Les récentes pénuries de la chaîne d'approvisionnement dans les épiceries et les grandes surfaces américaines ont été causées par divers facteurs. La crise sanitaire a d'abord perturbé la chaine d'approvisionnement. Ensuite, le variant Omicron a décimé les rangs des travailleurs dans ces magasins créant une pénurie générale de main-d'oeuvre. Enfin, l'hiver rigoureux a rendu les transports difficiles dans plusieurs états.

Chaine d'approvisionnement et hausse des prix

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les supermarchés américains tentent de s'en sortir malgré les ratés de la chaîne d'approvisionnement. L'impossibilité d'obtenir certains produits a entraîné une réduction des stocks. De plus, la volatilité des prix, à cause de la hausse des matières premières, est source permanente de préoccupation pour les commerçants.

"Au départ, lorsque toute la chaîne d'approvisionnement s'est emballée, nous ne pouvions pas obtenir de fruits. Je devais aller partout pour trouver des mangues et des framboises, et des choses que nous achetons normalement à l'entrepôt", explique Susan Soorenko, propriétaire d'un commerce de glaces glacées au Bethesda Magazine. Cette absence, couplée à une hausse des prix du lait et du beurre, est plus problématique pendant les mois d'hiver, lorsque l'offre est faible.

USA Today soulignait qu'environ 15% des articles alimentaire aux États-Unis sont en rupture de stock, alors que le taux normal est de 5 à 10%, selon Geoff Freeman, président de l'association professionnelle Consumer Brands Association. De nombreux Américains ont même posté sur les réseaux sociaux des photos de rayons vides alors qu'ils auraient dû accueillir des fruits et légumes, de la viande et des produits laitiers en quantité.

Pandémie du Covid et variant Omicron

Le variant Omicron a également renvoyé chez eux bon nombre de travailleurs créant ainsi d'importantes pénuries de personnel. Et ces pénuries de main-d'oeuvre touchent tous les postes clés - fonctions essentielles du transport, de l'approvisionnement et de la logistique -, ce qui affecte grandement et dans tout le pays la livraison des produits alimentaires et le réapprovisionnement des rayons des magasins.

Le PDG d'Albertsons, Vivek Sankaran, a reconnu, lors d'une conférence téléphonique sur les résultats de la société, avec les analystes, que l'approvisionnement en produits est limité actuellement. "Je pense qu'en tant qu'entreprise, nous avons tous appris à gérer cela. Nous avons tous appris à faire en sorte que les magasins restent très présentables et à donner aux consommateurs le plus grand choix possible", a soulignait-il, des propos rapportés par CNN.com.

Problèmes de transport routiers et climat

Malgré tout, a-t-il ajouté, Omicron leur a mis encore plus de bâtons dans les roues en ce qui concerne leurs efforts visant à améliorer l'approvisionnement. "Nous nous attendons à de nouveaux problèmes d'approvisionnement au cours des quatre à six prochaines semaines", déclarait encore M. Sankaran. Selon la National Grocers Association, les épiceries fonctionnent avec des effectifs inférieurs à la normale, et nombre de magasins ont enregistré un taux d'absentéisme de 50 % par rapport à leurs effectifs habituels.

En fait, la pénurie de main-d'oeuvre continue d'exercer une pression sur tous les secteurs de l'industrie alimentaire, conclut Phil Lempert, analyste du secteur et rédacteur en chef de SuperMarketGuru.com. "Des exploitations agricoles aux fabricants de produits alimentaires en passant par les épiceries, le problème est généralisé", déclarait-il. "Pendant la pandémie, ces exploitations ont dû mettre en place des protocoles de distanciation sociale et elles ne sont pas vraiment conçues pour cela, donc cela a eu un impact sur la production" rapportait-il à CNN.com.

Changement climatique et conditions hivernales

La pénurie de chauffeurs routier contribue également à ralentir la chaîne d'approvisionnement et la capacité des petites et grandes surfaces à réapprovisionner leurs rayons.

"Le secteur du transport routier est un secteur vieillissant en plus d'être en pénurie", a déclaré Phil Lempert à CNN. "C'est vraiment un problème depuis plusieurs années". Aux problèmes généralisés de transport intérieur s'ajoute encore un niveau de congestion record des ports du pays. "Ces deux problèmes fonctionnent en tandem pour créer des pénuries".

Les conditions météorologiques hivernales contribuent également aux retards de livraison. Durant le mois de janvier, une grande partie du Midwest et ainsi que le Nord-Est des Etats-Unis ont été confrontés à des intempéries et à des chutes de neige. Ce qui pousse la population à faire non seulement des provisions, mais cette forte demande, associée aux problèmes de transport existants, rend plus difficile l'acheminement des marchandises, ce qui aggrave les pénuries actuelles, soit en entraîne de nouvelles.

Sans parler du changement climatique, qui constitue une sérieuse menace à long terme pour l'approvisionnement des denrées alimentaire. "Les incendies et les sécheresses endommagent les cultures telles que le blé, le maïs et le soja aux États-Unis et les cultures de café au Brésil", souligne encore Phil Lempert. "Nous ne pouvons pas l'ignorer".

Sources :

https://bethesdamagazine.com/

https://edition.cnn.com/

Les récentes pénuries de la chaîne d'approvisionnement dans les épiceries et les grandes surfaces américaines ont été causées par divers facteurs. La crise sanitaire a d'abord perturbé la chaine d'approvisionnement. Ensuite, le variant Omicron a décimé les rangs des travailleurs dans ces magasins créant une pénurie générale de main-d'oeuvre. Enfin, l'hiver rigoureux a rendu les transports difficiles dans plusieurs états.Chaine d'approvisionnement et hausse des prixDepuis le début de la pandémie de COVID-19, les supermarchés américains tentent de s'en sortir malgré les ratés de la chaîne d'approvisionnement. L'impossibilité d'obtenir certains produits a entraîné une réduction des stocks. De plus, la volatilité des prix, à cause de la hausse des matières premières, est source permanente de préoccupation pour les commerçants. "Au départ, lorsque toute la chaîne d'approvisionnement s'est emballée, nous ne pouvions pas obtenir de fruits. Je devais aller partout pour trouver des mangues et des framboises, et des choses que nous achetons normalement à l'entrepôt", explique Susan Soorenko, propriétaire d'un commerce de glaces glacées au Bethesda Magazine. Cette absence, couplée à une hausse des prix du lait et du beurre, est plus problématique pendant les mois d'hiver, lorsque l'offre est faible.USA Today soulignait qu'environ 15% des articles alimentaire aux États-Unis sont en rupture de stock, alors que le taux normal est de 5 à 10%, selon Geoff Freeman, président de l'association professionnelle Consumer Brands Association. De nombreux Américains ont même posté sur les réseaux sociaux des photos de rayons vides alors qu'ils auraient dû accueillir des fruits et légumes, de la viande et des produits laitiers en quantité.Pandémie du Covid et variant OmicronLe variant Omicron a également renvoyé chez eux bon nombre de travailleurs créant ainsi d'importantes pénuries de personnel. Et ces pénuries de main-d'oeuvre touchent tous les postes clés - fonctions essentielles du transport, de l'approvisionnement et de la logistique -, ce qui affecte grandement et dans tout le pays la livraison des produits alimentaires et le réapprovisionnement des rayons des magasins.Le PDG d'Albertsons, Vivek Sankaran, a reconnu, lors d'une conférence téléphonique sur les résultats de la société, avec les analystes, que l'approvisionnement en produits est limité actuellement. "Je pense qu'en tant qu'entreprise, nous avons tous appris à gérer cela. Nous avons tous appris à faire en sorte que les magasins restent très présentables et à donner aux consommateurs le plus grand choix possible", a soulignait-il, des propos rapportés par CNN.com.Problèmes de transport routiers et climatMalgré tout, a-t-il ajouté, Omicron leur a mis encore plus de bâtons dans les roues en ce qui concerne leurs efforts visant à améliorer l'approvisionnement. "Nous nous attendons à de nouveaux problèmes d'approvisionnement au cours des quatre à six prochaines semaines", déclarait encore M. Sankaran. Selon la National Grocers Association, les épiceries fonctionnent avec des effectifs inférieurs à la normale, et nombre de magasins ont enregistré un taux d'absentéisme de 50 % par rapport à leurs effectifs habituels.En fait, la pénurie de main-d'oeuvre continue d'exercer une pression sur tous les secteurs de l'industrie alimentaire, conclut Phil Lempert, analyste du secteur et rédacteur en chef de SuperMarketGuru.com. "Des exploitations agricoles aux fabricants de produits alimentaires en passant par les épiceries, le problème est généralisé", déclarait-il. "Pendant la pandémie, ces exploitations ont dû mettre en place des protocoles de distanciation sociale et elles ne sont pas vraiment conçues pour cela, donc cela a eu un impact sur la production" rapportait-il à CNN.com.Changement climatique et conditions hivernales La pénurie de chauffeurs routier contribue également à ralentir la chaîne d'approvisionnement et la capacité des petites et grandes surfaces à réapprovisionner leurs rayons. "Le secteur du transport routier est un secteur vieillissant en plus d'être en pénurie", a déclaré Phil Lempert à CNN. "C'est vraiment un problème depuis plusieurs années". Aux problèmes généralisés de transport intérieur s'ajoute encore un niveau de congestion record des ports du pays. "Ces deux problèmes fonctionnent en tandem pour créer des pénuries".Les conditions météorologiques hivernales contribuent également aux retards de livraison. Durant le mois de janvier, une grande partie du Midwest et ainsi que le Nord-Est des Etats-Unis ont été confrontés à des intempéries et à des chutes de neige. Ce qui pousse la population à faire non seulement des provisions, mais cette forte demande, associée aux problèmes de transport existants, rend plus difficile l'acheminement des marchandises, ce qui aggrave les pénuries actuelles, soit en entraîne de nouvelles.Sans parler du changement climatique, qui constitue une sérieuse menace à long terme pour l'approvisionnement des denrées alimentaire. "Les incendies et les sécheresses endommagent les cultures telles que le blé, le maïs et le soja aux États-Unis et les cultures de café au Brésil", souligne encore Phil Lempert. "Nous ne pouvons pas l'ignorer".Sources :https://bethesdamagazine.com/https://edition.cnn.com/