La Commission a ouvert en août dernier une enquête approfondie sur cette opération de 66 milliards de dollars (56 milliards d'euros), annoncé en 2016, qui doit donner naissance à la plus importante entreprise mondiale de pesticides et de semences.

L'exécutif européen, garant de la concurrence dans l'UE, avait alors dit craindre que la concentration ait des répercussions négatives sur certains marchés, réduisant de fait la concurrence sur plusieurs produits au détriment des agriculteurs.

Selon la source proche du dossier, la Commission a adressé à Bayer une "communication des griefs", sorte d'acte d'accusation dans le jargon bruxellois, répertoriant les raisons qui pourraient l'amener à bloquer le rachat. La cession annoncée mi-octobre par Bayer de près de six milliards d'euros d'activités agrochimiques à son rival BASF pour faciliter le rachat de Monsanto n'est donc pas considérée comme suffisante.

La Commission a jusqu'au 5 mars pour donner ou non son feu vert dans ce dossier, mais des sources proches estiment que la date sera probablement encore retardée. Contactés par l'AFP, Bayer et la Commission se sont refusés à tout commentaire

La Commission a ouvert en août dernier une enquête approfondie sur cette opération de 66 milliards de dollars (56 milliards d'euros), annoncé en 2016, qui doit donner naissance à la plus importante entreprise mondiale de pesticides et de semences. L'exécutif européen, garant de la concurrence dans l'UE, avait alors dit craindre que la concentration ait des répercussions négatives sur certains marchés, réduisant de fait la concurrence sur plusieurs produits au détriment des agriculteurs. Selon la source proche du dossier, la Commission a adressé à Bayer une "communication des griefs", sorte d'acte d'accusation dans le jargon bruxellois, répertoriant les raisons qui pourraient l'amener à bloquer le rachat. La cession annoncée mi-octobre par Bayer de près de six milliards d'euros d'activités agrochimiques à son rival BASF pour faciliter le rachat de Monsanto n'est donc pas considérée comme suffisante. La Commission a jusqu'au 5 mars pour donner ou non son feu vert dans ce dossier, mais des sources proches estiment que la date sera probablement encore retardée. Contactés par l'AFP, Bayer et la Commission se sont refusés à tout commentaire