Son histoire a fasciné l'Amérique. Exemple parfait de la self-made woman, Elizabeth Holmes a fondé Theranos en 2003 en promettant de révolutionner les tests sanguins en laboratoire, les rendant plus rapides et moins chers. La promesse est de pouvoir réaliser 200 tests grâce à une toute petite quantité de sang. Une technologie qui séduit vite les investisseurs. En 2014, Theranos compte 800 employés et est évalué à 9 milliards de dollars. La start-up accroche l'attention de Joe Biden, alors vice-président des États-Unis, qui la qualifie d'"inspirante". De quoi faire rêver tout entrepreneur.

Arnaque dévoilée en 2015

Mais cet american fairytale se brise en plein vol en 2015. Le Wall Street Journal révèle que la start-up est bâtie sur du vent et que la technologie révolutionnaire promise par Elizabeth Holmes n'existe tout simplement pas ! Un an après, elle perd sa licence. Enfin, en 2018 le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, l'accuse d'escroquerie. Les accusations : avoir levé 700 millions de dollars sur des mensonges, l'utilisation de faux rapports pharmaceutiques et de faux bilans financiers. Encore plus dérangeant, les résultats de Theranos ont été gonflés, alors qu'ils étaient estimés à 100 millions de dollars, le chiffre d'affaires de Theranos s'élèverait en réalité à 100 000 dollars en 2014.

La jeune femme fait aujourd'hui face à 11 chefs d'accusation. Elle risque 20 ans de prison et 3 millions de dollars d'amende.

Incarnation du rêve américain

Si son histoire fascine autant outre-atlantique, c'est qu'elle est l'incarnation de ce rêve américain moderne. Élève brillante, elle est acceptée à l'université de Stanford en chimie, où elle sera major de promo lors de sa première année. Mais à 19 ans, elle décide de quitter les bancs de l'université pour fonder son entreprise. En 12 ans seulement, Elizabeth Holmes devient la plus jeune milliardaire n'ayant pas héritée de sa fortune. Elle pèse alors 3,6 milliards de dollars et fait partie des 100 personnalités les plus influentes au monde selon Forbes. Pourtant, aujourd'hui elle est l'incarnation d'un autre "mythe" américain, le fake it until you make it (fais semblant jusqu'à ce que tu y arrives), qui insinue qu'avec juste un peu plus de temps pour perfectionner une technologie, on peut devenir le prochain "grand". Dommage pour Elizabeth Holmes, le "make it" n'est jamais arrivé.

Le procès d'Elizabeth Holmes commence aujourd'hui, après avoir été reporté plusieurs fois à cause de la pandémie et de la grossesse de l'accusée. Il durera 4 mois. Cette histoire, digne d'un film hollywoodien, sera d'ailleurs portée à l'écran. Bad Blood, avec Jennifer Lawrence sous les traits de la chef d'entreprise, sortira en 2022.

Son histoire a fasciné l'Amérique. Exemple parfait de la self-made woman, Elizabeth Holmes a fondé Theranos en 2003 en promettant de révolutionner les tests sanguins en laboratoire, les rendant plus rapides et moins chers. La promesse est de pouvoir réaliser 200 tests grâce à une toute petite quantité de sang. Une technologie qui séduit vite les investisseurs. En 2014, Theranos compte 800 employés et est évalué à 9 milliards de dollars. La start-up accroche l'attention de Joe Biden, alors vice-président des États-Unis, qui la qualifie d'"inspirante". De quoi faire rêver tout entrepreneur. Arnaque dévoilée en 2015Mais cet american fairytale se brise en plein vol en 2015. Le Wall Street Journal révèle que la start-up est bâtie sur du vent et que la technologie révolutionnaire promise par Elizabeth Holmes n'existe tout simplement pas ! Un an après, elle perd sa licence. Enfin, en 2018 le gendarme de la Bourse américaine, la SEC, l'accuse d'escroquerie. Les accusations : avoir levé 700 millions de dollars sur des mensonges, l'utilisation de faux rapports pharmaceutiques et de faux bilans financiers. Encore plus dérangeant, les résultats de Theranos ont été gonflés, alors qu'ils étaient estimés à 100 millions de dollars, le chiffre d'affaires de Theranos s'élèverait en réalité à 100 000 dollars en 2014. La jeune femme fait aujourd'hui face à 11 chefs d'accusation. Elle risque 20 ans de prison et 3 millions de dollars d'amende. Incarnation du rêve américainSi son histoire fascine autant outre-atlantique, c'est qu'elle est l'incarnation de ce rêve américain moderne. Élève brillante, elle est acceptée à l'université de Stanford en chimie, où elle sera major de promo lors de sa première année. Mais à 19 ans, elle décide de quitter les bancs de l'université pour fonder son entreprise. En 12 ans seulement, Elizabeth Holmes devient la plus jeune milliardaire n'ayant pas héritée de sa fortune. Elle pèse alors 3,6 milliards de dollars et fait partie des 100 personnalités les plus influentes au monde selon Forbes. Pourtant, aujourd'hui elle est l'incarnation d'un autre "mythe" américain, le fake it until you make it (fais semblant jusqu'à ce que tu y arrives), qui insinue qu'avec juste un peu plus de temps pour perfectionner une technologie, on peut devenir le prochain "grand". Dommage pour Elizabeth Holmes, le "make it" n'est jamais arrivé. Le procès d'Elizabeth Holmes commence aujourd'hui, après avoir été reporté plusieurs fois à cause de la pandémie et de la grossesse de l'accusée. Il durera 4 mois. Cette histoire, digne d'un film hollywoodien, sera d'ailleurs portée à l'écran. Bad Blood, avec Jennifer Lawrence sous les traits de la chef d'entreprise, sortira en 2022.