Que se passe-t-il dans les couloirs du Pain Quotidien ? La pépite belge, écrivent nos confrères de L'Echo, est en passe d'opérer une importante refonte de son actionnariat. Celle-ci a d'ailleurs déjà commencé. Le groupe alimentaire français Norac, qui détenait une participation de 25% dans l'entreprise, vient en effet de la céder aux actionnaires historiques qui ont racheté ses actions au prorata de leur participation. Le Pain Quotidien (271 restaurants dans 21 pays à la fin 2017) redevient du coup 100% belge.
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Que se passe-t-il dans les couloirs du Pain Quotidien ? La pépite belge, écrivent nos confrères de L'Echo, est en passe d'opérer une importante refonte de son actionnariat. Celle-ci a d'ailleurs déjà commencé. Le groupe alimentaire français Norac, qui détenait une participation de 25% dans l'entreprise, vient en effet de la céder aux actionnaires historiques qui ont racheté ses actions au prorata de leur participation. Le Pain Quotidien (271 restaurants dans 21 pays à la fin 2017) redevient du coup 100% belge. L'actionnaire de référence, Cobepa (détenu à plus de 50% par la famille de Spoelberch, également actionnaire d'AB InBev), voit ainsi sa participation passer de 32 à 43%. Et plusieurs entrepreneurs belges qui détenaient ensemble 43% du groupe en possèdent aujourd'hui 57%. Parmi eux, on retrouve la famille Josi (Jean- Marie Laurent Josi est par ailleurs CEO de Cobepa), Emiel Lathouwers (ex-A.S.Adventure), le duo Tony Vandewalle-Bart Van Vooren (ex-O'Neill Belgium) et Alain Coumont, le fondateur de l'enseigne. Ce premier changement au niveau de l'actionnariat pourrait bien en annoncer d'autres. D'après L'Echo, en effet, la banque d'affaires Rothschild a été chargée de mener le dossier à bonne fin. La chaîne pourrait-elle être intégralement vendue ? Un deuxième actionnaire de référence pourrait-il monter à bord ? On sait qu'en 2016, Starbucks avait proposé, en vain, " plusieurs centaines de millions de dollars " pour racheter le fleuron belge. " Il est possible que l'actionnariat se renforce dans les 12 mois pour accélérer le développement de l'entreprise et procéder aux changements nécessaires permettant de conserver le positionnement de notre enseigne ainsi que notre propre culture entrepreneuriale ", nous explique le Courtraisien Vincent Herbert, qui reprend le flambeau en tant que CEO après l'avoir cédé il n'y a même pas deux ans à Jerry Gamez, un ancien manager de Burger King. Ce dernier n'aura finalement jamais été sur la même longueur d'onde que le conseil d'administration concernant la stratégie de croissance du groupe. Une stratégie qui pèse sur les résultats. La perte nette du Pain Quotidien s'est de fait creusée en 2018, se montant à plus de 24 millions de dollars. En cause ? Des coûts qui augmentent plus vite que les revenus. La chaîne privilégie en effet les endroits exclusifs au loyer parfois exorbitant. Afin de soutenir la croissance de l'entreprise, deux augmentations de capital ont d'ailleurs déjà été opérées depuis début 2018. " Retail is detail, lance Vincent Herbert. Il ne faut pas grand-chose pour que le modèle économique se grippe. Et notre modèle économique doit s'adapter tout en renforçant l'expérience client et pas en la diminuant. C'est cela le challenge, et nous prendrons les initiatives nécessaires pour y parvenir. J'ai accepté cette mission dont le principal objectif est précisément de mettre en place une équipe stable et cohérente pour l'avenir. Il n'y a pas de délais précis, mais je compte ne pas perdre de temps. "