Exactement comme est historique la condamnation du groupe pétrolier Shell, il y a quelques jours, par un tribunal néerlandais. Je ne sais pas si vous vous rendez-compte de la puissance de ce jugement, mais en gros, non seulement, ce tribunal a condamné Shell pour son inaction dans le changement climatique mais il a en plus fixé à Shell un objectif de réduction de 45% de ses émissions de gaz à effet de serre pour d'ici la fin 2030. Autant vous dire que ce sera mission impossible ! L'ONG qui a obtenu ce jugement va évidemment susciter d'autres émules dans d'autres pays.

Mais il ne faudrait pas croire que c'est juste un combat entre des ONG et des sociétés pétrolières, les actionnaires aussi mènent exactement le même combat. La preuve, quasi en même temps que ce jugement historique, le patron du pétrolier américain EXXON avait été chahuté par des actionnaires activistes, qui lui ont reproché d'être trop lent dans sa politique de transition énergétique. Ces actionnaires - des capitalistes donc - ont été soutenu par Black Rock le plus grand gestionnaire d'actions au monde. Résultat : ils ont pu obtenir la nomination au sein du conseil d'administration de deux administrateurs, dont la seule mission sera d'accélérer la transition énergétique.

De son côté, le patron de TOTAL avait déjà bien compris ce message et il sait bien que la pression climatique est là pour durer. D'ailleurs, depuis quelques jours, Total ne s'appelle plus Total mais TotalEnergies. C'est plus qu'un changement de nom, c'est aussi une manière de montrer que Total n'est pas seulement active dans les énergies fossiles mais aussi dans les énergies renouvelables.

Mais en dépit de ce virage stratégique, la pression sur les géants du pétrole va subsister fortement. Il n'est plus question par exemple de compenser les dégâts faits au climat en plantant des arbres. D'ailleurs le calcul a été fait, si Shell (qui vient d'être condamné par ce tribunal néerlandais) voulait compenser son empreinte écologique devrait planter une forêt équivalente à la taille du Brésil. Autant dire que ni vous, ni moi, ni nos descendants ne seront là pour voir un tel exploit.

Cette pression climatique si elle est saine doit aussi être mesurée. Car comme le rappelait le patron de Total dans l'expression "transition énergétique", il y a aussi le mot "transition". Il faut donc donner du temps aux pétroliers pour s'adapter et pour que les énergies de substitution prennent le relais, sans quoi la seule conséquence à court terme, c'est une explosion du prix de pétrole. François Mitterrand avait coutume de dire qu'il fallait "donner du temps au temps", mais Jacques Chirac aurait ajouté "oui, mais à condition de ne pas perdre son temps". Espérons que les sociétés pétrolières soient plutôt de l'avis de Jacques Chirac !

Exactement comme est historique la condamnation du groupe pétrolier Shell, il y a quelques jours, par un tribunal néerlandais. Je ne sais pas si vous vous rendez-compte de la puissance de ce jugement, mais en gros, non seulement, ce tribunal a condamné Shell pour son inaction dans le changement climatique mais il a en plus fixé à Shell un objectif de réduction de 45% de ses émissions de gaz à effet de serre pour d'ici la fin 2030. Autant vous dire que ce sera mission impossible ! L'ONG qui a obtenu ce jugement va évidemment susciter d'autres émules dans d'autres pays. Mais il ne faudrait pas croire que c'est juste un combat entre des ONG et des sociétés pétrolières, les actionnaires aussi mènent exactement le même combat. La preuve, quasi en même temps que ce jugement historique, le patron du pétrolier américain EXXON avait été chahuté par des actionnaires activistes, qui lui ont reproché d'être trop lent dans sa politique de transition énergétique. Ces actionnaires - des capitalistes donc - ont été soutenu par Black Rock le plus grand gestionnaire d'actions au monde. Résultat : ils ont pu obtenir la nomination au sein du conseil d'administration de deux administrateurs, dont la seule mission sera d'accélérer la transition énergétique. De son côté, le patron de TOTAL avait déjà bien compris ce message et il sait bien que la pression climatique est là pour durer. D'ailleurs, depuis quelques jours, Total ne s'appelle plus Total mais TotalEnergies. C'est plus qu'un changement de nom, c'est aussi une manière de montrer que Total n'est pas seulement active dans les énergies fossiles mais aussi dans les énergies renouvelables.Mais en dépit de ce virage stratégique, la pression sur les géants du pétrole va subsister fortement. Il n'est plus question par exemple de compenser les dégâts faits au climat en plantant des arbres. D'ailleurs le calcul a été fait, si Shell (qui vient d'être condamné par ce tribunal néerlandais) voulait compenser son empreinte écologique devrait planter une forêt équivalente à la taille du Brésil. Autant dire que ni vous, ni moi, ni nos descendants ne seront là pour voir un tel exploit.Cette pression climatique si elle est saine doit aussi être mesurée. Car comme le rappelait le patron de Total dans l'expression "transition énergétique", il y a aussi le mot "transition". Il faut donc donner du temps aux pétroliers pour s'adapter et pour que les énergies de substitution prennent le relais, sans quoi la seule conséquence à court terme, c'est une explosion du prix de pétrole. François Mitterrand avait coutume de dire qu'il fallait "donner du temps au temps", mais Jacques Chirac aurait ajouté "oui, mais à condition de ne pas perdre son temps". Espérons que les sociétés pétrolières soient plutôt de l'avis de Jacques Chirac !