Cela vient confirmer ce que les représentants des travailleurs redoutaient depuis le début du mois d'août, après l'annonce, fin juillet, de la volonté de l'entreprise irlandaise de supprimer des centaines d'emplois dans les mois à venir.

"La décision a été prise de fermer un certain nombre de bases à partir du 8 janvier 2020, parmi lesquelles Tenerife, Lanzarote, Grande Canarie et Gérone", explique de son côté la compagnie dans un courriel à ses employés, consulté par l'AFP, invoquant "une surcapacité significative dans le marché court-courrier européen".

"C'est avec regret que je vous informe (...) de notre décision de débuter les procédures de licenciement collectif pour tous les personnels de cabine et pilotes de Ryanair" basés sur ces quatre aéroports, poursuit le courrier. "Notre principal objectif sera de minimiser les pertes d'emplois par des transferts", ajoute Ryanair, prévenant toutefois qu'il y aura probablement des "doublons" étant donné "le surplus actuel de personnel de cabine à travers le réseau".

Ryanair invoque également comme explication de mauvais résultats financiers et des retards de livraison des Boeing 737 MAX.

Fin juillet, la compagnie irlandaise avait annoncé envisager la suppresion de 900 emplois sur un total d'environ 13.000 salariés dans son réseau.

Pour le syndicat USO, Ryanair "démantèle en réalité ses bases en Espagne car appliquer le droit du travail espagnol leur coûte plus cher que d'embaucher de nouveaux navigants à travers d'autres entreprises où les conditions sont plus précaires". "Comment expliquer que le jour même où tu annonces à tes travailleurs la fermeture de bases, des offres d'emplois pour Laudamotion (filiale autrichienne de Ryanair) à Madrid et Barcelone soient publiées?", dénonce le syndicat.

Les représentants du personnel de cabine de Ryanair en Espagne avaient déposé mardi un préavis de grève de dix jours en septembre pour protester contre les fermetures de bases.