En janvier, la direction de Proximus avait annoncé un "plan de transformation" passant par la suppression de 1.900 emplois mais aussi par l'engagement, en parallèle, de 1.250 personnes, aux profils différents, dans le cadre d'une nouvelle stratégie. L'opérateur fait face à une demande croissante de ses clients pour de nouveaux services numériques et de nouveaux types de connectivité, comme l'internet des objets.

La phase de négociations entre direction et syndicats a débuté début juin. La PDG de Proximus, Dominique Leroy, avait alors indiqué qu'elle espérait pouvoir aboutir d'ici la fin de l'année au plus tard et éviter tout licenciement sec.

Les discussions semblent toutefois se dérouler de manière laborieuse. Selon Bart Neyens, du syndicat socialiste flamand ACOD, elles n'ont pas avancé d'un millimètre à l'occasion de la réunion de ce mardi. Le syndicat prête l'intention à la direction de voir l'ensemble du dossier aboutir en octobre mais Bart Neyens juge cela "utopique". Le responsable des ressources humaines du groupe est attendu jeudi autour de la table dans l'espoir de débloquer les discussions.