Le "cela", c'est le mariage raté, avorté entre TF1 et M6. Non pas que ces deux grandes chaines de télévision n'avaient plus envie de fusionner, mais parce que l'autorité de la concurrence en France leur a interdit ce mariage. Je devrais être plus nuancé, elle a mis tellement de bâtons dans les roues que ce mariage était impossible.

Sur le papier, ce rapprochement avait du sens. TF1 et M6 devaient unir leurs forces pour avoir une taille suffisante pour lutter contre des plateformes américaines de streaming comme Netflix, Disney, Amazon Prime ou même contre Google et Meta qui captent une bonne partie de la publicité digitale. Mais voilà, l'autorité de la concurrence en France a dit NON. Notamment parce que cette autorité a interrogé les annonceurs et ceux-ci ont eu peur de voir les prix de spot télé exploser, car le mariage entre TF1 et M6 auraient permis aux deux chaines d'avoir 70% du marché publicitaire hexagonal.

Dit comme ça, on se dit que l'autorité de la concurrence a eu raison. Oui, sauf que l'autorité de la concurrence, et c'est le reproche qu'on lui fait, a regardé dans le rétroviseur et pas l'avenir. Or, l'avenir montre que la télévision perd des parts de marché chaque année. Ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera donc plus demain et après-demain. C'est vrai qu'aujourd'hui quand une marque de voiture veut faire un lancement d'un nouveau modèle, elle le fait sur la télévision classique, car il y a encore un Prime Time. Mais ce Prime Time ne durera pas éternellement avec toute la concurrence des autres plateformes de streaming. N'oublions pas, par exemple, que Netflix va bientôt permettre aux abonnés de choisir l'option publicité s'ils veulent garder un prix mensuel plus bas que ceux ou celles qui veulent regarder leur film ou série préférée sans publicité.

En fait, ce que les experts reprochent à l'autorité de la concurrence, c'est de regarder le marché de la publicité tel qu'il est aujourd'hui au lieu de se projeter à 5 ou 10 ans. Prenez le cas d'Instagram et de WhatsApp. Voilà deux applications mondialement connues. Lorsqu'elles ont été achetées par Facebook, les autorités de la concurrence n'ont rien dit sous prétexte qu'à l'époque ces deux applis ne gagnaient pas d'argent. Mais quelle erreur, aujourd'hui Instagram fait la moitié du chiffre d'affaires de Meta, le nouveau nom de Facebook. Il y a un vieil adage qui dit, "c'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt" . En attendant, TF1 et M6 se retrouvent aujourd'hui avec le statut de célibataire. M6 a vu son cours fondre de 25% depuis mai 2021, ce qui la rend encore plus désirable pour un acheteur éventuel, car son actionnaire allemand veut la vendre quoiqu'il arrive. De leur côté, les américains Netflix, Amazon, Apple, Walt Disney doivent sourire de la naïveté européenne. Pour eux, le mariage interdit entre TF1 et M6, c'est une autorisation donnée au renard d'entrer dans le poulailler.

Le "cela", c'est le mariage raté, avorté entre TF1 et M6. Non pas que ces deux grandes chaines de télévision n'avaient plus envie de fusionner, mais parce que l'autorité de la concurrence en France leur a interdit ce mariage. Je devrais être plus nuancé, elle a mis tellement de bâtons dans les roues que ce mariage était impossible.Sur le papier, ce rapprochement avait du sens. TF1 et M6 devaient unir leurs forces pour avoir une taille suffisante pour lutter contre des plateformes américaines de streaming comme Netflix, Disney, Amazon Prime ou même contre Google et Meta qui captent une bonne partie de la publicité digitale. Mais voilà, l'autorité de la concurrence en France a dit NON. Notamment parce que cette autorité a interrogé les annonceurs et ceux-ci ont eu peur de voir les prix de spot télé exploser, car le mariage entre TF1 et M6 auraient permis aux deux chaines d'avoir 70% du marché publicitaire hexagonal.Dit comme ça, on se dit que l'autorité de la concurrence a eu raison. Oui, sauf que l'autorité de la concurrence, et c'est le reproche qu'on lui fait, a regardé dans le rétroviseur et pas l'avenir. Or, l'avenir montre que la télévision perd des parts de marché chaque année. Ce qui est vrai aujourd'hui ne le sera donc plus demain et après-demain. C'est vrai qu'aujourd'hui quand une marque de voiture veut faire un lancement d'un nouveau modèle, elle le fait sur la télévision classique, car il y a encore un Prime Time. Mais ce Prime Time ne durera pas éternellement avec toute la concurrence des autres plateformes de streaming. N'oublions pas, par exemple, que Netflix va bientôt permettre aux abonnés de choisir l'option publicité s'ils veulent garder un prix mensuel plus bas que ceux ou celles qui veulent regarder leur film ou série préférée sans publicité.En fait, ce que les experts reprochent à l'autorité de la concurrence, c'est de regarder le marché de la publicité tel qu'il est aujourd'hui au lieu de se projeter à 5 ou 10 ans. Prenez le cas d'Instagram et de WhatsApp. Voilà deux applications mondialement connues. Lorsqu'elles ont été achetées par Facebook, les autorités de la concurrence n'ont rien dit sous prétexte qu'à l'époque ces deux applis ne gagnaient pas d'argent. Mais quelle erreur, aujourd'hui Instagram fait la moitié du chiffre d'affaires de Meta, le nouveau nom de Facebook. Il y a un vieil adage qui dit, "c'est avoir tort que d'avoir raison trop tôt" . En attendant, TF1 et M6 se retrouvent aujourd'hui avec le statut de célibataire. M6 a vu son cours fondre de 25% depuis mai 2021, ce qui la rend encore plus désirable pour un acheteur éventuel, car son actionnaire allemand veut la vendre quoiqu'il arrive. De leur côté, les américains Netflix, Amazon, Apple, Walt Disney doivent sourire de la naïveté européenne. Pour eux, le mariage interdit entre TF1 et M6, c'est une autorisation donnée au renard d'entrer dans le poulailler.