C'est un camion pas comme les autres que présentait ce mardi matin la société pharmaceutique wallonne Contipharma. Alors que notre pays vient d'annoncer l'introduction en pharmacie dès le 6 avril prochain des fameux autotests rapides pour le dépistage du Covid-19, et que les entreprises dans lesquelles le télétravail est impossible peuvent désormais demander au fédéral des tests antigéniques rapides en collaboration avec les médecins du travail, ...

C'est un camion pas comme les autres que présentait ce mardi matin la société pharmaceutique wallonne Contipharma. Alors que notre pays vient d'annoncer l'introduction en pharmacie dès le 6 avril prochain des fameux autotests rapides pour le dépistage du Covid-19, et que les entreprises dans lesquelles le télétravail est impossible peuvent désormais demander au fédéral des tests antigéniques rapides en collaboration avec les médecins du travail, le groupe dévoile une solution complémentaire pouvant contribuer à la sortie de crise: un Covid-19 Testing Truck accessible aux entreprises et collectivités qui en font la demande. Trois types de tests sont proposés dans cette nouvelle unité mobile: un test antigénique certifié CE et reconnu par l'INAMI, un test anticorps, ou encore le test PCR salivaire développé par l'ULiège. Les deux premiers fournissent un résultat en 15 minutes, le troisième en 12h. "Notre volonté est de proposer une solution globale", explique Bernard Delhez, CEO de Contipharma. Le testing s'accompagne en effet d'une application permettant au patient de recevoir le résultat de son test via son smartphone. Si ce résultat est négatif, la personne est certaine de ne pas pouvoir transmettre le virus pendant 48h (5 jours pour le test PCR). Si le test se révèle en revanche positif, le patient est alors envoyé en centre de tri afin d'effectuer un test PCR classique destiné à confirmer le diagnostic.L'unité mobile peut pratiquer 40 tests/heure, et Contipharma facture 15 euros/ personne testée à l'entreprise ou la collectivité faisant appel au service. Président de l'Absym (l'Association belge des syndicats médicaux), Philippe Devos se dit "séduit de voir des initiatives privées se lancer dans du testing massif, seul moyen, étant donné les porteurs asymptomatiques, de ne plus confiner que les malades". "Considérer tout le monde comme potentiellement malade, on voit où cela nous mène, dit-il. Il faut proposer différentes formules de dépistage à la carte. Cette solution de testing mobile doit être vue comme une formule complémentaire au dépistage par les médecins du travail. Au rythme où va la vaccination, c'est une option supplémentaire devant permettre aux non vaccinés de retrouver une certaine liberté."