Cofondée il y a deux ans par une paire d'étudiants belges, Louis- Philippe Broze et Florian De Boeck, Spentys ambitionne de devenir, à très court terme, un acteur reconnu sur le marché des prothèses et des attelles utilisées pour le traitement de maladies chroniques. " Nous avons déjà aidé à soigner plus de 1.000 patients, estime Louis-Philippe Broze. Nous collaborons actuellement avec six services de chirurgie orthopédique, dans des hôpitaux belges, suisses, néerlandais et luxembourgeois. Nous avons également une soixantaine de clients potentiels avec lesquels nous sommes en phase de test. "
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Cofondée il y a deux ans par une paire d'étudiants belges, Louis- Philippe Broze et Florian De Boeck, Spentys ambitionne de devenir, à très court terme, un acteur reconnu sur le marché des prothèses et des attelles utilisées pour le traitement de maladies chroniques. " Nous avons déjà aidé à soigner plus de 1.000 patients, estime Louis-Philippe Broze. Nous collaborons actuellement avec six services de chirurgie orthopédique, dans des hôpitaux belges, suisses, néerlandais et luxembourgeois. Nous avons également une soixantaine de clients potentiels avec lesquels nous sommes en phase de test. " Dès l'année prochaine, la jeune pousse compte également concurrencer le traditionnel plâtre utilisé pour le traitement des pathologies traumatiques. Le projet de Spentys est d'équiper les hôpitaux en imprimantes 3D afin qu'ils puissent fabriquer sur place, en moins d'une heure, ces " plâtres " d'un genre nouveau. " Le système, tel que nous le concevons, sera une première mondiale, explique Florian De Boeck. Et nous avons déjà un partenaire confirmé en Suisse et un autre aux Pays-Bas. " Dans le même temps, Spentys va poursuivre son développement sur d'autres marchés européens... Avant de s'attaquer au reste du monde à l'horizon 2022 ! " Pour l'instant, nous nous concentrons sur la croissance. La vitesse est un élément-clé pour nouer des partenariats avec des hôpitaux car la concurrence est là, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis, en Espagne, etc. ", passe en revue Louis-Philippe Broze. C'est pourquoi, après une première augmentation de capital de 100.000 euros en décembre 2017 et une seconde de 750.000 euros un an plus tard, Spentys s'apprête à lever entre 1,2 et 1,5 million d'euros à la fin de l'année et prévoit déjà une nouvelle levée de fonds dans le courant 2021. Mais avant d'en arriver là, Spentys doit d'abord parvenir à imposer son concept novateur dans un secteur qui n'est pas toujours ouvert au changement. " Nous avions sous-estimé l'effort commercial nécessaire pour se faire une place en milieu hospitalier, reconnaît Louis- Philippe Broze. En medtech, il faut de la patience et de la persévérance, mais une fois que l'on est établi, c'est pour du long terme. D'ailleurs, nos ventes commencent à décoller. " Concrètement, le système de Spentys fonctionne comme suit. Un patient souffrant par exemple d'arthrose consulte un chirurgien orthopédiste. Ce dernier lui prescrit une attelle sur mesure imprimée en 3D. Le patient se rend chez un orthésiste-bandagiste qui va scanner le membre du patient à l'aide d'une tablette. Via le software de la start-up, le bandagiste va personnaliser l'attelle en choisissant sa souplesse, sa dureté, en plaçant des alvéoles qui respecteront la morphologie du patient, ses éventuelles cicatrices, etc. Spentys récupère toutes ces données, modélise l'attelle et l'imprime. En fonction de la pathologie, cela prend entre 4 et 24 heures. Puis le produit fini est envoyé chez le bandagiste. Lorsque l'attelle n'a plus d'utilité, Spentys la récupère et la fait recycler. Quant aux tarifs, ils se situent dans les mêmes gammes que ce qui se fait actuellement sur le marché. " Nous ne voulons pas être la Porsche ou la Rolls de l'attelle ", conclut le jeune entrepreneur.