À l'heure où les grandes surfaces jouent la carte des produits locaux, ITS Energy a choisi de ne pas emprunter cette voie pour commercialiser son tout nouveau produit, privilégiant les points de vente de proximité. Avec Tcharbon, cette société familiale active dans l'exploitation forestière et le négoce de bois a souhaité développer une marque forte, dotée d'une identité unique et soutenue par une véritable communauté.
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À l'heure où les grandes surfaces jouent la carte des produits locaux, ITS Energy a choisi de ne pas emprunter cette voie pour commercialiser son tout nouveau produit, privilégiant les points de vente de proximité. Avec Tcharbon, cette société familiale active dans l'exploitation forestière et le négoce de bois a souhaité développer une marque forte, dotée d'une identité unique et soutenue par une véritable communauté. "Se retrouver sur la première page d'un folder de supermarché n'aurait pas été conforme à nos valeurs et notre vision", explique François Lotin, directeur opérationnel chez ITS Energy. "Nous gérons de A à Z l'approvisionnement en essences locales (hêtres, chênes et charmes), la production et la distribution de notre charbon, mais aussi la communication. Par le biais des réseaux sociaux, nous sommes en contact direct avec le consommateur final et les retours sont très gratifiants", poursuit James Demaret, directeur général de l'entreprise dont le core business est l'exportation de bois en Chine, au Vietnam et en Inde.Le premier charbon 100% belgeFace au constat que la Belgique importe et consomme 30.000 tonnes de charbon (versus 0 tonne produite), ITS Energy a lancé le mois dernier le premier charbon 100% belge dans le cadre d'un projet collaboratif dans sa région. "Nous sommes la seule entreprise sur le marché qui ne coupe pas de bois pour fabriquer du charbon. Par ailleurs, nous avons créé une quinzaine d'emplois directs et indirects", détaille François Lotin.Situé à Bertrix, le site de transformation de Tcharbon s'approvisionne en bois dans un rayon de 75 kilomètres à la ronde. "Dans un pays forestier comme le nôtre, ça n'a pas de sens d'importer du (charbon de) bois qui se trouve à 8 mille kilomètres. Cela entraîne un manque de transparence, ainsi que des problèmes liés au CO2 et à la déforestation", commente James Demaret, qui se réjouit de participer à un programme de reforestation en Wallonie en reversant une partie des recettes des ventes de sac de Tcharbon.Un sans-faute pour l'approvisionnement, mais le charbon ne constitue-t-il pas un processus de production énergivore ? "La première étape est le séchage du bois. Celle-ci est réalisée par ventilation d'air soufflé à 90 degrés dans une entreprise de travail adapté située à un kilomètre de notre site. En procédant naturellement, on courrait le risque de ne pas parvenir à un séchage homogène. Quant à la carbonisation - la transformation du bois en charbon dans deux fours -, elle nécessite un apport en énergie fossile de seulement 5% pour 95% d'énergie bois entièrement renouvelable", précise François Lotin.Une réponse à un double besoin Parfaitement dans l'air du temps, Tcharbon va néanmoins au-delà d'une tendance. "Nous répondons à un double besoin : notre société a trouvé une solution pleine de sens pour valoriser ses sous-produits et, parallèlement, satisfaire le consommateur désireux de griller sa viande de qualité sur du charbon bien sous tous rapports. Compte tenu des investissements que nous avons réalisés avant même de vendre le premier kilo de Tcharbon, il aurait été suicidaire de se lancer dans cette aventure juste pour céder à un effet de mode."Lancé à l'ère post-coronavirus, Tcharbon suscite une réel engouement. "Ce qu'on espère et souhaite, c'est que le consommateur nous accorde sa confiance dans la durée. On serait ravis qu'il arrive avec un sac de charbon à un barbecue plutôt qu'avec une bouteille de vin."