C'est mieux que ce qu'attendaient les analystes, qui tablaient sur 3,89 milliards, selon un consensus établi par FactSet.

Le groupe a profité pleinement de la hausse des cours du brut: le Brent s'échangeait en moyenne à 75,2 dollars le baril au troisième trimestre, contre 52,1 dollars sur la même période de 2017.

Après sa chute à l'été 2014, le marché a en effet progressé régulièrement depuis 2016. Dernièrement, il a été tiré par des inquiétudes sur l'offre alimentées notamment par les craintes liées au retour des sanctions américaines en Iran.

Dans ce contexte favorable pour l'ensemble du secteur, Total est aussi parvenu à faire augmenter nettement sa production d'hydrocarbures. Elle a ainsi atteint 2,8 millions de barils équivalent pétrole par jour (bep/j).

Cela s'explique par le démarrage de gros projets sur le trimestre: Kaombo en Angola, Ichthys en Australie et le deuxième train du site géant de gaz naturel liquéfié (GNL) Yamal en Russie.

"La croissance de la production sur l'année 2018 sera proche de 8%", a indiqué Patrick Pouyanné, le PDG du géant pétrolier et gazier, cité dans le communiqué d'annonce, relevant une nouvelle fois cet objectif. Total visait jusqu'à présent plus de 7%, après un objectif de 6%.

Malgré tout, Total a confirmé une nouvelle fois sa volonté de maintenir sa discipline financière.

Les investissements nets seront ainsi contenus "autour de 16 milliards de dollars" en 2018, dans le bas de la fourchette communiquée jusqu'à présent (16 à 17 milliards).