Le rêve de (re)devenir un fabricant d'avions s'envole pour la Sonaca. Le conseil d'administration du groupe basé à Gosselies a décidé de cesser la production du monomoteur Sonaca 200, faute de perspective de rentabilité. "L'arrêt des activités de production de Sonaca Aircraft constitue une décision nécessaire" indique Yves Delatte, CEO du groupe dans le communiqué annonçant la nouvelle. La production à Temploux sera arrêtée d'ici la fin juillet 2022. Le personnel sera reclassé au sein du groupe en Belgique. Sonaca promet de continuer l'après-vente pour les modèles livrés.

Un projet cher à Bernard Delvaux

La filiale Sonaca Aircraft avait été créée par le précédent CEO, Bernard Delvaux, pour diversifier la production du groupe. Cette dernière est centrée sur la sous-traitance pour le compte notamment d'Airbus, pour qui il fabrique des bords d'attaques et de fuite mobile des ailes (slats et flaps).

Hélas, la pandémie a compromis le décollage de la start-up. Sonaca Aircraft visait le marché d'écoles de pilotes et de loisir. Elle a lancé la production en 2016, dans une petite usine installée à l'aérodrome de Temploux, mais n'a livré que 57 avions jusqu'ici. Il faut à peu près 40 avions par an pour rentabiliser l'activité : Sonaca Aircraft est loin du compte. Le marché des écoles de pilotage a souffert et n'est pas trop à l'achat. Ironie du sort : un des bons clients est New CAG, une école de pilotage située à l'aéroport de Gosselies, avec 8 avions commandés, dont les derniers devaient encore être livrés.

Tué par le covid

Le modèle produit à Temploux est un monomoteur de deux places assez bon marché, vendu autour des 200.000 euros. Yves Delatte, qui a succédé à Bernard Delvaux en septembre 2021, est confronté à la sortie de crise d'un groupe qui a perdu pas mal d'argent ces dernières années, et a souffert de la crise du covid. Il a tenté une solution pour Sonaca Aircraft cherchant un partenaire stratégique. Pour toucher le marché militaire (entrainement), et accéder au marché américain, que l'entreprise ne touchait pas. En vain.

La conseil d'administration du groupe a finalement choisi de concentrer les efforts du groupe dans son coeur de métier, l'"expertise en aérostructures, où Sonaca ambitionne de devenir leader mondial d'ici 2025" indique le communiqué.

Le groupe Sonaca occupe 4.700 personnes, dont 1.350 en Belgique. Il possède une activité importante aux Etats-Unis, LMI Aerospace, qui travaille beaucoup pour Boeing. Yves Delatte a développé un plan de développement visant à passer de numéro 6 à numéro 3 européen parmi les fournisseurs d'éléments de structures d'avion, par acquisition et/ou fusion. Cette évolution est souhaitée par les grands donneurs d'ordre.

La fin d'un beau rêve

Dans ce contexte, Sonaca Aicraft était devenu une distraction. Ou plutôt un beau rêve, celui de ressusciter la fabrication d'avions made in Belgium, qui a disparu depuis bien longtemps. Le monomoteur était en fait une adaptation d'un avion sud-africain amélioré par la Sonaca, qui l'a certifié en Europe, auprès de l'agence EASA. Le premier projet visait la production d'un avion électrique, mais l'idée semblait peu praticable.

Le rêve de (re)devenir un fabricant d'avions s'envole pour la Sonaca. Le conseil d'administration du groupe basé à Gosselies a décidé de cesser la production du monomoteur Sonaca 200, faute de perspective de rentabilité. "L'arrêt des activités de production de Sonaca Aircraft constitue une décision nécessaire" indique Yves Delatte, CEO du groupe dans le communiqué annonçant la nouvelle. La production à Temploux sera arrêtée d'ici la fin juillet 2022. Le personnel sera reclassé au sein du groupe en Belgique. Sonaca promet de continuer l'après-vente pour les modèles livrés.Un projet cher à Bernard DelvauxLa filiale Sonaca Aircraft avait été créée par le précédent CEO, Bernard Delvaux, pour diversifier la production du groupe. Cette dernière est centrée sur la sous-traitance pour le compte notamment d'Airbus, pour qui il fabrique des bords d'attaques et de fuite mobile des ailes (slats et flaps). Hélas, la pandémie a compromis le décollage de la start-up. Sonaca Aircraft visait le marché d'écoles de pilotes et de loisir. Elle a lancé la production en 2016, dans une petite usine installée à l'aérodrome de Temploux, mais n'a livré que 57 avions jusqu'ici. Il faut à peu près 40 avions par an pour rentabiliser l'activité : Sonaca Aircraft est loin du compte. Le marché des écoles de pilotage a souffert et n'est pas trop à l'achat. Ironie du sort : un des bons clients est New CAG, une école de pilotage située à l'aéroport de Gosselies, avec 8 avions commandés, dont les derniers devaient encore être livrés.Tué par le covidLe modèle produit à Temploux est un monomoteur de deux places assez bon marché, vendu autour des 200.000 euros. Yves Delatte, qui a succédé à Bernard Delvaux en septembre 2021, est confronté à la sortie de crise d'un groupe qui a perdu pas mal d'argent ces dernières années, et a souffert de la crise du covid. Il a tenté une solution pour Sonaca Aircraft cherchant un partenaire stratégique. Pour toucher le marché militaire (entrainement), et accéder au marché américain, que l'entreprise ne touchait pas. En vain.La conseil d'administration du groupe a finalement choisi de concentrer les efforts du groupe dans son coeur de métier, l'"expertise en aérostructures, où Sonaca ambitionne de devenir leader mondial d'ici 2025" indique le communiqué. Le groupe Sonaca occupe 4.700 personnes, dont 1.350 en Belgique. Il possède une activité importante aux Etats-Unis, LMI Aerospace, qui travaille beaucoup pour Boeing. Yves Delatte a développé un plan de développement visant à passer de numéro 6 à numéro 3 européen parmi les fournisseurs d'éléments de structures d'avion, par acquisition et/ou fusion. Cette évolution est souhaitée par les grands donneurs d'ordre. Dans ce contexte, Sonaca Aicraft était devenu une distraction. Ou plutôt un beau rêve, celui de ressusciter la fabrication d'avions made in Belgium, qui a disparu depuis bien longtemps. Le monomoteur était en fait une adaptation d'un avion sud-africain amélioré par la Sonaca, qui l'a certifié en Europe, auprès de l'agence EASA. Le premier projet visait la production d'un avion électrique, mais l'idée semblait peu praticable.