L'époque où le salaire et ses avantages extra-légaux était coulé dans le marbre sans que l'employé n'ait son mot à dire est révolue. De plus en plus d'entreprises offrent à leur personnel l'opportunité de constituer eux-mêmes leur package salarial ou du moins, une partie de celui-ci, sur la base de leurs besoins et de leurs préférences personnelles. Aussi appelé "plan cafétéria" dans le jargon des ressources humaines, le concept est budgétairement neutre pour l'employeur.
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L'époque où le salaire et ses avantages extra-légaux était coulé dans le marbre sans que l'employé n'ait son mot à dire est révolue. De plus en plus d'entreprises offrent à leur personnel l'opportunité de constituer eux-mêmes leur package salarial ou du moins, une partie de celui-ci, sur la base de leurs besoins et de leurs préférences personnelles. Aussi appelé "plan cafétéria" dans le jargon des ressources humaines, le concept est budgétairement neutre pour l'employeur. Si un parent désire, par exemple, obtenir plus de jours de congé pour s'occuper de ses enfants car son partenaire travaille, il pourra demander à ce que sa prime de fin d'année soit convertie en jours de congé supplémentaires. Un employé à la fibre écologique pourra aussi échanger sa voiture de société contre une prime vélo ou un abonnement de train. Une flexibilité et une autonomie qui ont l'avantage de satisfaire davantage les employés. A noter qu'il n'y a aucune obligation de participer à un "plan cafétéria". La mesure dans laquelle certains avantages peuvent être convertis diffèrent aussi d'une entreprise à l'autre. Elle varie selon le secteur d'activité (commission paritaire) dans lequel l'entreprise opère et dépend de la législation en général.La société SD Worx a introduit récemment son 'Flex Income Plan" qui permet à ses employés de choisir à la carte leurs avantages extralégaux relaie le quotidien flamand Het Laatste Nieuws. En 2017, 12.953 salariés ont bénéficié de ce plan. Des données récoltées auprès de son personnel, l'entreprise a compilé le top 10 des avantages extralégaux les plus plébiscités. 1. Jours de congé supplémentaires: 57,87%2. Epargne-pension: 40,50%3. Voiture de société: 30,84%4. Allocation supplémentaires pour les enfants: 25,89%5. Actions d'entreprise: 25,88%6. Assurance hospitalisation pour les membres de sa famille: 12,32%7. Abonnement pour les transports en commun (train): 12,29%8. Carte essence (internationale): 9,60%9. Multimédia: 8,98%10. Vélo : 7,50%"Pour la première fois, la voiture n'est pas citée en premier", analyse Lieve Michiels en charge de la mise en oeuvre du plan chez SD Worx. "La voiture est même reléguée à la troisième place. L'équilibre entre vie privée et vie professionnelle est vraiment devenu un élément de plus en plus déterminant, avec près de 60% des employés qui optent pour des jours de congé supplémentaires. Entre les lignes, on peut lire que l'on accorde de plus en plus d'importance à un travail viable. Le besoin de prendre du temps supplante l'aspect financier." Lieve Michiels note une autre tendance: "Les employés désirent aussi plus de sécurité sociale: une épargne-pension et des allocations familiales plus élevées sont des préférences qui ressortent chez de nombreuses personnes sondées. L'employé veut aussi optimaliser ses rentrées financières en contractant des actions, une option qui clôt le top 5."Une enquête récente réalisée par SD Worx tente aussi à démontrer que 75% des employés belges désirent avoir plus de main mise sur leur package salarial. Dans la pratique, 91% des employeurs décident de la rémunération de leur personnel. SD Worx a demandé via cette étude à 2.500 employés quels avantages ils choisiraient s'ils pouvaient composer de A à Z leur rémunération. La liste est un peu différente. 1. Chèque-repas2. Epargne-pension3. Jours de vacances supplémentaires4. Prime d'ancienneté5. Cotisation à une assurance-hospitalisation 6. Jours d'ancienneté7. Voiture de société8. Cotisation à une assurance hospitalisation pour les membres de sa famille 9. Smartphone, ordinateur portable 10. Primes de prestationsOn remarque aussi ici que la voiture ne se retrouve pas dans le top 5. Faut-il dès lors en conclure que les mentalités changent au sujet des voitures de société ? Lieve Michiels nuance : "Les 2500 personnes interviewées ne voient peut-être pas la voiture comme une possibilité valable dans leur fonction actuelle. C'est peut-être la raison pour laquelle cette option n'arrive qu'à la 7ème place. Mais en général, on peut conclure que l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée devient de plus en plus important dans le choix d'avantages extralégaux."