Deuxième tentative ! Après la cession ratée d'Hema au groupe de distribution néerlandais Ahold en 2011, le fonds d'investissement britannique Lion Capital (propriétaire de l'enseigne batave depuis 2007) vient d'annoncer qu'il était en train d'explorer " toutes les options stratégiques ". Il a mandaté pour ce faire le groupe Credit Suisse. Parmi les différents scénarios sur la table, il y a la vente totale ou partielle de l'enseigne, son introduction en Bourse, ou encore le statu quo. Pour l'instant, Lion Capital ne donne...

Deuxième tentative ! Après la cession ratée d'Hema au groupe de distribution néerlandais Ahold en 2011, le fonds d'investissement britannique Lion Capital (propriétaire de l'enseigne batave depuis 2007) vient d'annoncer qu'il était en train d'explorer " toutes les options stratégiques ". Il a mandaté pour ce faire le groupe Credit Suisse. Parmi les différents scénarios sur la table, il y a la vente totale ou partielle de l'enseigne, son introduction en Bourse, ou encore le statu quo. Pour l'instant, Lion Capital ne donne aucune précision. " Ces 10 dernières années, l'enseigne a ouvert plus de 300 magasins dans sept pays, explique le groupe. Hema est désormais bien positionné pour profiter du futur potentiel de croissance, soutenu par une forte position dans le Benelux et une très belle réussite à l'international. " L'annonce faite par Lion Capital intervient en réalité alors que la chaîne a creusé sa perte nette à 29,1 millions d'euros au deuxième trimestre, contre 9,6 millions un an auparavant. Une situation que le groupe explique par des coûts de financement uniques à hauteur de 20,1 millions d'euros pour refinancer sa dette. Mais cette situation précaire est surtout le fait d'une stratégie de conquête effrénée de l'Europe. Après la Belgique et le Luxembourg, la chaîne a en effet fortement étendu ses activités dans des pays limitrophes tels que l'Allemagne, l'Espagne, la France et le Royaume-Uni, même si elle réalise encore 80 % de son chiffre d'affaires aux Pays-Bas. Le groupe reste toutefois pénalisé dans le financement de son expansion à l'international par le poids de son endettement. Si bien que plusieurs sources aujourd'hui pointent l'importance de s'assurer que la croissance d'Hema sur ses nouveaux marchés n'est pas qu'un feu de paille lié à la nouveauté du concept aux yeux des consommateurs. D'après Het Financieele Dagblad, qui a consulté différents banquiers et pu s'entretenir avec un candidat-acheteur, les intéressés ne se bousculeraient pas au portillon. " Hema n'est pas un actif très alléchant ", lâche un gros investisseur étranger dans les colonnes du quotidien économique néerlandais. Des doutes persistent notamment sur la véritable percée du concept à l'international, ainsi que sur la persistance de la croissance des revenus. Si la vente ne se concrétise pas, une entrée en Bourse est envisagée. " Le plus important est que nous puissions accélérer nos plans de croissance, affirme Tjeerd Jegen, CEO de l'enseigne. Cela est compliqué dans notre structure financière actuelle en raison du lourd fardeau de la dette. Nous nous développons aujourd'hui avec un frein à main. "