La commercialisation des espaces publicitaires de la chaîne française en Belgique avait placé les deux régies dans un inévitable duel, avant que IP n'empoche finalement le contrat il y a un an, sur fond de guerre des prix.
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La commercialisation des espaces publicitaires de la chaîne française en Belgique avait placé les deux régies dans un inévitable duel, avant que IP n'empoche finalement le contrat il y a un an, sur fond de guerre des prix. Depuis, le climat était plus que tendu. Mais aujourd'hui, la RMB et IP ont décidé d'enterrer la hache de guerre, dans l'intérêt du marché publicitaire. Les concurrentes ont fumé le calumet de la paix autour de la publicité ciblée, nouvel enjeu majeur de la télévision. Concrètement, il s'agit de personnaliser le message commercial selon différentes données disponibles, comme la localisation géographique du téléspectateur, son âge ou encore la composition de son foyer, mais aussi selon des informations recueillies sur son décodeur comme ses centres d'intérêt ou ses programmes préférés. Bref, il est techniquement possible de diffuser désormais des pubs personnalisées en télé, pour autant que le client visé soit abonné chez Proximus ou Telenet (l'option n'est pas encore disponible chez Voo ni Orange). De manière presque simultanée, la RMB et IP avaient lancé leurs premières campagnes ciblées en début d'année. Mais pour doper ce nouveau business, les deux concurrentes ont décidé d'unir à présent leurs efforts, en collaboration avec les opérateurs concernés et deux autres régies en Flandre (SBS et DPG Media). L'objectif? Croiser leurs données au niveau national pour arriver à la définition de 25 groupes cibles et mieux appâter l'annonceur. "Nous voulons vraiment proposer une alternative aux Gafa avec un ciblage de qualité premium qui génère de la valeur ajoutée sur le marché local, tout en garantissant la brand safety aux annonceurs ( l'assurance que la pub n'apparaisse pas dans un environnement contre-productif, Nldr)", conclut Valérie Janssens, responsable de la transformation digitale chez RMB et cheville ouvrière du projet.