A priori, rien ne destinait Aline El Maqrini, neuropsychologue de 24 ans, et son compagnon Arthur Van Den Avenne, sales analyst de 26 ans, à lancer une entreprise dédiée au commerce éthique et durable. Pourtant, en mars 2020, en plein confinement, le couple décide d'apporter sa contribution au mouvement et de créer Social Fabric, une marque qui propose essentiellement des tote bags en tissu jacquard, mais également des boîtes de soins de beauté. "C'est une activité complémentaire à nos métiers, commente la jeune Namurois...

A priori, rien ne destinait Aline El Maqrini, neuropsychologue de 24 ans, et son compagnon Arthur Van Den Avenne, sales analyst de 26 ans, à lancer une entreprise dédiée au commerce éthique et durable. Pourtant, en mars 2020, en plein confinement, le couple décide d'apporter sa contribution au mouvement et de créer Social Fabric, une marque qui propose essentiellement des tote bags en tissu jacquard, mais également des boîtes de soins de beauté. "C'est une activité complémentaire à nos métiers, commente la jeune Namuroise. A la base, on a eu envie de produire quelque chose de local, de centralisé, d'écologique... On voulait s'inscrire dans une démarche environnementale, participer à la lutte contre la crise climatique. L'idée des tote bags s'est imposée." Réalisés à partir de tissu d'ameublement (solide et très résistant) acheté aux Pays-Bas et tissé en Espagne, les sacs sont fabriqués en Belgique dans l'atelier protégé De Kemphaan, à Hamme. "On leur a commandé 500 sacs pour la première collection, 300 pour la seconde, lancée en novembre dernier. On ne fonctionne pas à la précommande, on a estimé avoir besoin de 20 à 30 exemplaires par modèle." Pour lancer son projet, le couple a investi un peu plus de 20.000 euros en fonds propres (environ 10.000 pour la production des sacs, le reste pour l'achat des produits de beauté, le design et la production des boîtes). Entre le prix du tissu et la main-d'oeuvre (environ 8 euros la pièce), chaque sac lui coûte une quinzaine d'euros, que le couple propose à la vente au prix de 35 euros. "Sur la vente en magasin, on laisse encore 35% aux commerçants, autant dire qu'au final, il ne reste plus grand-chose. On réinvestit le bénéfice ensuite. L'idée n'est pas d'en vivre, mais d'installer nos produits." Pour acquérir les sacs, deux voies sont possibles: la boutique en ligne ou l'achat dans une quinzaine de magasins en Belgique, dont Deco'Vertes à Liège, Boutik Atypik à Charleroi, etc. Les box beauté eco-friendly (à partir de 22 euros, pour les cheveux ou pour la peau) sont constitués de produits bios et éthiques. "Là encore, la démarche est environnementale et locale. Les contenants sont recyclables, les produits viennent de Belgique et de pays européens proches. On aurait aimé les constituer uniquement avec des produits belges, mais leur coût de production les rend trop onéreux pour s'inscrire dans notre projet. On ne voulait pas que le prix final d'une box excède la trentaine d'euros. Mais rien n'empêche qu'on le fasse à l'avenir." On peut les acheter également sur le site et chez Caméléon, à Bruxelles.