Le variant Omicron, à la haute contagiosité, déferle sur la Belgique, avec des pics de contaminations qui pourraient grimper jusqu'à 125.000 par jour, du jamais vu au cours de cette crise sanitaire qui perdure. Le centre fédéral de crise se prépare au scénario d'une vague de contaminations au coronavirus qui pourrait paralyser le pays si de nombreuses personnes venaient à être en quarantaine au même moment. "Il faut espérer le mieux, mais se préparer au pire", a prévenu le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke ce week-end sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).

Dans ce contexte incertain, les autorités du pays ont mis en place des plans d'urgence dans le cas où la cinquième vague venait à paralyser de nombreux secteurs vitaux, à cause de pénurie de personnel. C'est le cas notamment dans les hôpitaux, où les pénuries de personnel sont déjà grandes. La Défense a été appelée à la rescousse et la ministre, Ludivine Dedonder, a répondu favorablement. Sa contribution pourrait se révéler particulièrement importante en matière de personnel non médical.

Le centre de crise réalise un monitoring des secteurs et infrastructures critiques : pompiers, transport publique, énergie, eau, alimentation, finances, etc. - afin d'assurer leur continuité.

Pompiers

Au sein des casernes de pompiers, des mesures sont prises pour éviter au maximum les contaminations : les exercices et les formations ont été supprimés.

"Si certaines casernes n'ont pas assez de personnel, nous pouvons rapidement faire appel à des personnes supplémentaires des pompiers voisins grâce à une application intelligente sur laquelle les pompiers indiquent s'ils sont disponibles. Si une brigade entière de pompiers - environ 40 personnes - n'est pas disponible, nous disposons toujours d'une équipe professionnelle de six personnes pour tenir une caserne. Nous ne réduisons pas les services, mais certaines interventions moins prioritaires peuvent prendre un peu plus de temps", explique au Morgen Hans Clarysse, président du corps des pompiers de Flandre.

Transports en commun

La priorité est donnée, en cas de pénurie, aux lignes destinées aux écoles. Les autres lignes De Lijn ou du TEC pourraient être réduites s'il manque du personnel.

Collecte des déchets

Les collectes de déchets ne devraient pas être trop impactées. Si les contaminations dans ce secteur sont importantes, le plan de fermeture établi par le gouvernement au début de la crise entrera en vigueur. Cela signifie, entre autres, que pour des raisons d'hygiène, la collecte des déchets ménagers et des déchets biodégradables sera privilégiée par rapport à la collecte des PMD.

Les parcs de recyclage devraient rester ouverts, mais s'il s'avère qu'il n'y a pas assez de personnes pour garantir la collecte, il pourrait fermer afin de déployer plus de personnes pour la collecte des ordures ménagères.

Centrales nucléaires

En ce qui concerne les centrales nucléaires, il n'y a pas lieu de s'inquiéter selon l'exploitant Engie. "Le nombre de contaminations dans notre usine est resté très limité depuis le début de la crise", déclare la porte-parole Hellen Smeets au Morgen. "Nous avons également beaucoup de personnel remplaçant au cas où il y aurait une forte augmentation du nombre de cas positifs. Nous travaillons avec un système continu avec des shifts de 8 heures, mais nous pouvons étendre ce système en cas de besoin", ajoute-t-elle.

Le variant Omicron, à la haute contagiosité, déferle sur la Belgique, avec des pics de contaminations qui pourraient grimper jusqu'à 125.000 par jour, du jamais vu au cours de cette crise sanitaire qui perdure. Le centre fédéral de crise se prépare au scénario d'une vague de contaminations au coronavirus qui pourrait paralyser le pays si de nombreuses personnes venaient à être en quarantaine au même moment. "Il faut espérer le mieux, mais se préparer au pire", a prévenu le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke ce week-end sur le plateau de "C'est pas tous les jours dimanche" (RTL-TVi).Dans ce contexte incertain, les autorités du pays ont mis en place des plans d'urgence dans le cas où la cinquième vague venait à paralyser de nombreux secteurs vitaux, à cause de pénurie de personnel. C'est le cas notamment dans les hôpitaux, où les pénuries de personnel sont déjà grandes. La Défense a été appelée à la rescousse et la ministre, Ludivine Dedonder, a répondu favorablement. Sa contribution pourrait se révéler particulièrement importante en matière de personnel non médical.Le centre de crise réalise un monitoring des secteurs et infrastructures critiques : pompiers, transport publique, énergie, eau, alimentation, finances, etc. - afin d'assurer leur continuité.Pompiers Au sein des casernes de pompiers, des mesures sont prises pour éviter au maximum les contaminations : les exercices et les formations ont été supprimés. "Si certaines casernes n'ont pas assez de personnel, nous pouvons rapidement faire appel à des personnes supplémentaires des pompiers voisins grâce à une application intelligente sur laquelle les pompiers indiquent s'ils sont disponibles. Si une brigade entière de pompiers - environ 40 personnes - n'est pas disponible, nous disposons toujours d'une équipe professionnelle de six personnes pour tenir une caserne. Nous ne réduisons pas les services, mais certaines interventions moins prioritaires peuvent prendre un peu plus de temps", explique au Morgen Hans Clarysse, président du corps des pompiers de Flandre. Transports en communLa priorité est donnée, en cas de pénurie, aux lignes destinées aux écoles. Les autres lignes De Lijn ou du TEC pourraient être réduites s'il manque du personnel. Collecte des déchets Les collectes de déchets ne devraient pas être trop impactées. Si les contaminations dans ce secteur sont importantes, le plan de fermeture établi par le gouvernement au début de la crise entrera en vigueur. Cela signifie, entre autres, que pour des raisons d'hygiène, la collecte des déchets ménagers et des déchets biodégradables sera privilégiée par rapport à la collecte des PMD. Les parcs de recyclage devraient rester ouverts, mais s'il s'avère qu'il n'y a pas assez de personnes pour garantir la collecte, il pourrait fermer afin de déployer plus de personnes pour la collecte des ordures ménagères. Centrales nucléaires En ce qui concerne les centrales nucléaires, il n'y a pas lieu de s'inquiéter selon l'exploitant Engie. "Le nombre de contaminations dans notre usine est resté très limité depuis le début de la crise", déclare la porte-parole Hellen Smeets au Morgen. "Nous avons également beaucoup de personnel remplaçant au cas où il y aurait une forte augmentation du nombre de cas positifs. Nous travaillons avec un système continu avec des shifts de 8 heures, mais nous pouvons étendre ce système en cas de besoin", ajoute-t-elle.