Le groupe, qui a dû faire un tri conséquent dans ses activités et vendre ses bijoux de famille (la lucrative filiale de puces-mémoires) pour assainir ses finances, a affiché un solde net négatif de 140 milliards de yens (1,17 milliard d'euros) pour les seuls mois d'avril à juin, début de l'année opérationnelle.

Il explique cette déconvenue par une dépréciation d'actifs de 93 milliards résultant de la cession de son activité de gaz naturel liquéfié américaine au groupe français Total. La transaction devrait être bouclée d'ici à mars 2020.

S'y ajoute une charge exceptionnelle de quelque 50 milliards de yens liée à la vente de la société Toshiba Memory (puces-mémoires) dont il reste actionnaire.

Sur le plan purement opérationnel, Toshiba a affiché des ventes en hausse dans plusieurs domaines (systèmes numériques, équipements pour infrastructures, usines et bâtiments, matériels et logiciels pour le secteur de la distribution), mais il a déploré de moindres recettes dans les supports de stockage de données et composants électroniques, division où les bénéfices ont aussi nettement diminué en raison du ralentissement de la demande en provenance de Chine. La section des semi-conducteurs est même déficitaire.

Dans le secteur de l'énergie aussi, le chiffre d'affaires a baissé et cette division (pourtant débarrassée du segment nucléaire à l'étranger) est restée dans le rouge malgré une petite réduction des pertes en partie du fait de la restructuration en cours.

Toshiba n'a pas établi de prévisions complètes pour l'ensemble de l'année qui s'achèvera en mars 2020, en raison d'inconnues sur la contribution de son ex-filiale Toshiba Memory.

Il se contente d'indiquer qu'il table sur un bénéfice d'exploitation de 140 milliards de yens, une estimation inchangée.

Il précise qu'en tenant compte de la charge exceptionnelle liée à Toshiba Memory au 1er trimestre, il estime la perte nette annuelle à 132 milliards, mais que cela va changer.

Toshiba avait dégagé en 2018-2019 un bénéfice net record de plus de 1.000 milliards de yens, une performance artificielle car en quasi intégralité due à une rentrée exceptionnelle découlant de la cession de Toshiba Memory.