La start-up carolo de médecine vétérinaire TheraVet vient d'officialiser le lancement commercial aux Etats-Unis de ses produits contre les maladies ostéo-articulaire des animaux de compagnie. Le marché américain est le premier mondial en matière de santé animale avec, selon les données fournies par TheraVet, un chiffre d'affaires global de 4,8 milliards de dollars et une croissance prévue de 10,2% sur les huit prochaines années. On comprend dès lors toute l'importance du commerce outre-Atlantique pour cette jeune entreprise innovante. Le CEO et fondateur Enrico Bastianelli a d'ailleurs décidé de créer une filiale au Texas. L'intention est de s'appuyer sur un réseau de vétérinaires, qui ont eux-mêmes utilisé les produits de TheraVet, pour réussir l'implantation de la gamme aux Etats-Unis. Dans un premier temps, l'entreprise concentrera son travail de promotion du le Texas, la Floride et les deux Caroline, Etats qui rassemblent 20% des spécialistes orthopédiques américains et où le taux de possession d'animaux de compagnie est parmi les plus élevés.

Ce lancement ponctue une série d'accords de distribution signés par TheraVet ces derniers mois pour vendre ses produits en France, au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne, aux Pays-Bas et, bien entendu, en Belgique. "Notre ambition est lancer, au second semestre de cette année, la commercialisation en Allemagne, qui est le plus grand marché européen des animaux de compagnie", ajoute Enrico Bastianelli, qui espère aussi s'implanter en Autriche et en Suisse.

TheraVet a réalisé ses premières ventes l'an dernier (avec un modeste 12.000 euros de revenus) mais ce n'est que très récemment que la gamme complète est disponible dans de nombreux pays. "Nous sommes assez satisfaits des premières commandes, confie le CEO, qui ne souhaite toutefois pas communiquer de chiffres à ce stade. Nos partenaires commerciaux constituent leurs stocks et depuis la mise en ligne des chirurgiens vétérinaires passent régulièrement commande. Il faudra cependant quelques années de commercialisation pour que TheraVet devienne profitable". L'entreprise, cotée sur Euronext Growth, dispose d'une trésorerie forte de 3,5 millions d'euros, ce qui dégage l'horizon pour au moins les deux prochaines années. Parmi les investisseurs pionniers de TheraVet, on retrouve, aux côtés du fondateur, les fonds Theodorus (ULB), Innovation Fund et Investsud.

Des partenariats pour la croissance

En tant qu'entrepreneur, Enrico Bastianelli, que l'on a connu autrefois chez Bone Therapeutics (fondateur et CEO de 2006 à 2016), est animé d'une conviction profonde : ne cherchons pas à faire nous-mêmes ce que d'autres peuvent très bien faire pour nous. Son produit de base est le Biocera-Vet "Bone Surgery", un ciment osseux injectable qui permet de réparer les fractures chez le chien et le chat sans recourir à de la chirurgie lourde. Un partenariat exclusif conclu l'automne dernier avec la société allemande Innotere a élargi le portefeuille de produits avec une nouvelle génération de ciments osseux, prêts à l'emploi avec relativement peu de préparation, ainsi que des "granules" (cristaux de phosphate de calcium) utilisées en complément de chirurgie plus large. Cette année, un partenariat avec le suisse Insubri permet de fournir des greffons osseux biologiques et de se positionner ainsi dans les allogreffes.

"Nous allons chercher l'innovation là où elle se trouve, résume Enrico Bastianelli. Ce sont tous des partenariats exclusifs, dans lesquels nous pouvons apporter des additions sur les produits. Avec Innotere par exemple, nous co-développons des ciments osseux améliorés. La propriété intellectuelle nous revient alors pour la médecine vétérinaire et à notre partenaire pour la médecine humaine. "

Cette stratégie de partenariat se retrouve dans la commercialisation des produits de TheraVet à travers le monde mais aussi dans leur production. Celle-ci est en effet sous-traitée à des firmes spécialisées (en Belgique et ailleurs), l'entreprise restant focalisée sur trois domaines de prédilection : la mise sur le marché de nouveaux produits vétérinaires, y compris la promotion auprès des spécialistes dans les différents pays ; la recherche de nouveaux produits ou d'améliorations des produits existants ; la gestion de la production chez les partenaires (contrôle qualité, constitution de stocks, distribution...). Tout cela, TheraVet peut l'assumer avec une petite équipe de 14 personnes, basée à Jumet. Cette équipe devrait croître en fonction des développements de l'entreprise mais, précise le CEO, "de manière limitée" au vu de l'option retenue des partenariats et de la sous-traitance.

Dans le pipe-line de TheraVet, on retrouve le développement d'une version "antibiotique" de ses ciments osseux (commercialisation attendue avant la fin de l'année) et la poursuite de l'étude clinique sur le Visco-Vet, un gel qui peut constituer une belle alternative aux anti-inflammatoires pour traiter l'arthrose du chien. Cette étude a connu un retard de plusieurs mois, en raison de difficultés administratives au Portugal et en Pologne. Il est difficile de rattraper le temps perdu notamment en Pologne, important pays recruteur pour une telle étude et qui est situé à côté de l'Ukraine. "La qualité du produit n'est absolument pas en cause, les circonstances expliquent ce retard par rapport au plan initial", conclut Enrico Bastianelli.

La start-up carolo de médecine vétérinaire TheraVet vient d'officialiser le lancement commercial aux Etats-Unis de ses produits contre les maladies ostéo-articulaire des animaux de compagnie. Le marché américain est le premier mondial en matière de santé animale avec, selon les données fournies par TheraVet, un chiffre d'affaires global de 4,8 milliards de dollars et une croissance prévue de 10,2% sur les huit prochaines années. On comprend dès lors toute l'importance du commerce outre-Atlantique pour cette jeune entreprise innovante. Le CEO et fondateur Enrico Bastianelli a d'ailleurs décidé de créer une filiale au Texas. L'intention est de s'appuyer sur un réseau de vétérinaires, qui ont eux-mêmes utilisé les produits de TheraVet, pour réussir l'implantation de la gamme aux Etats-Unis. Dans un premier temps, l'entreprise concentrera son travail de promotion du le Texas, la Floride et les deux Caroline, Etats qui rassemblent 20% des spécialistes orthopédiques américains et où le taux de possession d'animaux de compagnie est parmi les plus élevés.Ce lancement ponctue une série d'accords de distribution signés par TheraVet ces derniers mois pour vendre ses produits en France, au Royaume-Uni, en Irlande, en Espagne, aux Pays-Bas et, bien entendu, en Belgique. "Notre ambition est lancer, au second semestre de cette année, la commercialisation en Allemagne, qui est le plus grand marché européen des animaux de compagnie", ajoute Enrico Bastianelli, qui espère aussi s'implanter en Autriche et en Suisse.TheraVet a réalisé ses premières ventes l'an dernier (avec un modeste 12.000 euros de revenus) mais ce n'est que très récemment que la gamme complète est disponible dans de nombreux pays. "Nous sommes assez satisfaits des premières commandes, confie le CEO, qui ne souhaite toutefois pas communiquer de chiffres à ce stade. Nos partenaires commerciaux constituent leurs stocks et depuis la mise en ligne des chirurgiens vétérinaires passent régulièrement commande. Il faudra cependant quelques années de commercialisation pour que TheraVet devienne profitable". L'entreprise, cotée sur Euronext Growth, dispose d'une trésorerie forte de 3,5 millions d'euros, ce qui dégage l'horizon pour au moins les deux prochaines années. Parmi les investisseurs pionniers de TheraVet, on retrouve, aux côtés du fondateur, les fonds Theodorus (ULB), Innovation Fund et Investsud.Des partenariats pour la croissanceEn tant qu'entrepreneur, Enrico Bastianelli, que l'on a connu autrefois chez Bone Therapeutics (fondateur et CEO de 2006 à 2016), est animé d'une conviction profonde : ne cherchons pas à faire nous-mêmes ce que d'autres peuvent très bien faire pour nous. Son produit de base est le Biocera-Vet "Bone Surgery", un ciment osseux injectable qui permet de réparer les fractures chez le chien et le chat sans recourir à de la chirurgie lourde. Un partenariat exclusif conclu l'automne dernier avec la société allemande Innotere a élargi le portefeuille de produits avec une nouvelle génération de ciments osseux, prêts à l'emploi avec relativement peu de préparation, ainsi que des "granules" (cristaux de phosphate de calcium) utilisées en complément de chirurgie plus large. Cette année, un partenariat avec le suisse Insubri permet de fournir des greffons osseux biologiques et de se positionner ainsi dans les allogreffes. "Nous allons chercher l'innovation là où elle se trouve, résume Enrico Bastianelli. Ce sont tous des partenariats exclusifs, dans lesquels nous pouvons apporter des additions sur les produits. Avec Innotere par exemple, nous co-développons des ciments osseux améliorés. La propriété intellectuelle nous revient alors pour la médecine vétérinaire et à notre partenaire pour la médecine humaine. "Cette stratégie de partenariat se retrouve dans la commercialisation des produits de TheraVet à travers le monde mais aussi dans leur production. Celle-ci est en effet sous-traitée à des firmes spécialisées (en Belgique et ailleurs), l'entreprise restant focalisée sur trois domaines de prédilection : la mise sur le marché de nouveaux produits vétérinaires, y compris la promotion auprès des spécialistes dans les différents pays ; la recherche de nouveaux produits ou d'améliorations des produits existants ; la gestion de la production chez les partenaires (contrôle qualité, constitution de stocks, distribution...). Tout cela, TheraVet peut l'assumer avec une petite équipe de 14 personnes, basée à Jumet. Cette équipe devrait croître en fonction des développements de l'entreprise mais, précise le CEO, "de manière limitée" au vu de l'option retenue des partenariats et de la sous-traitance.Dans le pipe-line de TheraVet, on retrouve le développement d'une version "antibiotique" de ses ciments osseux (commercialisation attendue avant la fin de l'année) et la poursuite de l'étude clinique sur le Visco-Vet, un gel qui peut constituer une belle alternative aux anti-inflammatoires pour traiter l'arthrose du chien. Cette étude a connu un retard de plusieurs mois, en raison de difficultés administratives au Portugal et en Pologne. Il est difficile de rattraper le temps perdu notamment en Pologne, important pays recruteur pour une telle étude et qui est situé à côté de l'Ukraine. "La qualité du produit n'est absolument pas en cause, les circonstances expliquent ce retard par rapport au plan initial", conclut Enrico Bastianelli.