Mark Zuckerberg, comme les autres GAFA, est passé devant la Chambre des représentants des États-Unis ce mercredi. Son but était d'essayer de persuader les législateurs que les acquisitions de Facebook ainsi que les copies des produits et fonctionnalités de ses concurrents n'ont pas constitués un comportement monopolistique.
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Mark Zuckerberg, comme les autres GAFA, est passé devant la Chambre des représentants des États-Unis ce mercredi. Son but était d'essayer de persuader les législateurs que les acquisitions de Facebook ainsi que les copies des produits et fonctionnalités de ses concurrents n'ont pas constitués un comportement monopolistique.Cependant en 2012, le cofondateur d'Instagram, Kevin Systrom, ne semblait pas sûr de ce qu'il se passerait s'il choisissait de rester indépendant."Zuckerberg va se mettre en mode destruction si je dis non à une acquisition ?" a-t-il demandé dans un message à Matt Cohler, un des premiers employés de Facebook et investisseurs d'Instagram. Cette question a été dévoilée dans des documents publiés par la commission judiciaire de la Chambre des représentants dans le cadre de son audition antitrust mercredi. "Probablement", a-t-il répondu.Matt Cohler a également averti que Zuckerberg ne serait probablement pas dissuadé par le fait qu'Instagram souhaitait lever des fonds de démarrage supplémentaires. "Il va s'efforcer de passer en mode destruction". Il ajoute ensuite : "Mark ne réagit pas émotionnellement, il réagit en fonction de la concurrence".Kevin Systrom et Matt Cohler ont ensuite élaboré une stratégie sur la meilleure façon de répondre à Zuckerberg. Par exemple en minimisant la force d'Instagram et en disant qu'il ne serait pas adapté ou capable de réussir dans Facebook.Finalement, les deux hommes d'Instagram ont conclu pendant l'échange de messages qu'Instagram devait continuer à collecter des fonds et qu'ils devaient convaincre Zuckerberg qu'ils ne constituaient pas une menace pour Facebook.Cela n'a visiblement pas fonctionné puisque Facebook a fini par obtenir gain de cause deux mois seulement après l'échange, en achetant Instagram pour un milliard de dollars en avril 2012. Le prix semblait énorme à l'époque, mais Instagram aurait rapporté 20 milliards de dollars de revenus à Facebook rien que l'année dernière.L'acquisition d'Instagram par Facebook a depuis fait l'objet d'un examen minutieux de la part des régulateurs et des politiciens qui affirment qu'il s'agit de pratiques anticoncurrentielles. Zuckerberg a été confronté à de multiples questions sur le sujet mercredi et a affirmé que Facebook fait toujours face à beaucoup de concurrence."Le service de messagerie le plus populaire aux États-Unis est iMessage", a déclaré Mark Zuckerberg aux législateurs. "L'application qui connaît la plus forte croissance est TikTok. L'application la plus populaire pour la vidéo est YouTube. La plateforme de publicité qui connaît la plus forte croissance est Amazon. La plus grande plateforme de publicité est Google. Et pour chaque dollar dépensé en publicité aux États-Unis, moins de 10 cents sont dépensés chez nous".Néanmoins, la commission a obtenu un grand nombre de documents de Facebook et d'autres entreprises dans le cadre de son enquête antitrust, notamment des courriels dans lesquels Zuckerberg affirme qu'il considérait Instagram comme une menace importante pour les activités de Facebook avant de l'acquérir.