Une étude, réalisée par CareerCast, un site d'aide à la recherche d'emploi, révèle les onze métiers que devraient faire les femmes aux États-Unis. Pour cela, elle a mobilisé trois critères principaux. Le salaire d'abord, les opportunités de carrière et enfin l'absence de discrimination genrée, notamment sur les éventuelles barrières à l'entrée dans le secteur.

Un classement qui "défie les conventions"

En première position, on trouve la profession d'actuaire. A savoir, un spécialiste de la gestion du risque qui analyse l'impact financier de ce dernier en établissant des probabilités et statistiques sur les assurances, la finance, ou d'autres domaines. Cela rapporterait aux concernées en moyenne 93 680 dollars par an, soit un salaire mensuel d'environ 7000 euros par mois. A l'heure actuelle, 36% des actuaires seraient des femmes. Elles auraient 26% de chance de monter en grade d'ici 2022. Pour le second métier en lice, à savoir gestionnaire de publicité et chargé de promotion des ventes, ce chiffre tombe à 12%. Mais elles seraient tout de même nombreuses (66% des employés du secteur seraient des femmes) à être séduites par un salaire annuel de 115 750 dollars. Sur la dernière marche du podium, on trouve la profession d'ingénieur biomédical, plébiscitée par seulement 20% des femmes, malgré des possibilités d'ascension à 27% et un salaire de 86 960 dollars par an.

Viendraient ensuite les hygiénistes dentaires, dont 98% seraient de sexe féminin, les administrateurs scolaires, puis les organisateurs d'événements, qui offriraient de belles perspectives d'avenir, de quoi compenser un salaire plus faible, de 45 810 dollars par an en moyenne. Enfin, gestionnaire de ressources humaines, analyste chargé des études de marché, ergothérapeute, chargé des relations publiques ou encore statisticien, seraient des métiers à privilégier pour les Américaines.

D'après CareerCast, ce classement "[défierait] les conventions genrées du monde professionnel". "La variété de professions qui accueillent les femmes s'est agrandie au fur et à mesure que les femmes sont devenues plus téméraires et demandeuses dans leur plan de carrière", explique Ruth Goran, CEO du site Glass Ceiling.

Jusqu'à 33% d'écarts de salaire en Belgique

Et du côté de la Belgique alors, qu'en est-il ? D'après un rapport publié l'an dernier par l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, les inégalités entre les sexes seraient d'abord moins élevées, du point de vue des salaires, dans les petites entreprises.

Certaines professions seraient aussi marquées par un faible écart entre les rémunérations des hommes et celles des femmes, comme la production de films ou programmes télévisés, le commerce et la réparation d'automobiles et motocycles, le travail du bois, la métallurgie ou encore les travaux de construction spécialisés. Les activités de poste et de courrier, le domaine des enquêtes et de la sécurité, la fabrication de meubles, le génie civil et la fabrication de matériel de transport affichent eux un écart à 0%.

Il existerait enfin quatre domaines dans lesquels les femmes seraient mieux payées que les hommes. Dans la construction de bâtiments et la promotion immobilière, elles gagneraient ainsi 7% de plus. Mais ces métiers restent largement minoritaires, et l'écart inverse est bien plus grand : jusqu'à 33% dans les transports aériens par exemple. Les hommes y auraient un salaire horaire brut moyen de 27,15 euros, contre seulement 18,07 euros pour les femmes. Parmi les activités où l'on observe le plus de discriminations au salaire, il y a aussi l'industrie de l'habillement, les agences de voyages, les activités auxiliaires de services financiers et d'assurances, la gestion de conseil ou encore les télécommunications.

Perrine Signoret

Une étude, réalisée par CareerCast, un site d'aide à la recherche d'emploi, révèle les onze métiers que devraient faire les femmes aux États-Unis. Pour cela, elle a mobilisé trois critères principaux. Le salaire d'abord, les opportunités de carrière et enfin l'absence de discrimination genrée, notamment sur les éventuelles barrières à l'entrée dans le secteur.Un classement qui "défie les conventions"En première position, on trouve la profession d'actuaire. A savoir, un spécialiste de la gestion du risque qui analyse l'impact financier de ce dernier en établissant des probabilités et statistiques sur les assurances, la finance, ou d'autres domaines. Cela rapporterait aux concernées en moyenne 93 680 dollars par an, soit un salaire mensuel d'environ 7000 euros par mois. A l'heure actuelle, 36% des actuaires seraient des femmes. Elles auraient 26% de chance de monter en grade d'ici 2022. Pour le second métier en lice, à savoir gestionnaire de publicité et chargé de promotion des ventes, ce chiffre tombe à 12%. Mais elles seraient tout de même nombreuses (66% des employés du secteur seraient des femmes) à être séduites par un salaire annuel de 115 750 dollars. Sur la dernière marche du podium, on trouve la profession d'ingénieur biomédical, plébiscitée par seulement 20% des femmes, malgré des possibilités d'ascension à 27% et un salaire de 86 960 dollars par an.Viendraient ensuite les hygiénistes dentaires, dont 98% seraient de sexe féminin, les administrateurs scolaires, puis les organisateurs d'événements, qui offriraient de belles perspectives d'avenir, de quoi compenser un salaire plus faible, de 45 810 dollars par an en moyenne. Enfin, gestionnaire de ressources humaines, analyste chargé des études de marché, ergothérapeute, chargé des relations publiques ou encore statisticien, seraient des métiers à privilégier pour les Américaines.D'après CareerCast, ce classement "[défierait] les conventions genrées du monde professionnel". "La variété de professions qui accueillent les femmes s'est agrandie au fur et à mesure que les femmes sont devenues plus téméraires et demandeuses dans leur plan de carrière", explique Ruth Goran, CEO du site Glass Ceiling.Jusqu'à 33% d'écarts de salaire en BelgiqueEt du côté de la Belgique alors, qu'en est-il ? D'après un rapport publié l'an dernier par l'Institut pour l'égalité des femmes et des hommes, les inégalités entre les sexes seraient d'abord moins élevées, du point de vue des salaires, dans les petites entreprises.Certaines professions seraient aussi marquées par un faible écart entre les rémunérations des hommes et celles des femmes, comme la production de films ou programmes télévisés, le commerce et la réparation d'automobiles et motocycles, le travail du bois, la métallurgie ou encore les travaux de construction spécialisés. Les activités de poste et de courrier, le domaine des enquêtes et de la sécurité, la fabrication de meubles, le génie civil et la fabrication de matériel de transport affichent eux un écart à 0%. Il existerait enfin quatre domaines dans lesquels les femmes seraient mieux payées que les hommes. Dans la construction de bâtiments et la promotion immobilière, elles gagneraient ainsi 7% de plus. Mais ces métiers restent largement minoritaires, et l'écart inverse est bien plus grand : jusqu'à 33% dans les transports aériens par exemple. Les hommes y auraient un salaire horaire brut moyen de 27,15 euros, contre seulement 18,07 euros pour les femmes. Parmi les activités où l'on observe le plus de discriminations au salaire, il y a aussi l'industrie de l'habillement, les agences de voyages, les activités auxiliaires de services financiers et d'assurances, la gestion de conseil ou encore les télécommunications.Perrine Signoret