"Shell n'a pas renouvelé ses contrats de plus long terme pour le pétrole russe" mais le groupe est en revanche "légalement obligé de prendre livraison du brut acheté dans le cadre de contrats qui ont été signés avant l'invasion" russe en Ukraine, a précisé l'entreprise dans un communiqué. Le groupe avait annoncé fin février se séparer de ses parts dans plusieurs projets avec le géant gazier russe Gazprom, des actifs évalués à 3 milliards de dollars fin 2021 et qui avaient généré un bénéfice ajusté de 700 millions de dollars l'an dernier.

Des excuses

Shell avait aussi dit, début mars, vouloir se retirer "graduellement" du pétrole et du gaz russes pour "s'aligner avec les nouvelles directives du gouvernement" britannique. Le groupe, qui avait dû s'excuser pour avoir acheté une cargaison de pétrole russe à un prix réduit, avait expliqué qu'il allait arrêter tous les achats au comptant sur le marché de pétrole brut russe et fermer ses stations service, ainsi que ses activités de carburants pour l'aviation et lubrifiants en Russie.

Le gouvernement britannique, moins dépendant des hydrocarbures russes que d'autres pays européens, avait de son côté annoncé la fin de ses importations de pétrole russe d'ici à la fin de l'année et veut aussi cesser à terme celles de gaz. Londres a annoncé mercredi la fin des importations de charbon russe d'ici à la fin de l'année, ce que s'apprête à faire aussi l'UE.

Shell avait publié début février des bénéfices fastes pour 2021, grâce à la reprise économique et à l'envolée des prix des hydrocarbures, avec un bénéfice net part du groupe de 20,1 milliards de dollars, aidé aussi par des cessions d'actifs. Le groupe, désormais britannique après avoir déménagé son siège fiscal des Pays-Bas vers le Royaume-Uni, avait accusé en 2020 une perte historique de 21,7 milliards de dollars en pleine crise sanitaire.

Fin février, le rival britannique de Shell, BP, a annoncé son désengagement du géant russe Rosneft, dont il détenait 19,75% -soit une valeur de 14 milliards de dollars fin 2021- qui se traduira là aussi par une charge dans les comptes du premier trimestre de l'entreprise.

"Shell n'a pas renouvelé ses contrats de plus long terme pour le pétrole russe" mais le groupe est en revanche "légalement obligé de prendre livraison du brut acheté dans le cadre de contrats qui ont été signés avant l'invasion" russe en Ukraine, a précisé l'entreprise dans un communiqué. Le groupe avait annoncé fin février se séparer de ses parts dans plusieurs projets avec le géant gazier russe Gazprom, des actifs évalués à 3 milliards de dollars fin 2021 et qui avaient généré un bénéfice ajusté de 700 millions de dollars l'an dernier.Des excusesShell avait aussi dit, début mars, vouloir se retirer "graduellement" du pétrole et du gaz russes pour "s'aligner avec les nouvelles directives du gouvernement" britannique. Le groupe, qui avait dû s'excuser pour avoir acheté une cargaison de pétrole russe à un prix réduit, avait expliqué qu'il allait arrêter tous les achats au comptant sur le marché de pétrole brut russe et fermer ses stations service, ainsi que ses activités de carburants pour l'aviation et lubrifiants en Russie.Le gouvernement britannique, moins dépendant des hydrocarbures russes que d'autres pays européens, avait de son côté annoncé la fin de ses importations de pétrole russe d'ici à la fin de l'année et veut aussi cesser à terme celles de gaz. Londres a annoncé mercredi la fin des importations de charbon russe d'ici à la fin de l'année, ce que s'apprête à faire aussi l'UE.Shell avait publié début février des bénéfices fastes pour 2021, grâce à la reprise économique et à l'envolée des prix des hydrocarbures, avec un bénéfice net part du groupe de 20,1 milliards de dollars, aidé aussi par des cessions d'actifs. Le groupe, désormais britannique après avoir déménagé son siège fiscal des Pays-Bas vers le Royaume-Uni, avait accusé en 2020 une perte historique de 21,7 milliards de dollars en pleine crise sanitaire.Fin février, le rival britannique de Shell, BP, a annoncé son désengagement du géant russe Rosneft, dont il détenait 19,75% -soit une valeur de 14 milliards de dollars fin 2021- qui se traduira là aussi par une charge dans les comptes du premier trimestre de l'entreprise.