Orange et Proximus poursuivent actuellement leurs discussions en vue de finaliser l'accord de partage de réseau mobile annoncé le 11 juillet dernier. Il y a quelques semaines, Telenet avait décidé d'arrêter les discussions sur une éventuelle adhésion à ce projet, rappellent les deux opérateurs.

Mais la société malinoise a ensuite déposé une plainte auprès de l'Autorité belge de la concurrence contre ces deux entreprises et lui a demandé d'adopter des mesures provisoires visant à suspendre la mise en oeuvre de l'accord de partage de réseau mobile, cela en attendant la décision sur le fond.

Orange Belgium et Proximus coopéreront pleinement à cette procédure, affirment-elles.

L'Autorité de la concurrence devrait statuer sur la demande de mesures provisoires d'ici la fin de l'année ou dans les premières semaines de l'année prochaine, à en croire les opérateurs, qui disent rester "persuadées que leur accord de partage de réseau mobile envisagé aura des effets positifs sur le marché belge des communications mobiles".

La co-entreprise aurait des effets de distorsion du marché

Le périmètre actuel du projet de co-entreprise entre Orange et Proximus pour un futur partage de leur réseau mobile est trop ambitieux et entraînerait une distorsion du marché, réagit mardi soir Telenet.

"En raison de la pression exercée sur les revenus de la téléphonie mobile, tous les opérateurs recherchent des moyens intelligents de financer l'expansion et l'entretien du nouveau réseau 5G", contextualise Telenet, qui se dit ouvert aux discussions avec d'autres opérateurs dans les limites de ce qui est légalement possible.

A ses yeux, le périmètre actuel de la co-entreprise entre Proximus et Orange est en effet trop ambitieux et entraîne une distorsion du marché. Le calendrier de la collaboration est également problématique à la lumière de la prochaine adjudication du spectre, ajoute Telenet. L'opérateur constate que ses deux rivaux ne sont pas disposés à répondre à ces objections et que des discussions ultérieures sont dès lors devenues impossibles.

Ses préoccupations et objections persistant, l'entreprise flamande a déposé une plainte auprès de l'Autorité de la concurrence concernant "de graves problèmes de droit de la concurrence" que la co-entreprise impliquerait. Parallèlement à cela, elle a introduit devant cette même instance une demande de mesures provisoires visant à suspendre la mise en oeuvre de l'accord de partage de réseau mobile, cela en attendant la décision sur le fond.