Shell a annoncé cette semaine vouloir quitter le marché russe en raison de l'invasion de Moscou en Ukraine. Le groupe avait décidé plus tôt de se dégager des projets d'extraction de pétrole et de gaz. Ces derniers ont une valeur comptable de 3 milliards de dollars, mais Shell ne pense pas pouvoir en obtenir autant en ce moment, vu les turbulences sur le marché. Le groupe risque d'essuyer un revers financier de ce côté-là aussi.

On apprend par ailleurs dans le rapport annuel de Shell que ses émissions de CO2 ont à peine diminué l'an dernier. En 2020, elles représenteront 1,31 milliard de tonnes, contre 1,299 milliard de tonnes l'année suivante, soit une diminution de moins de 1%. Cela dit, les valeurs de CO2 étaient très basses en 2020 en raison du ralentissement de l'économie dans le contexte de pandémie.

En termes de réduction des émissions de CO2, Shell ne prend en compte dans ses objectifs que ses propres activités, par exemple le transport de pétrole et de gaz à travers le monde. Le groupe vise à réduire de moitié les émissions découlant de ces activités d'ici 2030 et d'arriver au niveau 0 en 2050. En ce qui concerne les émissions indirectes (appelées dans le jargon émissions "scope 3"), c'est-à-dire pour Shell les émissions causées par l'utilisation finale des carburants, la compagnie veut devenir neutre d'ici la moitié du siècle.

Shell est critiqué depuis un certain temps pour ne pas avoir fixé des objectifs de réduction des émissions suffisamment ambitieux.

Shell a annoncé cette semaine vouloir quitter le marché russe en raison de l'invasion de Moscou en Ukraine. Le groupe avait décidé plus tôt de se dégager des projets d'extraction de pétrole et de gaz. Ces derniers ont une valeur comptable de 3 milliards de dollars, mais Shell ne pense pas pouvoir en obtenir autant en ce moment, vu les turbulences sur le marché. Le groupe risque d'essuyer un revers financier de ce côté-là aussi. On apprend par ailleurs dans le rapport annuel de Shell que ses émissions de CO2 ont à peine diminué l'an dernier. En 2020, elles représenteront 1,31 milliard de tonnes, contre 1,299 milliard de tonnes l'année suivante, soit une diminution de moins de 1%. Cela dit, les valeurs de CO2 étaient très basses en 2020 en raison du ralentissement de l'économie dans le contexte de pandémie. En termes de réduction des émissions de CO2, Shell ne prend en compte dans ses objectifs que ses propres activités, par exemple le transport de pétrole et de gaz à travers le monde. Le groupe vise à réduire de moitié les émissions découlant de ces activités d'ici 2030 et d'arriver au niveau 0 en 2050. En ce qui concerne les émissions indirectes (appelées dans le jargon émissions "scope 3"), c'est-à-dire pour Shell les émissions causées par l'utilisation finale des carburants, la compagnie veut devenir neutre d'ici la moitié du siècle. Shell est critiqué depuis un certain temps pour ne pas avoir fixé des objectifs de réduction des émissions suffisamment ambitieux.