Depuis plusieurs mois, les aide-ménagères réclament un meilleur remboursement des frais de déplacement. Une nouvelle réunion de négociations entre syndicats et employeurs mardi soir n'a débouché sur aucune avancée. A l'issue de cette rencontre, les syndicats avaient critiqué le manque de volonté des entreprises commerciales de titres-services.

"Que Federgon et les entreprises titres-services soient aujourd'hui cataloguées comme refusant toute augmentation de salaire aux aide-ménagères n'est pas correct", réplique Ann Cattelain, CEO de la fédération.

"Nous comprenons tout à fait les demandes des aide-ménagères et nous sommes prêts à améliorer leur statut. Mais la vérité est que nous ne pouvons pas payer l'ensemble des revendications présentées par les syndicats. Les chiffres de beaucoup de nos entreprises s'enfoncent dans le rouge, et les syndicats le savent. Ils affirment depuis des mois que leur priorité absolue est une augmentation de l'intervention dans les frais de déplacement et que la hausse salariale maximale de 0,4% prévue par le précédent accord interprofessionnel (AIP) est un point négligeable à leurs yeux. Pourtant, la proposition que le banc patronal a présentée mardi et qui consistait à tout miser sur les frais de déplacement a été rejetée par les syndicats", souligne Ann Cattelain.

"Nous ne pouvons pas conclure un accord qui conduirait la moitié de nos entreprises à la faillite. Sans efforts supplémentaires ou sans perspectives claires de la part du politique, les entreprises titres-services ne peuvent pas répondre favorablement aux demandes des syndicats, et nous ne pouvons pas assumer financièrement un accord tel que les syndicats le veulent. Nous ne voulons pas hypothéquer l'avenir du secteur, de nos entreprises et des nombreuses aide-ménagères qui travaillent aujourd'hui dans le système", conclut Mme Cattelain.

La fédération rappelle que le secteur s'appuie notamment sur l'octroi de subventions régionales et constate actuellement un "sous-financement structurel". Elle appelle dès lors les syndicats à mener leur combat en faveur d'une plus grande intervention des pouvoirs publics. "Si l'argent fait défaut en raison de ce sous-financement structurel, alors les syndicats doivent également l'admettre, ou mieux encore, plaider avec nous auprès des autorités régionales en faveur d'une augmentation du prix du titre-service. Qui peut encore comprendre qu'en cette période de hausse des prix et des salaires, le prix du titre-service pour le consommateur soit fixé à 9 euros depuis 2014, sans aucune indexation?"

Depuis plusieurs mois, les aide-ménagères réclament un meilleur remboursement des frais de déplacement. Une nouvelle réunion de négociations entre syndicats et employeurs mardi soir n'a débouché sur aucune avancée. A l'issue de cette rencontre, les syndicats avaient critiqué le manque de volonté des entreprises commerciales de titres-services. "Que Federgon et les entreprises titres-services soient aujourd'hui cataloguées comme refusant toute augmentation de salaire aux aide-ménagères n'est pas correct", réplique Ann Cattelain, CEO de la fédération. "Nous comprenons tout à fait les demandes des aide-ménagères et nous sommes prêts à améliorer leur statut. Mais la vérité est que nous ne pouvons pas payer l'ensemble des revendications présentées par les syndicats. Les chiffres de beaucoup de nos entreprises s'enfoncent dans le rouge, et les syndicats le savent. Ils affirment depuis des mois que leur priorité absolue est une augmentation de l'intervention dans les frais de déplacement et que la hausse salariale maximale de 0,4% prévue par le précédent accord interprofessionnel (AIP) est un point négligeable à leurs yeux. Pourtant, la proposition que le banc patronal a présentée mardi et qui consistait à tout miser sur les frais de déplacement a été rejetée par les syndicats", souligne Ann Cattelain. "Nous ne pouvons pas conclure un accord qui conduirait la moitié de nos entreprises à la faillite. Sans efforts supplémentaires ou sans perspectives claires de la part du politique, les entreprises titres-services ne peuvent pas répondre favorablement aux demandes des syndicats, et nous ne pouvons pas assumer financièrement un accord tel que les syndicats le veulent. Nous ne voulons pas hypothéquer l'avenir du secteur, de nos entreprises et des nombreuses aide-ménagères qui travaillent aujourd'hui dans le système", conclut Mme Cattelain. La fédération rappelle que le secteur s'appuie notamment sur l'octroi de subventions régionales et constate actuellement un "sous-financement structurel". Elle appelle dès lors les syndicats à mener leur combat en faveur d'une plus grande intervention des pouvoirs publics. "Si l'argent fait défaut en raison de ce sous-financement structurel, alors les syndicats doivent également l'admettre, ou mieux encore, plaider avec nous auprès des autorités régionales en faveur d'une augmentation du prix du titre-service. Qui peut encore comprendre qu'en cette période de hausse des prix et des salaires, le prix du titre-service pour le consommateur soit fixé à 9 euros depuis 2014, sans aucune indexation?"