Deux à trois fois par semaine, quand il doit prendre la direction de son bureau, Gregory Blondeau, le fondateur de la start-up Proxyclick, laisse son véhicule au garage et se plonge dans son smartphone. Sur l'écran principal de l'appareil, un dossier regroupe différentes applications de mobilité à Bruxelles : Uber, bien sûr, mais aussi Zipcar, DriveNow ou Villo. " Je possède un ancien véhicule que je laisse de plus en plus souvent chez moi, confie le patron de 45 ans. Avec mon téléphone, je cherche le meilleur moyen de me déplacer avec une voiture en autopartage. Pour l'instant, il s'agit encore de tester les différentes solutions mais, à moyen terme, je pense que mon ménage ne conservera plus qu'un seul véhicule destiné aux longs trajets. Plus deux. " Le fondateur de Proxyclick ne compte pas parmi les intégristes de la mobilité responsable. Mais il rejoint un nombre croissant de gens prêts à abandonner leur véhicule pour profiter des nouveaux services de mobilité : autopartage, location de voiture avec chauffeur, covoiturage, etc. Il faut dire que l'engorgement de nos routes, dans la capitale ou sur les grands axes, devient l'un des éléments qui poussent à modifier la manière de penser la mobilité.
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