Poppy met l'accélérateur dans son offre de voitures partagées. La flotte va passer de 1000 à 3000 voitures, réparties à Bruxelles, Anvers et Gand. "Nous comptons aussi ouvrir une ville en Wallonie" promet Sylvain Niset, CEO de Poppy.
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Poppy met l'accélérateur dans son offre de voitures partagées. La flotte va passer de 1000 à 3000 voitures, réparties à Bruxelles, Anvers et Gand. "Nous comptons aussi ouvrir une ville en Wallonie" promet Sylvain Niset, CEO de Poppy.Filiale du groupe D'Ieteren, Poppy en enregistré une forte hausse de l'utilisation de ses véhicules. "L'an dernier, nous avons triplé le chiffre d'affaires sur une base mensuelle" continue Sylvain Niset, qui ajoute que l'entreprise est "devenue positive à l'EBITDA, elle génère du cash." Elle ne dégage pas encore de rentabilité nette, car l'EBITDA est la rentabilité avant les amortissements, les taxes et les intérêts. C'est un indicateur de la viabilité du modèle. En ouvrant de nouveaux marchés, Poppy doit investir et faire reculer le moment où la marge nette sera positive. L'augmentation du nombre d'autos vise à dégager des économies d'échelles et à arriver à la profitabilité de l'activité.Cet arrivage très important va permettre aussi d'élargir l'offre. "Nous aurons aussi des autos plus grandes, plus premium, comme des Audi A4 break" précise le CEO.Poppy cherche à proposer une offre diversifiée. A côté des voitures, l'opérateur propose 50 vans, 2000 trottinettes et, depuis peu, 160 vélos. "L'objectif est de mettre en place une offre multimodale, un MaaS (mobilité comme service) à travers l'application et d'encourager la multimodalité" Cela implique de proposer aussi des transports en commun, au moins sous forme d'informations sur les trajets. Pour l'achat de titres de transport, "on verra si on peut aller jusque-là, il n'y a pas de discussions à ce stade".Le nouvel et imposant arrivage ne contiendra pas d'autos électriques. Poppy propose actuellement des VW ID.3 sur Bruxelles, et a proposé des VW Golf électriques à Anvers. Mais l'expérience n'a pas été concluante. "Les autos électriques sont très difficiles à rentabiliser. Elles coûtent plus cher et devraient tourner davantage" observe Sylvain Nizet. "Or nous constatons que ces véhicules sont utilisés sur des trajets plus courts que les autos à carburant, sans doute à cause d'une crainte sur l'autonomie."La difficulté pour Poppy est d'obtenir les véhicules dans des délais pas trop longs. Il a ainsi dû se montrer discret sur son offre de vans, car la difficulté à livrer a limité le parc disponible.L'arrivée de nouvelles autos devrait augmenter le chiffre d'affaires. "Plus d'autos dans la rue, cela fait de la visibilité, donc plus d'inscription, il faut un peu de temps pour que cela se traduise en chiffre d'affaires supplémentaire."