L'organisation patronale flamande juge les réformes du marché du travail, prévues par le plan de relance et de transition, insuffisantes pour porter structurellement le taux d'emploi à 80 %. L'accord contient certes des quelques avancées positives dans le domaine de l'activation, mais il accroît également la charge administrative pesant sur les employeurs et fait peser encore trop de méfiance à leur égard.

"Nous voyons des éléments positifs et négatifs dans les réformes du marché du travail, mais nous restons sur notre faim, déclare Hans Maertens, directeur général de Voka. Prises ensemble, ces réformes sont insuffisantes pour augmenter structurellement le taux d'emploi. Il est clair que le gouvernement fédéral tente de prendre les avis de tout le monde en compte dans un compromis majeur, mais qu'il ne fait finalement que la moitié du travail, et c'est bien dommage"

Pour l'organisation patronale flamande, le verdict est clair: "C'est du travail à moitié fait".

Méfiance à l'égard des employeurs

Un certain nombre de mesures abordées créeront des surcharges administratives et semblent encourager une forme de méfiance à l'égard des employeurs, déplore l'organisme.

Par exemple, le certificat médical pour un jour de maladie sera supprimé mais seulement dans les grandes entreprises. Les employés peuvent y avoir recours trois fois par an. La crainte étant que cette décision ouvre la porte à de nombreux abus. "Nous avons également de grandes inquiétudes quant à la mise en pratique de cette mesure. Pourquoi introduire la réglementation là où elle n'est pas nécessaire? Laissons à chaque employeur la liberté d'élaborer une politique en matière de congé de maladie", déclare Hans Maertens. Le Voka ne comprend pas non plus la distinction qui est faite entre les grandes entreprises et les PME, pour lesquelles l'exemption ne s'appliquerait pas.

Le gouvernement fédéral fait avancer le droit des employés au télétravail. Pour l'organisation patronale flamande, c'est un pas trop loin. Les entreprises sont déjà occupées à conclure des accords et des chartes concernant la mise en place du télétravail. "Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement intervient dans cette affaire. Ici aussi, le gouvernement fait preuve d'un manque de confiance envers les employeurs, qui sont parfaitement capables de réglementer eux-mêmes leur organisation du travail, et ce de manière responsable ou en concertation avec les partenaires sociaux", déclare Hans Maertens.

Autre pierre d'achoppement, l'augmentation à 5 jours du droit de formation pour chaque employé. La formation est trop importante pour être traitée par une seule mesure générique et commune à toutes les entreprises. Une bonne politique de formation nécessite plutôt une personnalisation au niveau de chaque entreprise. Imposer d'en haut un nombre fixe de jours de formation est le contraire de ce qu'il faut faire.

L'organisation patronale était demandeuse d'un assouplissement de la réglementation sur le travail de nuit.

"Nous avons manqué le train du commerce électronique pendant des années à cause de règles trop rigides. Or le gouvernement fédéral a manqué l'occasion de remiser ce dossier au placard."

Les avancées positives

Mais le Voka ne manque pas de souligner le point positif, à savoir que le gouvernement prend enfin des mesures pour mieux aider les malades de longue durée à se réinsérer dans le milieu professionnel en retrouvant un emploi. Toutefois, le Voka met en garde contre des sanctions qui pourraient s'avérer trop lourdes et une charge administrative excessive pour les entreprises. Pour que cela soit un succès, il faut poursuivre et améliorer cette réglementation.

En reconnaissant les singularités entre les différents marchés du travail en Belgique et en réaffirmant le principe d'autoriser des politiques d'emploi asymétriques, les nouvelles mesures prises par le gouvernement fédéral rendent possibles une activation plus rapide des demandeurs d'emploi.

Enfin, l'organisme patronal flamand est positif quant à la nouvelle prime de travail, qui résultera de la suppression progressive de la cotisation spéciale de sécurité sociale. Cela rendra le travail, à nouveau, un peu plus gratifiant pour les personnes à bas salaire.

"Malgré un certain nombre de bonnes mesures, nous constatons un manque de confiance du gouvernement envers les entreprises qui sont capables de gérer leur propre organisation du travail. Un certain nombre de mesures entraîneront également une surcharge administrative considérable. Nous nous attendons à ce que nombre de ces mesures fassent encore l'objet d'une consultation sociale", conclut Hans Maertens.

L'organisation patronale flamande juge les réformes du marché du travail, prévues par le plan de relance et de transition, insuffisantes pour porter structurellement le taux d'emploi à 80 %. L'accord contient certes des quelques avancées positives dans le domaine de l'activation, mais il accroît également la charge administrative pesant sur les employeurs et fait peser encore trop de méfiance à leur égard."Nous voyons des éléments positifs et négatifs dans les réformes du marché du travail, mais nous restons sur notre faim, déclare Hans Maertens, directeur général de Voka. Prises ensemble, ces réformes sont insuffisantes pour augmenter structurellement le taux d'emploi. Il est clair que le gouvernement fédéral tente de prendre les avis de tout le monde en compte dans un compromis majeur, mais qu'il ne fait finalement que la moitié du travail, et c'est bien dommage"Pour l'organisation patronale flamande, le verdict est clair: "C'est du travail à moitié fait".Méfiance à l'égard des employeursUn certain nombre de mesures abordées créeront des surcharges administratives et semblent encourager une forme de méfiance à l'égard des employeurs, déplore l'organisme.Par exemple, le certificat médical pour un jour de maladie sera supprimé mais seulement dans les grandes entreprises. Les employés peuvent y avoir recours trois fois par an. La crainte étant que cette décision ouvre la porte à de nombreux abus. "Nous avons également de grandes inquiétudes quant à la mise en pratique de cette mesure. Pourquoi introduire la réglementation là où elle n'est pas nécessaire? Laissons à chaque employeur la liberté d'élaborer une politique en matière de congé de maladie", déclare Hans Maertens. Le Voka ne comprend pas non plus la distinction qui est faite entre les grandes entreprises et les PME, pour lesquelles l'exemption ne s'appliquerait pas.Le gouvernement fédéral fait avancer le droit des employés au télétravail. Pour l'organisation patronale flamande, c'est un pas trop loin. Les entreprises sont déjà occupées à conclure des accords et des chartes concernant la mise en place du télétravail. "Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement intervient dans cette affaire. Ici aussi, le gouvernement fait preuve d'un manque de confiance envers les employeurs, qui sont parfaitement capables de réglementer eux-mêmes leur organisation du travail, et ce de manière responsable ou en concertation avec les partenaires sociaux", déclare Hans Maertens.Autre pierre d'achoppement, l'augmentation à 5 jours du droit de formation pour chaque employé. La formation est trop importante pour être traitée par une seule mesure générique et commune à toutes les entreprises. Une bonne politique de formation nécessite plutôt une personnalisation au niveau de chaque entreprise. Imposer d'en haut un nombre fixe de jours de formation est le contraire de ce qu'il faut faire.L'organisation patronale était demandeuse d'un assouplissement de la réglementation sur le travail de nuit. "Nous avons manqué le train du commerce électronique pendant des années à cause de règles trop rigides. Or le gouvernement fédéral a manqué l'occasion de remiser ce dossier au placard."Les avancées positivesMais le Voka ne manque pas de souligner le point positif, à savoir que le gouvernement prend enfin des mesures pour mieux aider les malades de longue durée à se réinsérer dans le milieu professionnel en retrouvant un emploi. Toutefois, le Voka met en garde contre des sanctions qui pourraient s'avérer trop lourdes et une charge administrative excessive pour les entreprises. Pour que cela soit un succès, il faut poursuivre et améliorer cette réglementation.En reconnaissant les singularités entre les différents marchés du travail en Belgique et en réaffirmant le principe d'autoriser des politiques d'emploi asymétriques, les nouvelles mesures prises par le gouvernement fédéral rendent possibles une activation plus rapide des demandeurs d'emploi.Enfin, l'organisme patronal flamand est positif quant à la nouvelle prime de travail, qui résultera de la suppression progressive de la cotisation spéciale de sécurité sociale. Cela rendra le travail, à nouveau, un peu plus gratifiant pour les personnes à bas salaire. "Malgré un certain nombre de bonnes mesures, nous constatons un manque de confiance du gouvernement envers les entreprises qui sont capables de gérer leur propre organisation du travail. Un certain nombre de mesures entraîneront également une surcharge administrative considérable. Nous nous attendons à ce que nombre de ces mesures fassent encore l'objet d'une consultation sociale", conclut Hans Maertens.