La compagnie est confrontée à une situation financière difficile depuis la suspension de son partenariat avec le tour-opérateur chinois UTour, son principal partenaire. En conséquence, Air Belgium a provisoirement mis entre parenthèses sa seule et unique liaison entre les aéroports de Charleroi et Hong Kong fin septembre. Elle devrait reprendre au mois d'avril avec la saison aéronautique estivale.

Déjà durant l'été et encore plus depuis lors, l'entreprise opère dès lors des vols pour des compagnies tierces comme British Airways, TUI Fly ou Air France. La fréquence en la matière a cependant fortement régressé ces dernières semaines avec la saison hivernale. Or, la flotte de la compagnie belge compte quatre avions, dont il faut continuer à payer le prix de la location de même que le personnel.

Mi-octobre, une assemblée générale extraordinaire des actionnaires avait été convoquée pour poser la question de la continuité ou de la dissolution d'Air Belgium. Il n'y avait alors pas eu de raison de mettre en cause la continuité de l'entreprise.

Celle-ci est toutefois à la recherche de liquidités. Air Belgium a en effet un besoin de financement global de 8,5 millions d'euros pour couvrir les frais liés au lancement de la compagnie et aux nouveaux coûts de développement, d'après la Sogepa. Cette dernière précise avoir été sollicitée dans ce cadre, de même que d'autres partenaires privés comme Airbus, Sabena Technics et les actionnaires.

Le gouvernement wallon avait pris la décision la semaine passée d'une intervention de son bras financier sur fonds propres. Elle devait cependant encore être validée par le conseil d'administration de l'organe, ce qui a été fait vendredi.

"Comme en témoigne l'accord de partenariat signé tout récemment par Air Belgium, en présence du Premier ministre chinois et du Premier ministre belge, avec un important fonds d'investissement chinois actif dans le secteur aérien tant chinois qu'européen, le projet originaire d'Air Belgium reste d'actualité et requiert un délai de l'ordre de 12 mois pour se développer", justifie la Société wallonne de gestion et participations.

Le fonds en question correspond à HCNA, l'outil d'investissement public de la province de Henan. C'est là que se situe la ville de Zhengzhou, peuplée de plus de 9,4 millions d'habitants, vers laquelle Air Belgium souhaiterait lancer une nouvelle liaison dans les mois à venir.

Air Belgium , Belga
Air Belgium © Belga

L'intervention à hauteur de quatre millions d'euros se fera auprès d'Airbus, Sabena Technics et un des actionnaires privés chinois, à concurrence de deux millions. Dans le détail, la somme sera scindée en un prêt convertible de deux millions d'euros et un crédit-pont du même montant, le temps que les fonds chinois soient transférés en Belgique. "Ce prêt sera donc remboursé pour la fin du mois du mars 2019 au plus tard", assure la Sogepa.

Après le mois de mars prochain au plus tard, le montant de l'intervention de 8,5 millions sera donc couvert à concurrence de 6,5 millions par des partenaires privés et à hauteur de deux millions par la Sogepa, détaille encore cette dernière. Cet argent permettra à l'entreprise de développer son projet originaire "tout en retenant les leçons du passé" pour ne plus être "trop dépendant d'un seul tour-opérateur", espère-t-elle.

Quant au projet industriel "temporaire" d'opérer des vols pour des compagnies tierces, il est crédible, selon des experts du secteur, mais pour une durée limitée de l'ordre de 24 mois, ajoute le bras financier de la Région wallonne.

"Air Belgium se concentre sur la satisfaction de ses clients (vols pour d'autres compagnies) et sur son avenir. Les plans sont donc inchangés", a, de son côté, communiqué la compagnie à la suite de cette annonce.

La compagnie est confrontée à une situation financière difficile depuis la suspension de son partenariat avec le tour-opérateur chinois UTour, son principal partenaire. En conséquence, Air Belgium a provisoirement mis entre parenthèses sa seule et unique liaison entre les aéroports de Charleroi et Hong Kong fin septembre. Elle devrait reprendre au mois d'avril avec la saison aéronautique estivale. Déjà durant l'été et encore plus depuis lors, l'entreprise opère dès lors des vols pour des compagnies tierces comme British Airways, TUI Fly ou Air France. La fréquence en la matière a cependant fortement régressé ces dernières semaines avec la saison hivernale. Or, la flotte de la compagnie belge compte quatre avions, dont il faut continuer à payer le prix de la location de même que le personnel. Mi-octobre, une assemblée générale extraordinaire des actionnaires avait été convoquée pour poser la question de la continuité ou de la dissolution d'Air Belgium. Il n'y avait alors pas eu de raison de mettre en cause la continuité de l'entreprise. Celle-ci est toutefois à la recherche de liquidités. Air Belgium a en effet un besoin de financement global de 8,5 millions d'euros pour couvrir les frais liés au lancement de la compagnie et aux nouveaux coûts de développement, d'après la Sogepa. Cette dernière précise avoir été sollicitée dans ce cadre, de même que d'autres partenaires privés comme Airbus, Sabena Technics et les actionnaires. Le gouvernement wallon avait pris la décision la semaine passée d'une intervention de son bras financier sur fonds propres. Elle devait cependant encore être validée par le conseil d'administration de l'organe, ce qui a été fait vendredi. "Comme en témoigne l'accord de partenariat signé tout récemment par Air Belgium, en présence du Premier ministre chinois et du Premier ministre belge, avec un important fonds d'investissement chinois actif dans le secteur aérien tant chinois qu'européen, le projet originaire d'Air Belgium reste d'actualité et requiert un délai de l'ordre de 12 mois pour se développer", justifie la Société wallonne de gestion et participations. Le fonds en question correspond à HCNA, l'outil d'investissement public de la province de Henan. C'est là que se situe la ville de Zhengzhou, peuplée de plus de 9,4 millions d'habitants, vers laquelle Air Belgium souhaiterait lancer une nouvelle liaison dans les mois à venir. L'intervention à hauteur de quatre millions d'euros se fera auprès d'Airbus, Sabena Technics et un des actionnaires privés chinois, à concurrence de deux millions. Dans le détail, la somme sera scindée en un prêt convertible de deux millions d'euros et un crédit-pont du même montant, le temps que les fonds chinois soient transférés en Belgique. "Ce prêt sera donc remboursé pour la fin du mois du mars 2019 au plus tard", assure la Sogepa. Après le mois de mars prochain au plus tard, le montant de l'intervention de 8,5 millions sera donc couvert à concurrence de 6,5 millions par des partenaires privés et à hauteur de deux millions par la Sogepa, détaille encore cette dernière. Cet argent permettra à l'entreprise de développer son projet originaire "tout en retenant les leçons du passé" pour ne plus être "trop dépendant d'un seul tour-opérateur", espère-t-elle. Quant au projet industriel "temporaire" d'opérer des vols pour des compagnies tierces, il est crédible, selon des experts du secteur, mais pour une durée limitée de l'ordre de 24 mois, ajoute le bras financier de la Région wallonne. "Air Belgium se concentre sur la satisfaction de ses clients (vols pour d'autres compagnies) et sur son avenir. Les plans sont donc inchangés", a, de son côté, communiqué la compagnie à la suite de cette annonce.