"On n'a pu que constater que le management n'était pas mandaté comme il se devait pour faire de réelles concessions", a déploré Laurent Malengreau, de la CGSP secteur télécoms. "J'ai le sentiment que nous avons de nouveau perdu huit heures", a-t-on renchéri à l'ACOD, le pendant flamand de la CGSP.

Le responsable syndical, qui ne masque pas sa déception, précise cependant que la CGSP "n'a pas quitté la table des négociations" et reste ouverte "à de réelles avancées". Alors que les syndicats consultent leur base, une réunion de la commission paritaire est prévue le 27 novembre. La direction de Proximus avait annoncé vouloir trouver un accord avec les syndicats avant la fin de l'année.

Sur le terrain, plusieurs actions spontanées ont encore eu lieu ce lundi, notamment à Bruges, Gand, Anvers ou Hasselt au nord du pays. Au sud du pays, "il y a eu deux, trois actions très isolées", indique-t-on de source syndicale, mais sans commune mesure avec les actions spontanées et arrêts de travail survenus la semaine dernière en Wallonie et à Bruxelles, et qui avaient donné lieu à la fermeture de nombreux points de vente et au blocage de l'accès au bâtiment administratif de Liège.

En janvier, Proximus, sous la direction de son ancienne CEO Dominique Leroy, avait annoncé un "plan de transformation" passant par la suppression de 1.900 emplois mais aussi par l'engagement, en parallèle, de 1.250 personnes, aux profils différents, dans le cadre d'une nouvelle stratégie.