Selon une enquête en ligne réalisée par Vivaldis Interim*, le Belge n'est pas spécialement en quête d'un nouvel emploi et ne cherche pas à changer de place à tout prix : seuls 20% des travailleurs envisageraient de changer d'employeur.
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Selon une enquête en ligne réalisée par Vivaldis Interim*, le Belge n'est pas spécialement en quête d'un nouvel emploi et ne cherche pas à changer de place à tout prix : seuls 20% des travailleurs envisageraient de changer d'employeur.Guère en recherche de changement, un tiers des répondants soulignent qu'ils ont besoin, avant tout, de sécurité et veulent garder leur poste actuel. Il est vrai que la pandémie, et l'insécurité qui en a découlé, ainsi que le télétravail ont fortement influencé la vision du Belge sur le travail. Il n'est dès lors plus question pour lui de sacrifier le temps passé en famille en faveur du boulot. L'enquête souligne ainsi que "52 % des Belges affirment qu'ils préfèrent désormais travailler pour vivre plutôt que l'inverse". Pour Régis Birgel, Corporate Communications Manager de Vivaldis Interim, cette volonté, qu'ont les travailleurs belges de rester dans leur emploi actuel, a plusieurs explications: "Coronavirus, conflits géopolitiques, annonces de récession... : autant de facteurs qui ont poussé une partie des candidats à devenir plus casaniers et rendu la sécurité plus importante que jamais. Nous voyons en outre, après l'expérience des dernières années, que beaucoup de personnes ont pris conscience que les choses pouvaient se passer différemment. L'équilibre travail/vie privée gagne en importance. Les gens ne veulent plus passer des heures dans les embouteillages pour se rendre à leur travail." Les entreprises embauchent !Même si le Belge est d'humeur casanière dans son emploi actuel, cela ne veut pas dire que les entreprises boudent le recrutement... que du contraire ! Cette enquête met en avant qu'un grand nombre de PME belges sont à la recherche de collaborateurs. "Pas moins de 78 % des entreprises souhaitent en effet pourvoir des postes vacants. Elles sont également 80 % à prévoir de recruter à court terme, dont 36 % dans le cadre d'une véritable pénurie de personnel" souligne le communiqué. Quant au "seul" Belge sur cinq qui envisage de changer d'employeur, il est plutôt encouragé par les nombreuses alternatives sur le marché du travail. Ils sont ainsi 22% à avouer d'ailleurs être devenus plus exigeants. Ainsi, ceux qui sont prêts à tenter l'aventure, leur nouvel emploi doit répondre à certains critères, induits par l'époque actuelle, mais néanmoins très précis : un lieu de travail proche du domicile (26 %), un bon salaire (25 %) et la sécurité de l'emploi (10 %).Quitte à revoir leurs exigences à la baisseLes entreprises qui veulent embaucher du personnel ont également changé leur façon de rechercher des candidats. Fini la petite annonce passée dans un journal toute boite ou simplement mise en ligne dans un coin obscur du net! La moitié des entreprises interrogées font par exemple appel à un spécialiste du recrutement. Les réseaux professionnels prennent de l'ampleur dans le processus de recherche puisque 48 % d'entre elles essaient de se mettre en avant sur LinkedIn. Finalement, 41 % cherchent la perle rare dans la publication d'offres d'emploi. Si les entreprises, à la recherche de nouveaux talents ont changé leur manière de recruter, il en est de même pour le "profil du candidat" qu'elles cherchent à engager. Ainsi 72 % des entreprises sondées indiquent ainsi être disposées à engager des personnes moins expérimentées et ce afin de les former elles-mêmes. L'enquête de Vivaldis Interim attire l'attention sur le fait que "60 % placent la barre un peu plus bas au niveau des exigences auxquelles un candidat doit satisfaire et un quart sont un peu moins strictes concernant la compatibilité avec le reste de l'équipe". Et cette baisse d'exigences n'est absolument pas due à un manque de candidats. Les entreprises voient plutôt des avantages à faire des concessions : "4 entreprises sur 10 pensent en effet que les candidats possédant moins d'expérience à qui elles donnent une chance seront plus loyaux à terme. Elles croient également qu'en les formant elles-mêmes, ils seront plus fidèles (32 %) et qu'elles disposeront à terme d'une équipe plus variée (33 %). "La guerre des talents gagnée par les PME ?Les PME ont les faveurs des travailleurs belges par rapport aux plus grosses entreprises. Ainsi près de la moitié des Belges (48 %) indiquent vouloir de préférence travailler au sein d'une PME, contre 23 % qui jettent plutôt leur dévolu sur une entreprise de taille plus importante ou une multinationale.Pourquoi cette préférence ? Car 61 % des Belges estiment que les PME accordent l'attention nécessaire à l'équilibre travail/vie privée et 68 % les considèrent comme les plus centrées sur l'humain, deux valeurs qui comptent actuellement pour les travailleurs.Ensuite parce qu'aux yeux des candidats, les plus grands avantages offerts par une PME sont l'ambiance familiale (39 %), la distance limitée entre son domicile et son lieu de travail (23 %) et le fait de se sentir vraiment important au sein d'une plus petite équipe (21 %). Avantages que qu'ils opposent à la hiérarchie, aux tâches administratives et procédures plus nombreuses, et à la plus faible connexion avec les collègues dans les plus grandes entreprises, tout en reconnaissant que ces mêmes grandes entreprises offrent des conditions intéressantes, davantage de possibilités d'évolution et plus d'équipements."Comme les PME travaillent avec de plus petites équipes, chaque individu est important et une grande valeur est accordée à l'esprit d'équipe et à l'ambiance familiale que recherchent spécifiquement beaucoup de candidats et qui leur donnent envie de rester " conclut Régis Birgel