène vert et les carburants de synthèse ou e-fuels produits à partir de CO2 sorti d'usine et recyclé.

Pour l'ONG Reclaim Finance, le plan, qui sera soumis au vote consultatif des actionnaires lors de l'assemblée générale du 25 mai, "reste fondamentalement incompatible avec une trajectoire limitant le réchauffement à 1,5°C". L'association appelle les actionnaires "à s'y opposer et à exiger des objectifs plus précis, complets et ambitieux".

Le candidat écologiste à la présidentielle française Yannick Jadot a par ailleurs accusé mercredi TotalEnergies de "complicité de crime de guerre" en Ukraine en raison de ses activités en Russie. Le groupe d'énergie a annoncé engager une action diffamation contre lui pour ces propos.

Plusieurs dizaines de militants représentant une coalition d'ONG environnementales ont aussi manifesté jeudi devant le siège du groupe à la Défense (Paris) contre le projet EACOP du groupe, un oléoduc géant en Ouganda et en Tanzanie, "l'une des plus grosses bombes climatiques à l'heure actuelle" selon la responsable du bureau français de l'ONG 350.org, présente à la manifestation.

TotalEnergies, l'une des cinq "supermajors" mondiales du pétrole et du gaz, qui avait présenté en mai 2021 un plan de diversification dans les énergies renouvelables et l'électricité, s'est notamment engagé jeudi pour la première fois à réduire ses émissions de méthane (CH4) de 50% en 2025 par rapport à 2020 et de 80% en 2030. Au cours d'une présentation à ses investisseurs, le pétrolier s'est aussi assigné le but de réduire de 30% d'ici à 2030 par rapport à 2015 ses émissions de CO2 indirectes, émanant de ses clients (scope 3) liées aux ventes de produits pétroliers dans le monde entier. Pour les émissions nettes de scope 1 et 2 (directes et liées aux fournisseurs), l'objectif n'a pas changé: elles devront baisser de 40% en 2030 par rapport à celles de 2015. En 2021, elles ont baissé de 20%, indique le rapport de suivi des objectifs climatiques du groupe, publié jeudi. Pour convaincre ses investisseurs de sa volonté d'agir pour le climat, TotalEnergies a annoncé avoir rejoint la plateforme internationale consacrée à l'économie circulaire, lancée par le Forum économique mondial et hébergée par le World Resources Institute. Le but est de favoriser l'économie circulaire, le réemploi, le recyclage, à travers ses achats, ses ventes, sa production et la gestion de ses déchets. Par exemple via une hausse de sa production de biocarburants (aujourd'hui de 500.000 tonnes, issus principalement de la raffinerie de La Mède en France) qui devrait passer à 2 millions de tonnes (Mt) en 2025 et à 5 Mt en 2030. Ces biocarburants -certains produits à base de graisses animales ou d'huiles usagées- émettent sur leur cycle de vie moins de 50% de CO2 par rapport à leurs équivalents fossiles, souligne TotalEnergies. Le pétrolier mise aussi sur le biogaz issu de la dégradation de déchets organiques, l'hydrogène vert et les carburants de synthèse ou e-fuels produits à partir de CO2 sorti d'usine et recyclé. Pour l'ONG Reclaim Finance, le plan, qui sera soumis au vote consultatif des actionnaires lors de l'assemblée générale du 25 mai, "reste fondamentalement incompatible avec une trajectoire limitant le réchauffement à 1,5°C". L'association appelle les actionnaires "à s'y opposer et à exiger des objectifs plus précis, complets et ambitieux". Le candidat écologiste à la présidentielle française Yannick Jadot a par ailleurs accusé mercredi TotalEnergies de "complicité de crime de guerre" en Ukraine en raison de ses activités en Russie. Le groupe d'énergie a annoncé engager une action diffamation contre lui pour ces propos. Plusieurs dizaines de militants représentant une coalition d'ONG environnementales ont aussi manifesté jeudi devant le siège du groupe à la Défense (Paris) contre le projet EACOP du groupe, un oléoduc géant en Ouganda et en Tanzanie, "l'une des plus grosses bombes climatiques à l'heure actuelle" selon la responsable du bureau français de l'ONG 350.org, présente à la manifestation.