Le bénéfice net a atteint 1,3 milliard de livres au cours de son année comptable achevée fin février, a annoncé dans un communiqué le numéro un britannique du secteur qui confirme son redressement, après un retour dans le vert lors de l'exercice précédent.

Le groupe améliore ses profits en dépit d'un secteur très concurrentiel au Royaume-Uni où les chaînes de supermarchés se livrent à une guerre des prix sous la pression des enseignes de maxi-discompte qui ne cessent de gagner des parts de marché.

L'indicateur-clé du secteur, les ventes à données comparables (hors effets de change et de périmètre), a progressé de 1,4%, surtout grâce à la solide activité de Booker (+11,1%), le principal grossiste du pays intégré dans les comptes depuis mars 2018 après son rachat.

En parallèle, depuis l'arrivée en 2016 du directeur général Dave Lewis, Tesco a mis l'accent sur les réductions de coûts afin de se relever d'années de performances financières décevantes et d'un scandale comptable.

Le groupe a déjà réalisé 1,4 milliard de livres d'économies, soit la quasi-totalité de l'objectif fixé à 1,5 milliard de livres. Ces efforts passent notamment par des restructurations comme celle annoncée en janvier et qui pourrait entraîner jusqu'à 9.000 suppressions d'emplois via la fermeture d'étalages de viande et de poisson dans 90 de ses supermarchés.

Tesco espère que ces mesures lui permettront d'améliorer sa marge opérationnelle pour la porter entre 3,5% et 4% d'ici 2019-2020. Elle a atteint 3,45% en 2018-2019.

"Après quatre ans, nous avons rempli ou nous sommes sur le point de remplir la grande majorité de nos objectifs de redressement. Je suis vraiment confiant dans le fait que nous arriverons à nos fins en 2019-2020", relève dans le communiqué Dave Lewis.

Même si sa domination est moins forte que par le passé, Tesco reste largement leader au Royaume-Uni avec une part de marché de 27,4%, selon les derniers chiffres publiés par le cabinet Kantar.

Tesco est loin devant ses concurrents Sainsbury's et Asda (filiale de l'américain Walmart) dont la part de marché dépasse pour chacun 15% et qui ont pour ambition de fusionner pour devenir le numéro un du secteur, même si ce projet pourrait bien tomber à l'eau compte tenu des doutes de l'Autorité de la concurrence.