Depuis le 1er janvier, Proximus a annoncé un plan de transformation passant par 1.900 suppressions d'emploi possibles (sans compter les conséquences éventuelles dans les centre d'appels sous-traitants), NLMK à Clabecq son intention de biffer 290 emplois, Coca-Cola 132, Chillfis à Schoten 78, Nokia Bell 107, Ikea 115, New Look 110, la Sonaca 145 (sans licenciements secs toutefois), Frima 98 et Nexans une septantaine, selon un décompte non exhaustif réalisé par l'agence Belga.

Certaines de ces entreprises prévoient toutefois d'engager en parallèle aux licenciements annoncés, bien sûr pour des fonctions différentes, comme Proximus, qui a évoqué 1.250 embauches dans les trois ans ou Ikea 106.

Et derrière ces mauvaises nouvelles, qui ont fait grand bruit, d'autres bien meilleures ont émaillé le début d'année. Brussels Airlines a annoncé l'engagement de 200 travailleurs en 2019, Clarebout prévoit 300 nouveaux emplois en lien avec des investissements à Frameries, Ineos 400 à Anvers, CPMC 150 à Genk. En outre, Walibi et Pairi Daiza sont à la recherche chacun de 600 collaborateurs pour la saison à venir.

Coïncidences?

Pour Didier Paquot, économiste en chef à l'Union wallonne des entreprises (UWE), les restructurations récemment annoncées sont plutôt l'effet d'une coïncidence et n'ont pas les même origines, entre l'opérateur de télécoms Proximus qui réoriente ses activités et l'entreprise sidérurgique NLMK qui souffre depuis plusieurs années. Nonobstant ces annonces, "on voit que la création d'emplois est très importante. On continue à créer 12.000 emplois nets en Wallonie par an, contre 8.000 à 10.000 en moyenne les années précédentes. Le taux de chômage harmonisé est en dessous de 9% en Wallonie, ce qui n'était plus arrivé depuis 20 ans."

Un récent baromètre de la société SD Worx montre qu'une PME belge sur trois (34,4%) veut encore recruter au cours du premier trimestre 2019, contre seulement 7% qui envisagent de procéder à des licenciements.

Changement de paradigme en termes d'emploi

Il est vrai que l'on semble en fin de cycle et que les croissances économiques mondiale, européenne et belge s'essoufflent mais, pour autant, on devrait continuer à créer de l'emploi cette année en Belgique.

Les récentes restructurations sont davantage le reflet d'un changement de paradigme en termes d'emploi, d'une transition d'un certain type d'industrie vers une autre, souligne-t-on encore. "Une société comme Techspace Aero engage une personne par jour, GSK engage aussi énormément de personnes. Il y a un tas de nouveaux secteurs et d'entreprises qui créent de l'emploi", poursuit Didier Paquot, pour qui l'un des gros enjeux actuels réside dans l'enseignement ainsi que la formation des travailleurs "pour leur permettre de s'adapter aux métiers de demain". La Belgique, d'ailleurs, est plutôt à la traîne en matière de formation continue, pointe l'économiste.

Depuis le 1er janvier, Proximus a annoncé un plan de transformation passant par 1.900 suppressions d'emploi possibles (sans compter les conséquences éventuelles dans les centre d'appels sous-traitants), NLMK à Clabecq son intention de biffer 290 emplois, Coca-Cola 132, Chillfis à Schoten 78, Nokia Bell 107, Ikea 115, New Look 110, la Sonaca 145 (sans licenciements secs toutefois), Frima 98 et Nexans une septantaine, selon un décompte non exhaustif réalisé par l'agence Belga. Certaines de ces entreprises prévoient toutefois d'engager en parallèle aux licenciements annoncés, bien sûr pour des fonctions différentes, comme Proximus, qui a évoqué 1.250 embauches dans les trois ans ou Ikea 106. Et derrière ces mauvaises nouvelles, qui ont fait grand bruit, d'autres bien meilleures ont émaillé le début d'année. Brussels Airlines a annoncé l'engagement de 200 travailleurs en 2019, Clarebout prévoit 300 nouveaux emplois en lien avec des investissements à Frameries, Ineos 400 à Anvers, CPMC 150 à Genk. En outre, Walibi et Pairi Daiza sont à la recherche chacun de 600 collaborateurs pour la saison à venir. Pour Didier Paquot, économiste en chef à l'Union wallonne des entreprises (UWE), les restructurations récemment annoncées sont plutôt l'effet d'une coïncidence et n'ont pas les même origines, entre l'opérateur de télécoms Proximus qui réoriente ses activités et l'entreprise sidérurgique NLMK qui souffre depuis plusieurs années. Nonobstant ces annonces, "on voit que la création d'emplois est très importante. On continue à créer 12.000 emplois nets en Wallonie par an, contre 8.000 à 10.000 en moyenne les années précédentes. Le taux de chômage harmonisé est en dessous de 9% en Wallonie, ce qui n'était plus arrivé depuis 20 ans." Un récent baromètre de la société SD Worx montre qu'une PME belge sur trois (34,4%) veut encore recruter au cours du premier trimestre 2019, contre seulement 7% qui envisagent de procéder à des licenciements. Il est vrai que l'on semble en fin de cycle et que les croissances économiques mondiale, européenne et belge s'essoufflent mais, pour autant, on devrait continuer à créer de l'emploi cette année en Belgique. Les récentes restructurations sont davantage le reflet d'un changement de paradigme en termes d'emploi, d'une transition d'un certain type d'industrie vers une autre, souligne-t-on encore. "Une société comme Techspace Aero engage une personne par jour, GSK engage aussi énormément de personnes. Il y a un tas de nouveaux secteurs et d'entreprises qui créent de l'emploi", poursuit Didier Paquot, pour qui l'un des gros enjeux actuels réside dans l'enseignement ainsi que la formation des travailleurs "pour leur permettre de s'adapter aux métiers de demain". La Belgique, d'ailleurs, est plutôt à la traîne en matière de formation continue, pointe l'économiste.