L'exposé de Sébastien Bazin au B19, un cercle d'affaires à Bruxelles, est intéressant à plus d'un titre. D'abord, on redécouvre que dans la vie des affaires, il faut avoir de la chance. Lorsque la crise sanitaire a éclaté - avec tous les dégâts que l'on sait sur le secteur de l'hôtellerie -, Sébastien Bazin venait juste de finaliser la vente des murs de tous ses hôtels. Il a pu vendre ses murs pour 6 milliards d'euros. Mais la crise lui a malgré tout coûté 1.5 milliard. Et comme il le dit lui-même, sans cette opération immobilière, Accor serait devant le tribunal de commerce en ce moment.

A ceux et celles qui se posent la question de savoir pourquoi un grand patron de l'hôtellerie vend son immobilier, la réponse est claire (en tout cas pour Sébastien Bazin) : gérer de l'immobilier à ce niveau, c'est un métier, autre que celui d'hôtelier. Face à la concurrence d'acteurs comme Airbnb, des chaines comme Accor doivent investir dans le numérique, dans des plateformes numériques pour améliorer la relation clients et doper les programmes de fidélité. Bref, ça demande de l'argent aussi. Il faut donc faire des choix. Ce qui est intéressant dans les propos de Sébastien Bazin, le patron d'Accor, c'est qu'il reconnait que lorsque Airbnb s'est lancé sur le marché, il n'y a pas cru. Il se demandait qui pouvait louer un logement chez des gens inconnus dont on ignore tout de l'hygiène. Comme quoi, même les meilleurs PDG peuvent aussi se tromper.

Ce qui est aussi passionnant dans les propos du PDG du groupe Accor, c'est qu'il nous montre qu'être PDG, c'est d'abord et aussi se remettre en question. Pour affronter la crise, il a aussi réfléchi et il est arrivé à la conclusion que sa société pouvait aussi se transformer. Je ne vous citerai qu'un seul exemple faute de temps : il a constaté, comme nous tous, que plus personne ne veut revenir à plein temps au bureau mais que nous n'avons pas non plus envie de travailler chez nous. Or, dit-il, avec ses 5.200 hôtels, il a des espaces inoccupés pendant la journée qui peuvent accueillir, dans chaque quartier, à moins de 10 minutes à pied ou à vélo, tous les télétravailleurs qui le souhaitent . Après tout, avec les hôpitaux et les commissariats, les hôtels sont les seules infrastructures ouvertes sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Voilà pourquoi, Sébastien Bazin a aussi vendu son immobilier. Pour mobiliser l'argent nécessaire au développement d'outils numériques qui permettra au groupe Accor de devenir l'Airbnb du "bureau flexible".

Le monde change, évolue et le business s'adapte. Ce qui me conforte dans mon idée que pour réussir dans les affaires, il faut aussi être atypique, réfléchir autrement que les autres. Bref, être une sorte de zèbre à pois.

L'exposé de Sébastien Bazin au B19, un cercle d'affaires à Bruxelles, est intéressant à plus d'un titre. D'abord, on redécouvre que dans la vie des affaires, il faut avoir de la chance. Lorsque la crise sanitaire a éclaté - avec tous les dégâts que l'on sait sur le secteur de l'hôtellerie -, Sébastien Bazin venait juste de finaliser la vente des murs de tous ses hôtels. Il a pu vendre ses murs pour 6 milliards d'euros. Mais la crise lui a malgré tout coûté 1.5 milliard. Et comme il le dit lui-même, sans cette opération immobilière, Accor serait devant le tribunal de commerce en ce moment. A ceux et celles qui se posent la question de savoir pourquoi un grand patron de l'hôtellerie vend son immobilier, la réponse est claire (en tout cas pour Sébastien Bazin) : gérer de l'immobilier à ce niveau, c'est un métier, autre que celui d'hôtelier. Face à la concurrence d'acteurs comme Airbnb, des chaines comme Accor doivent investir dans le numérique, dans des plateformes numériques pour améliorer la relation clients et doper les programmes de fidélité. Bref, ça demande de l'argent aussi. Il faut donc faire des choix. Ce qui est intéressant dans les propos de Sébastien Bazin, le patron d'Accor, c'est qu'il reconnait que lorsque Airbnb s'est lancé sur le marché, il n'y a pas cru. Il se demandait qui pouvait louer un logement chez des gens inconnus dont on ignore tout de l'hygiène. Comme quoi, même les meilleurs PDG peuvent aussi se tromper.Ce qui est aussi passionnant dans les propos du PDG du groupe Accor, c'est qu'il nous montre qu'être PDG, c'est d'abord et aussi se remettre en question. Pour affronter la crise, il a aussi réfléchi et il est arrivé à la conclusion que sa société pouvait aussi se transformer. Je ne vous citerai qu'un seul exemple faute de temps : il a constaté, comme nous tous, que plus personne ne veut revenir à plein temps au bureau mais que nous n'avons pas non plus envie de travailler chez nous. Or, dit-il, avec ses 5.200 hôtels, il a des espaces inoccupés pendant la journée qui peuvent accueillir, dans chaque quartier, à moins de 10 minutes à pied ou à vélo, tous les télétravailleurs qui le souhaitent . Après tout, avec les hôpitaux et les commissariats, les hôtels sont les seules infrastructures ouvertes sept jours sur sept et 24 heures sur 24. Voilà pourquoi, Sébastien Bazin a aussi vendu son immobilier. Pour mobiliser l'argent nécessaire au développement d'outils numériques qui permettra au groupe Accor de devenir l'Airbnb du "bureau flexible".Le monde change, évolue et le business s'adapte. Ce qui me conforte dans mon idée que pour réussir dans les affaires, il faut aussi être atypique, réfléchir autrement que les autres. Bref, être une sorte de zèbre à pois.