Des stocks épuisés

La demande mondiale accrue de masques médicaux a provoqué une pénurie jusqu'en Belgique. Les pharmaciens de Louvain affirment que leurs magasins ont été " dévalisés ", plus particulièrement par des citoyens chinois qui envoient des masques à leurs parents en Chine. La boutique en ligne d'articles médicaux Barthels Medical signale également ne pas pouvoir renouveler le stock de certains produits avant le mois de mai. " La plus grande demande nous vient des entreprises. Elles achètent des masques pour les envoyer en Chine ", commente le porte-parole de Barthels. La demande de gels hydroalcooliques et de désinfectants connaît, elle aussi, une forte augmentation.
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La demande mondiale accrue de masques médicaux a provoqué une pénurie jusqu'en Belgique. Les pharmaciens de Louvain affirment que leurs magasins ont été " dévalisés ", plus particulièrement par des citoyens chinois qui envoient des masques à leurs parents en Chine. La boutique en ligne d'articles médicaux Barthels Medical signale également ne pas pouvoir renouveler le stock de certains produits avant le mois de mai. " La plus grande demande nous vient des entreprises. Elles achètent des masques pour les envoyer en Chine ", commente le porte-parole de Barthels. La demande de gels hydroalcooliques et de désinfectants connaît, elle aussi, une forte augmentation. 3M Belgium, l'un des principaux fabricants de masques de protection buccale, a augmenté la production dans toutes ses usines. " 3M dispose de plusieurs unités de production dans le monde entier. En cas d'épidémie, voire de pandémie, nous faisons appel à une organisation d'experts internationaux pour répondre aux besoins les plus importants ", déclare Kathleen Swaelen, government affairs and communication manager chez 3M Belgium. Selon Kathleen Swaelen, les masques de protection actuels sont fabriqués en fibres synthétiques chargées de manière électrostatique, ce qui leur permet de filtrer les particules de l'air ambiant. Une couche de plastique y est placée entre plusieurs couches de coton. Il existe des masques avec des orifices carrés ou ronds pour la bouche. Cette ventilation améliore considérablement le confort du porteur. Il existe différents types de masques. " Il y a deux grands groupes de masques buccaux ", explique Kathleen Swaelen (3M). Le premier est celui des masques buccaux chirurgicaux ou médicaux. Ceux-ci permettent de protéger le monde extérieur d'une contamination par la toux ou les éternuements du porteur. Et ils sont imperméables à la salive, étant donné que c'est dans les fluides corporels que les virus se nichent. Le deuxième groupe est celui des masques destinés à protéger le porteur de tout élément extérieur. " Ce genre de masque doit être collé au visage et avoir un effet filtrant ", conclut-elle. En Chine, au Japon et en Corée du Sud notamment, le port de masques buccaux est monnaie courante en cas de grippe mais aussi pour empêcher l'inhalation de particules de poussière en cas de pollution de l'air. Ces masques sont même devenus un accessoire de mode sur la scène pop japonaise et coréenne. Ils arborent différentes couleurs et des motifs en tout genre. Mais ces masques peuvent également être proposés en tant que produits promotionnels arborant le logo d'entreprises. Le premier masque chirurgical aurait été utilisé pour la première fois par le professeur français Paul Berger en 1897. En 1899, il publiait un article traitant de l'utilisation du " masque opératoire " dans le cadre des interventions chirurgicales. L'idée lui était venue après avoir remarqué que ses assistants et lui-même souffraient d'inflammations et d'ulcérations de la bouche et de la mâchoire après des opérations. Il avait également constaté que des gouttelettes de salive tombaient sur le patient pendant l'opération. Berger aurait alors fabriqué une compresse rectangulaire, composée de six couches de gaze pour se couvrir la bouche et le nez.