Sur le marché du travail en Belgique, l’impact de la crise du coronavirus moins fort que redouté

L’impact de la crise du coronavirus sur le marché du travail belge a été moins fort que redouté, selon les derniers indicateurs du marché du travail, au nombre de 230 pour l’année 2020, publiés mardi par le SPF Emploi. Sur base de données provisoires, la situation reste assez stable aussi en 2021.

Jusqu’en 2019, le marché du travail belge évoluait favorablement dans tous les domaines. Mais l’émergence soudaine de la pandémie de coronavirus a mis un terme brutal à cette évolution.

Ainsi, le taux d’emploi -part des travailleurs au sein de la population active- est passé de 70,5% en 2019 à 70% en 2020. “Cela reste au-dessus des niveaux d’avant 2019”, explique le SPF Emploi. La moyenne européenne du taux d’emploi est plus élevée, à 72,4%.

Le taux de chômage est aussi resté historiquement bas à 5,4%. Il était juste un peu plus bas en 2019 (5,2%). “Même la part des chômeurs de longue durée dans le chômage total – un point sensible classique du marché du travail belge – est restée à un niveau relativement bas.”

L’impact de la pandémie a été plus important dans d’autres domaines comme l’explosion du chômage temporaire en mars et avril 2020. Au premier semestre 2021, le chômage temporaire était encore à un niveau supérieur à la crise financière de 2008-2009.

L’augmentation du travail à domicile (de 18,9 % à 29 %) est également frappante. La hausse est principalement due aux personnes qui travaillent à domicile plus de la moitié du temps.

Enfin, le nombre annuel d’heures prestées par travailleur est passé de 1.576 heures en 2019 à 1.481 en 2020.

Partner Content