Le ministre de la Défense britannique, Gavin Williamson, a exprimé jeudi sa très "vive inquiétude" quant à la participation de Huawei au déploiement de la technologie 5G au Royaume-Uni, estimant que "c'est quelque chose qu'il faudrait examiner de très près".

Et peu avant Noël, Huawei s'est vu interdire de participer au développement du nouveau système de communication pour les services de secours britannique. La Commission européenne elle-même, par la bouche de son vice-président, a jugé que l'Union européenne devait "s'inquiéter" du géant des télécoms Huawei et d'autres entreprises chinoises de technologies à cause des risques qu'elles font courir en matière de sécurité.

Une affaire judiciaire s'est en outre ajoutée: la justice américaine a obtenu l'arrestation au Canada de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, dont elle réclame l'extradition. Cette affaire a déclenché une crise diplomatique entre Pékin et Ottawa. En Belgique, on apprenait début décembre que le Centre de cybersécurité Belgique (CCB) réfléchissait à la possibilité pour notre pays de bannir Huawei, à l'instar des USA, du Canada, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.

Huawei fournit notamment des infrastructures de réseau à Proximus. Le géant chinois a été le fournisseur du réseau 4G de Proximus et, en tant que "partenaire logique", a déjà mené des tests par rapport à la 5G. Mais la question de savoir si les Chinois déploieront l'ensemble du réseau 5G n'est pas encore tranchée, selon un porte-parole de Proximus.

Tout en soulignant que la sécurité est "une priorité importante" pour Proximus, l'opérateur télécom ajoute avoir toujours entretenu une bonne collaboration avec Huawei et ne pas voir aujourd'hui d'éléments concrets qui suscitent l'inquiétude.