Après des mois rendus compliqués par la pandémie de coronavirus, l'entreprise brabançonne dispose depuis quelques semaines d'un nouvel actionnaire, le groupe logistique chinois Hongyuan, et se veut "prudemment optimiste" pour la période à venir. Elle mise plus que jamais sur le cargo, qui représente désormais 60% de ses revenus.

Il y a quelques jours, Air Belgium avait déjà annoncé qu'elle volerait jusqu'à l'île néerlandaise de Bonaire, au large du Venezuela. Une destination qui sera desservie dans la foulée du vol vers Curaçao, effectué depuis Brussels Airport.

Pour le reste, le dispositif des liaisons restera inchangé durant la saison aéronautique d'été qui s'apprête à commencer, avec donc des vols vers Curaçao et Punta Cana (République dominicaine) au départ de Bruxelles, vers les Antilles françaises (vol à nouveau triangulaire depuis Charleroi vers la Martinique et la Guadeloupe en raison d'un marché "en dents de scie") et l'île Maurice (depuis Brussels Airport et d'où il sera possible de rejoindre la Réunion dès l'hiver prochain grâce à un partage de codes entre compagnies aériennes).

Courant 2021, Air Belgium avait fait savoir qu'elle entendait lancer quatre nouvelles destinations en 2022, dont deux en Amérique du Nord. Ces lancements-là, très probablement vers les Etats-Unis, sont reportés à la saison d'été 2023.

L'entreprise n'en oublie pas pour autant l'aéroport de Charleroi et y a des projets pour deux à trois nouvelles destinations, adaptées à sa zone d'achalandise, selon les mots de Niky Terzakis. C'est-à-dire avec un oeil sur la clientèle venant du nord de la France, de Belgique évidemment, et des Pays-Bas.

Les vols passagers ne sont toutefois pas les seuls assurés par la compagnie basée à Mont-Saint-Guibert, qui s'est fortement développée dans le secteur du fret à la suite de la crise du coronavirus et des défis logistiques que celle-ci a créés. Ce type de liaison représente d'ailleurs 60% des revenus d'Air Belgium aujourd'hui et est en "pleine croissance".

C'est dans ce contexte que l'entreprise a récemment modifié son actionnariat et procédé à une augmentation de capital, de 16 millions d'euros. Le groupe logistique chinois Hongyuan, déjà actif aux aéroports de Liège et Zaventem, détient en effet désormais 49% de l'actionnariat et remplace l'actionnaire non-européen précédent. Rien ne change par contre du côté des actionnaires belges (SRIW, Sogepa, SFPI, 3T Management et Sabena Aerospace), qui gardent les 51% leur assurant la majorité et garantissent à Air Belgium son statut de transporteur européen.

"On rompt clairement avec le passé avec l'arrivée stratégique de ce nouvel actionnaire, qui est le fruit d'un an de travail', commente le CEO d'Air Belgium, relevant la volonté de celui-ci de développer tant les activités cargo que passagers de la compagnie belge, une spécificité unique en Belgique. La flotte d'avions sera d'ailleurs élargie ans les deux segments dans les mois à venir. Une flotte qu'a récemment quitté l'un des deux A340 avec lesquels l'entreprise s'était lancée en 2018. Le second devrait suivre dans les toutes prochaines semaines.

C'en sera par contre fini d'ici fin 2022 du contrat et du partenariat avec le groupe logistique CMA CGM, pour lequel la compagnie belge effectue des vols cargo pour le moment de et vers Liège Airport. Ce dernier a en effet décidé de recentrer ses activités sur le hub de Roissy, en banlieue de Paris, et de lancer sa propre compagnie de fret.

Air Belgium a clôturé l'exercice 2021 en pertes, après un bilan déjà négatif en 2020, année encore plus fortement marquée par les conséquences de la pandémie de coronavirus. Elle a toutefois réussi à être rentable, comme elle le pronostiquait, à partir de l'automne dernier. Les sept premiers mois de l'an dernier ont été "assez catastrophiques" et il y a en outre eu un rebond de l'épidémie, dû au variant Omicron, à l'automne et au début 2022.

Depuis février, l'ambiance est à l'optimisme, même s'il se veut prudent, avec des records de réservations qui se succèdent. La compagnie se veut donc prudente mais poursuit sur sa voie de développement, avec plus de 450 équivalents-temps plein en son sein, et devrait atteindre les 500 avant l'automne.

Après des mois rendus compliqués par la pandémie de coronavirus, l'entreprise brabançonne dispose depuis quelques semaines d'un nouvel actionnaire, le groupe logistique chinois Hongyuan, et se veut "prudemment optimiste" pour la période à venir. Elle mise plus que jamais sur le cargo, qui représente désormais 60% de ses revenus. Il y a quelques jours, Air Belgium avait déjà annoncé qu'elle volerait jusqu'à l'île néerlandaise de Bonaire, au large du Venezuela. Une destination qui sera desservie dans la foulée du vol vers Curaçao, effectué depuis Brussels Airport. Pour le reste, le dispositif des liaisons restera inchangé durant la saison aéronautique d'été qui s'apprête à commencer, avec donc des vols vers Curaçao et Punta Cana (République dominicaine) au départ de Bruxelles, vers les Antilles françaises (vol à nouveau triangulaire depuis Charleroi vers la Martinique et la Guadeloupe en raison d'un marché "en dents de scie") et l'île Maurice (depuis Brussels Airport et d'où il sera possible de rejoindre la Réunion dès l'hiver prochain grâce à un partage de codes entre compagnies aériennes). Courant 2021, Air Belgium avait fait savoir qu'elle entendait lancer quatre nouvelles destinations en 2022, dont deux en Amérique du Nord. Ces lancements-là, très probablement vers les Etats-Unis, sont reportés à la saison d'été 2023. L'entreprise n'en oublie pas pour autant l'aéroport de Charleroi et y a des projets pour deux à trois nouvelles destinations, adaptées à sa zone d'achalandise, selon les mots de Niky Terzakis. C'est-à-dire avec un oeil sur la clientèle venant du nord de la France, de Belgique évidemment, et des Pays-Bas. Les vols passagers ne sont toutefois pas les seuls assurés par la compagnie basée à Mont-Saint-Guibert, qui s'est fortement développée dans le secteur du fret à la suite de la crise du coronavirus et des défis logistiques que celle-ci a créés. Ce type de liaison représente d'ailleurs 60% des revenus d'Air Belgium aujourd'hui et est en "pleine croissance". C'est dans ce contexte que l'entreprise a récemment modifié son actionnariat et procédé à une augmentation de capital, de 16 millions d'euros. Le groupe logistique chinois Hongyuan, déjà actif aux aéroports de Liège et Zaventem, détient en effet désormais 49% de l'actionnariat et remplace l'actionnaire non-européen précédent. Rien ne change par contre du côté des actionnaires belges (SRIW, Sogepa, SFPI, 3T Management et Sabena Aerospace), qui gardent les 51% leur assurant la majorité et garantissent à Air Belgium son statut de transporteur européen. "On rompt clairement avec le passé avec l'arrivée stratégique de ce nouvel actionnaire, qui est le fruit d'un an de travail', commente le CEO d'Air Belgium, relevant la volonté de celui-ci de développer tant les activités cargo que passagers de la compagnie belge, une spécificité unique en Belgique. La flotte d'avions sera d'ailleurs élargie ans les deux segments dans les mois à venir. Une flotte qu'a récemment quitté l'un des deux A340 avec lesquels l'entreprise s'était lancée en 2018. Le second devrait suivre dans les toutes prochaines semaines. C'en sera par contre fini d'ici fin 2022 du contrat et du partenariat avec le groupe logistique CMA CGM, pour lequel la compagnie belge effectue des vols cargo pour le moment de et vers Liège Airport. Ce dernier a en effet décidé de recentrer ses activités sur le hub de Roissy, en banlieue de Paris, et de lancer sa propre compagnie de fret. Air Belgium a clôturé l'exercice 2021 en pertes, après un bilan déjà négatif en 2020, année encore plus fortement marquée par les conséquences de la pandémie de coronavirus. Elle a toutefois réussi à être rentable, comme elle le pronostiquait, à partir de l'automne dernier. Les sept premiers mois de l'an dernier ont été "assez catastrophiques" et il y a en outre eu un rebond de l'épidémie, dû au variant Omicron, à l'automne et au début 2022. Depuis février, l'ambiance est à l'optimisme, même s'il se veut prudent, avec des records de réservations qui se succèdent. La compagnie se veut donc prudente mais poursuit sur sa voie de développement, avec plus de 450 équivalents-temps plein en son sein, et devrait atteindre les 500 avant l'automne.