Les syndicats ont déposé un préavis de grève pour dénoncer une série de problèmes, allant d'un sous-effectif à une surcharge de travail. Des actions ont été organisées mardi soir dernier. Les aéroports du pays avaient chacun à leur tour été à l'arrêt durant deux heures, entre 22h00 et 08h00 le lendemain.

De 4h00 à 6h00, l'ensemble de l'espace aérien belge avait également été fermé. Malgré leurs réunions successives, syndicats et direction n'arrivent pas à s'entendre. Les négociations sont arrivées à leur terme, indiquait-on chez Skeyes lundi soir, après une nouvelle entrevue. Des propositions finales ont été formulées et déposées sur la table. Selon Kurt Callaerts, la direction ne veut rien entendre des revendications syndicales et les négociations n'ont dès lors pas beaucoup de sens.

Les deux parties se retrouveront vendredi lors d'une commission paritaire, prévue de longue date. Le préavis de grève court jusqu'au 23 mars. "Nous allons décider jeudi d'une éventuelle prolongation. Il y a de grandes chances qu'on aille dans ce sens", avertit Kurt Callaerts. "Nous nous préparons à un long combat". Des travailleurs en "stand-by" pourraient se signaler comme étant en grève, ce qui pourrait perturber le contrôle aérien et entraîner des retards.