Redonner le sourire aux gens en cette période de déconfinement : tel est, comme son nom l'indique, l'objectif de Smiling Mask, toute jeune start-up qui souhaite rendre la contrainte du masque plus agréable, tant pour les travailleurs qui doivent le porter toute la journée que pour les autres. " En dehors de l'aspect contraignant du masque, celui-ci cache aussi la moitié de notre visage et, en même temps, notre humeur et nos émotions. Il modifie nos contacts sociaux alors même que ceux-ci sont fondamentaux dans certaines professions ", explique Charles de Bellefroid, cofondateur de la société.
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Redonner le sourire aux gens en cette période de déconfinement : tel est, comme son nom l'indique, l'objectif de Smiling Mask, toute jeune start-up qui souhaite rendre la contrainte du masque plus agréable, tant pour les travailleurs qui doivent le porter toute la journée que pour les autres. " En dehors de l'aspect contraignant du masque, celui-ci cache aussi la moitié de notre visage et, en même temps, notre humeur et nos émotions. Il modifie nos contacts sociaux alors même que ceux-ci sont fondamentaux dans certaines professions ", explique Charles de Bellefroid, cofondateur de la société. La start-up Smiling Mask travaille en étroite collaboration avec une société existante bien connue du grand public : CheeeseBOX (et ses fameux photomatons portables qui font fureur dans les événements privés et professionnels) dont Charles est l'un des fondateurs. " Avec la crise, l'activité de CheeeseBOX s'est retrouvée totalement à l'arrêt, précise-t-il. Après avoir mis en place les mesures nécessaires pour les salariés et encaissé le choc, je me suis demandé comment me réinventer. Fort de l'expérience de CheeeseBOX dans le domaine de la photographie, l'idée est née d'imprimer des masques personnalisés représentant le bas du visage des gens. " " Dans un premier temps, nous avons vérifié la faisabilité du projet, surtout en matière de respect des normes de sécurité des masques, poursuit Arnaud Michel, l'autre cofondateur de Smiling Mask. Ceux-ci sont fournis par un couturier schaerbeekois. Ensuite, nous avons réalisé des tests dans un hôpital et dans une entreprise qui nous ont confortés dans l'idée que ce projet répondait vraiment à un besoin. " Pour les entreprises, plusieurs offres existent : soit l'entreprise commande les masques via le site web, et la capture des photos se fait via une application dédiée, soit Smiling Mask se déplace avec son propre photomaton CheeeseBOX. " Chaque employé vient se faire photographier, explique Arnaud Michel. Les masques sont ensuite imprimés à chaud et disponibles en moins de trois minutes. Nous souhaitions proposer aussi ce service car c'est une activité ludique qui apporte un peu de gaieté sur le lieu de travail. " Pour compléter son offre B to B, Smiling Mask propose aussi la personnalisation de masques permettant d'y apposer le logo de l'entreprise ou une baseline avec un minimum de 50 commandes. Pour les entreprises, Smiling Mask travaille sur devis en fonction de la taille des sociétés et différents tarifs sont appliqués. Si le service a d'abord été développé pour les entreprises, Smiling Mask s'adresse aussi aux particuliers. Via l'e-shop de www.smiling-mask.com, chacun peut se prendre en photo et commander son masque en ligne au prix de 19,99 euros. Les masques sont disponibles dans un délai de 10 jours ouvrables et la livraison est offerte en Belgique. D'après Charles de Bellefroid, les premiers retours sont très positifs : " On sent un grand capital sympathie par rapport au projet. La première semaine, nous avions déjà reçu 100 commandes et le bouche à oreille fait bien son travail. Le processus de production est encore en construction, mais nous sommes vraiment optimistes pour la suite. Nous avons une approche proactive et notre stratégie est fortement basée sur la prospection ". Les deux entrepreneurs sont conscients qu'un tel projet ne peut être qu'éphémère. Mais ils espèrent tout de même réaliser quelque bénéfice. " Grâce au fait que nous disposions déjà du matériel et de l'expertise de CheeeseBOX, le lancement de la start-up n'a nécessité qu'un investissement minime de 500 euros. Pour nous, cela valait donc vraiment la peine, même si l'on sait que cette start-up ne vivra pas éternellement ", conclut Charles de Bellefroid. Par Gaëlle Hoogsteyn