Les représentants du personnel ont tenu des assemblées d'information pour faire le point avec les travailleurs sur deux points qu'ils considèrent comme critiques: les modalités d'octroi de certaines primes et les plans de la direction en ce qui concerne le recours accru à la sous-traitance.

Le personnel de production estime, à l'instar des syndicats, que les réponses de la direction ne sont pas claires. Il a donc décidé de se croiser les bras.

"Les ouvriers, les employés et quelques cadres ont débrayé à la suite des assemblées qui se sont tenues sur les sites de Wavre et de Rixensart. En ce qui concerne les discussions sur la sous-traitance, quatre réunions ont déjà eu lieu sur le sujet mais elles n'aboutissent pas. On nous répond qu'au-delà de trois ans, il n'y a plus de garantie. La direction fait le choix de sous-traiter au maximum alors que l'entreprise est en pleine croissance", dénonce Imdat Gunes, délégué principal FGTB.

La volonté de sous-traitance s'étend, selon les syndicats, aux tâches de logistique et de maintenance et risque, à terme, de diminuer le nombre de contrat "GSK" sur les sites de Wavre et Rixensart.

Les représentants des travailleurs demandent que la direction fournisse des données claires sur le nombre de travailleurs qui pourraient être touchés par ce plan et sur les implications à prévoir pour l'entreprise.

La direction s'étonne et appelle au dialogue

La direction du groupe GlaxoSmithKline (GSK) a réagi lundi en début d'après-midi au mouvement de grogne du personnel qui perturbe les activités de production sur ses sites de Wavre et de Rixensart. Le groupe s'étonne de la manière dont l'action a été organisée par les syndicats et souligne l'importance de ses sites belges, où GSK continue à investir massivement. La direction affirme que le dialogue avec le personnel était en cours: elle appelle dès lors au dialogue pour que les discussions se poursuivent sereinement, et que les travailleurs reprennent le travail au plus vite.

Sur la forme de l'action, GSK constate que des assemblées générales ont été mises sur pied sans l'accord préalable de la direction et s'en étonne. Il considère l'arrêt de travail comme "interpellant" et estime que la méthode suivie par les organisations syndicales est contraire aux règles de la concertation sociale.

"Fidèle à notre ancrage belge, nous avons fait des progrès significatifs pour renforcer nos activités dans le pays. Ces deux dernières années, nous avons ainsi octroyé près de 600 contrats à durée indéterminée (CDI) tout en réduisant le nombre de contrats temporaires. En parallèle, GSK continue à investir massivement sur ses sites belges. Nous continuons par ailleurs à mettre tout en oeuvre pour attirer de nouveaux investissements et de nouveaux produits. Il s'agit de signaux forts démontrant que la Belgique reste au coeur des activités de GSK Vaccins. Nous appelons dès lors au dialogue pour que les discussions se poursuivent sereinement et que le personnel reprenne le travail dans les meilleurs délais", indique le groupe.