On aurait pu croire que l'instauration plus structurelle du télétravail aurait permis de diminuer les embouteillages sur nos routes. Le nombre de travailleurs à domicile reste en effet élevé en cette rentrée. Une étude réalisée par VIAS, en collaboration avec le SPF Mobilité et Transports, montre que la proportion de travailleurs à domicile a presque doublé, rapporte De Morgen. Alors qu'en 2019, 22 % des employés travaillaient à domicile au moins occasionnellement, ils sont aujourd'hui, après les assouplissements sanitaires, toujours environ 41 %.

Cette poussé du télétravail n'a, malheureusement et étonnamment pas d'effets positifs sur les routes. En ce mois de septembre, les files sont de retour et, elles dépassent même la période d'avant la crise sanitaire.

Des dizaines de kilomètres de files sur les routes du pays par un lundi matin sec. C'est plus que la moyenne. Ce que beaucoup de gens pressentaient déjà est confirmé par les chiffres : nous sommes à nouveau coincés dans les embouteillages. Avec la rentrée des classes, les embouteillages ont augmenté de façon exponentielle. Mais les employés et les écoliers ne sont pas les seuls "responsables" de cette situation chaotique sur les routes du royaume.

Plus de trafic de marchandises

On observe en effet énormément de camions et de camionnettes aux heures de pointes, en longue file indienne. L'e-commerce, boosté pendant les confinements, est désormais aussi montré du doigt dans cette congestion.

"Il y a plus de trafic de marchandises", déclare Stef Willems de l'institut du trafic VIAS, cité par De Morgen. "Depuis la relance de l'économie, il y a beaucoup plus de camions sur la route. Un autre phénomène est celui des nombreuses camionnettes, en raison de l'avancée du commerce électronique." Cela représente une augmentation de plus de 3 % du trafic de marchandises sur les autoroutes flamandes.

"Le pire est à venir"

Cela implique que certains axes de circulation sont sursaturés pratiquement toute la journée. La circulation autour d'Anvers, de Bruxelles et de Gand se traduit par un embouteillage presque sans fin, qui passe sans transition de l'heure de pointe du matin à l'heure de pointe du soir. "Il est donc de plus en plus difficile de partir juste avant ou juste après les embouteillages", explique l'expert en mobilité. "Et le pire est encore à venir. Les mois où les embouteillages sont les plus importants sont traditionnellement octobre et novembre, au début de l'automne, avec la brume matinale et les précipitations."

Dans le même temps, l'utilisation des transports publics est encore nettement inférieure à celle d'avant pandémie. "Nous constatons, surtout à Bruxelles, que moins de gens prennent les transports publics", dit Willems. "En raison du faible taux de vaccination, la peur de la contagion y est probablement pour quelque chose." La société de transport public STIB déclare qu'elle a atteint aujourd'hui environ 75 % de son effectif normal. Stef Willems constate aussi que de plus en plus de personnes délaissent le train et le bus au profit de leur propre voiture. "Il ne sera pas facile de leur faire faire à nouveau le mouvement inverse", estime-t-il.

On aurait pu croire que l'instauration plus structurelle du télétravail aurait permis de diminuer les embouteillages sur nos routes. Le nombre de travailleurs à domicile reste en effet élevé en cette rentrée. Une étude réalisée par VIAS, en collaboration avec le SPF Mobilité et Transports, montre que la proportion de travailleurs à domicile a presque doublé, rapporte De Morgen. Alors qu'en 2019, 22 % des employés travaillaient à domicile au moins occasionnellement, ils sont aujourd'hui, après les assouplissements sanitaires, toujours environ 41 %.Cette poussé du télétravail n'a, malheureusement et étonnamment pas d'effets positifs sur les routes. En ce mois de septembre, les files sont de retour et, elles dépassent même la période d'avant la crise sanitaire. Des dizaines de kilomètres de files sur les routes du pays par un lundi matin sec. C'est plus que la moyenne. Ce que beaucoup de gens pressentaient déjà est confirmé par les chiffres : nous sommes à nouveau coincés dans les embouteillages. Avec la rentrée des classes, les embouteillages ont augmenté de façon exponentielle. Mais les employés et les écoliers ne sont pas les seuls "responsables" de cette situation chaotique sur les routes du royaume.On observe en effet énormément de camions et de camionnettes aux heures de pointes, en longue file indienne. L'e-commerce, boosté pendant les confinements, est désormais aussi montré du doigt dans cette congestion. "Il y a plus de trafic de marchandises", déclare Stef Willems de l'institut du trafic VIAS, cité par De Morgen. "Depuis la relance de l'économie, il y a beaucoup plus de camions sur la route. Un autre phénomène est celui des nombreuses camionnettes, en raison de l'avancée du commerce électronique." Cela représente une augmentation de plus de 3 % du trafic de marchandises sur les autoroutes flamandes.Cela implique que certains axes de circulation sont sursaturés pratiquement toute la journée. La circulation autour d'Anvers, de Bruxelles et de Gand se traduit par un embouteillage presque sans fin, qui passe sans transition de l'heure de pointe du matin à l'heure de pointe du soir. "Il est donc de plus en plus difficile de partir juste avant ou juste après les embouteillages", explique l'expert en mobilité. "Et le pire est encore à venir. Les mois où les embouteillages sont les plus importants sont traditionnellement octobre et novembre, au début de l'automne, avec la brume matinale et les précipitations."Dans le même temps, l'utilisation des transports publics est encore nettement inférieure à celle d'avant pandémie. "Nous constatons, surtout à Bruxelles, que moins de gens prennent les transports publics", dit Willems. "En raison du faible taux de vaccination, la peur de la contagion y est probablement pour quelque chose." La société de transport public STIB déclare qu'elle a atteint aujourd'hui environ 75 % de son effectif normal. Stef Willems constate aussi que de plus en plus de personnes délaissent le train et le bus au profit de leur propre voiture. "Il ne sera pas facile de leur faire faire à nouveau le mouvement inverse", estime-t-il.