Au bout de plusieurs semaines de négociations salariales, employeurs et représentants des travailleurs s'étaient entendu fin février sur l'AIP. Le document avait toutefois été rejeté par la base du syndicat socialiste fin mars. Le gouvernement fédéral avait tout de même fixé dans un arrêté royal la marge maximale pour l'évolution des coûts salariaux à 1,1%.

Diverses conventions collectives de travail (CCT) avaient été signées le mois dernier par les partenaires sociaux au sein du Conseil national du travail (CNT). Elles concernent notamment les emplois de fin de carrière, le RCC, la mobilité ou encore la flexibilité au travail.

Après la conclusion d'un AIP, la concertation sociale glisse traditionnellement vers les différents secteurs. Cette semaine, ce sont ainsi de premiers protocoles d'accord qui ont été conclus dans ceux des métaux non-ferreux et précieux. Ensemble, ceux-ci représentent plusieurs milliers de travailleurs, selon le syndicat chrétien.

Les salaires y augmenteront de 1,1% ces deux prochaines années, tout comme les salaires minimums. Les travailleurs pourront encore bénéficier de conditions plus souples pour les RCC et les fins de carrière. Pour les longues carrières et les métiers difficiles par exemple, il sera ainsi toujours possible de prendre sa pension anticipée à l'âge de 59 ans pendant encore deux ans et demi (jusqu'à la fin du mois de juin 2021).

Pour les entreprises en difficultés ou en restructuration, l'âge de la pension anticipée est relevé de 56 à 58 ans cette année, puis à 59 ans en 2020 et 60 ans fin de cette même année, comme convenu dans l'AIP. Les emplois en fin de carrière restent accessibles dès 55 ans pour ceux qui souhaitent travailler en 4/5e temps et à partir de 57 ans pour les mi-temps.