"Les familles voudront voyager depuis et vers le Royaume-Uni, depuis et vers l'Europe, aller sur les plages en Europe pour les vacances d'été", a assuré son patron Michael O'Leary, lors d'une conférence de presse en ligne.

Il s'attend à un programme de vols d'"environ 80% de celui des étés normaux" pour juillet, août et septembre, avec jusqu'à 2.300 vols par jour au pic de l'été.

Pour avril, mai et juin, "il y a encore beaucoup d'incertitudes" et il prévoit pour l'heure 50% du trafic habituel.

"Il est très probable que les Européens vont rejoindre le Royaume-Uni et son déploiement réussi des vaccins, et nous allons voir un rattrapage de la demande", selon M. O'Leary.

Les prévisions sont fondées sur l'espoir que d'ici l'été, une grande partie des Européens auront été vaccinés avec un vaccin contre le Covid-19. Ryanair offre déjà aux passagers qui réservent un voyage maintenant la possibilité de modifier leur réservation gratuitement jusqu'à la fin du mois d'octobre.

Ryanair a transporté à peine 500.000 personnes en février, soit 5 % du nombre de passagers en février de l'année dernière. C'était le dernier mois avant le début des mesures drastiques de lutte contre la pandémie en Europe.

La confiance du dirigeant de la compagnie à bas coûts tranche avec la prudence des autorités britanniques, dont le plan de déconfinement prévoit une reprise des voyages à l'étranger le 17 mai au plus tôt.

Le ministre britannique des Transports Grant Shapps a indiqué le week-end dernier qu'il était "trop tôt pour dire" quand les vacances à l'étranger seront autorisées.

M. O'Leary estime qu'"il y a très peu de chance que la période estivale dans son ensemble soit perdue" mais "clairement la reprise pourrait être plus lente que ce nous prévoyons", a-t-il averti.

Le groupe, premier du secteur en Europe avant le début de la pandémie, a toutefois les reins assez solides, selon lui. "Nous pourrons survivre à un second été de pertes si les restrictions de voyage restent en place", a-t-il dit.

La compagnie a été contrainte de prendre des mesures drastiques pour traverser la crise du transport aérien, comme la suppression de 3.000 emplois, soit 15% de ses effectifs.

Ryanair a en outre bénéficié du dispositif de chômage partiel et d'un prêt de 600 millions de livres des pouvoirs publics britanniques, qu'il a prolongé avec l'espoir de le rembourser le plus vite possible.

La compagnie s'attend à connaître la pire année de son histoire lors de son exercice 2020-2021, achevé fin mars, avec une perte attendue comprise entre 850 et 950 millions d'euros.

Dans le même temps, Ryanair avait subi des revers auprès de la justice européenne après avoir porté plainte contre les aides publiques de la France et la Suède pour sauver leurs compagnies Air France et SAS. Une même démarche a d'ailleurs été entreprise contre l'aide d'Etat dont ont bénéficié le groupe allemand Lufthansa et sa fililale belge Brussels Airlines.

"Nous espérons que les appels seront couronnés de succès", a dit M. O'Leary, alors que Ryanair a saisi la Cour de justice de l'UE dans ces dossiers

Il a qualifié ces décisions de justice de "politiques", affirmant que ces aides faussent la concurrence en Europe.

"Les familles voudront voyager depuis et vers le Royaume-Uni, depuis et vers l'Europe, aller sur les plages en Europe pour les vacances d'été", a assuré son patron Michael O'Leary, lors d'une conférence de presse en ligne. Il s'attend à un programme de vols d'"environ 80% de celui des étés normaux" pour juillet, août et septembre, avec jusqu'à 2.300 vols par jour au pic de l'été. Pour avril, mai et juin, "il y a encore beaucoup d'incertitudes" et il prévoit pour l'heure 50% du trafic habituel. "Il est très probable que les Européens vont rejoindre le Royaume-Uni et son déploiement réussi des vaccins, et nous allons voir un rattrapage de la demande", selon M. O'Leary. Les prévisions sont fondées sur l'espoir que d'ici l'été, une grande partie des Européens auront été vaccinés avec un vaccin contre le Covid-19. Ryanair offre déjà aux passagers qui réservent un voyage maintenant la possibilité de modifier leur réservation gratuitement jusqu'à la fin du mois d'octobre. Ryanair a transporté à peine 500.000 personnes en février, soit 5 % du nombre de passagers en février de l'année dernière. C'était le dernier mois avant le début des mesures drastiques de lutte contre la pandémie en Europe. La confiance du dirigeant de la compagnie à bas coûts tranche avec la prudence des autorités britanniques, dont le plan de déconfinement prévoit une reprise des voyages à l'étranger le 17 mai au plus tôt. Le ministre britannique des Transports Grant Shapps a indiqué le week-end dernier qu'il était "trop tôt pour dire" quand les vacances à l'étranger seront autorisées. M. O'Leary estime qu'"il y a très peu de chance que la période estivale dans son ensemble soit perdue" mais "clairement la reprise pourrait être plus lente que ce nous prévoyons", a-t-il averti. Le groupe, premier du secteur en Europe avant le début de la pandémie, a toutefois les reins assez solides, selon lui. "Nous pourrons survivre à un second été de pertes si les restrictions de voyage restent en place", a-t-il dit. La compagnie a été contrainte de prendre des mesures drastiques pour traverser la crise du transport aérien, comme la suppression de 3.000 emplois, soit 15% de ses effectifs. Ryanair a en outre bénéficié du dispositif de chômage partiel et d'un prêt de 600 millions de livres des pouvoirs publics britanniques, qu'il a prolongé avec l'espoir de le rembourser le plus vite possible. La compagnie s'attend à connaître la pire année de son histoire lors de son exercice 2020-2021, achevé fin mars, avec une perte attendue comprise entre 850 et 950 millions d'euros. Dans le même temps, Ryanair avait subi des revers auprès de la justice européenne après avoir porté plainte contre les aides publiques de la France et la Suède pour sauver leurs compagnies Air France et SAS. Une même démarche a d'ailleurs été entreprise contre l'aide d'Etat dont ont bénéficié le groupe allemand Lufthansa et sa fililale belge Brussels Airlines. "Nous espérons que les appels seront couronnés de succès", a dit M. O'Leary, alors que Ryanair a saisi la Cour de justice de l'UE dans ces dossiers Il a qualifié ces décisions de justice de "politiques", affirmant que ces aides faussent la concurrence en Europe.