"Pimp my ride!" est une vieille expression anglaise qui signifie "Embellis ma caisse!". Par extension, Pimp My Bike a pour vocation d'embellir de vieux vélos et de les transformer en bicyclettes tout neuves. Cette start-up travaille au départ de cadres vintages qu'elle a chinés dans les brocantes, dénichés dans les parcs à conteneurs ou trouvés à l'occasion de vide-greniers. Elle transforme aussi de vieux vélos apportés par les clients. A noter que seul le cadre est vintage, toutes les autres pièces sont neuves, l'ensemble étant sous garantie pendant deux ans. Et que Pimp My Bike fait surtout dans le vélo musculaire, tant pour un usa...

"Pimp my ride!" est une vieille expression anglaise qui signifie "Embellis ma caisse!". Par extension, Pimp My Bike a pour vocation d'embellir de vieux vélos et de les transformer en bicyclettes tout neuves. Cette start-up travaille au départ de cadres vintages qu'elle a chinés dans les brocantes, dénichés dans les parcs à conteneurs ou trouvés à l'occasion de vide-greniers. Elle transforme aussi de vieux vélos apportés par les clients. A noter que seul le cadre est vintage, toutes les autres pièces sont neuves, l'ensemble étant sous garantie pendant deux ans. Et que Pimp My Bike fait surtout dans le vélo musculaire, tant pour un usage urbain que pour des sorties plus sportives. Comptez 500 euros pour un engin refait à neuf à partir d'un cadre apporté par un client. Guillaume Grégoire et Thomas Reynders, amis de longue date et cyclistes, avaient toujours rêvé de lancer une entreprise ensemble... "Nous avons commencé à retaper de vieux vélos dans la cave de la colocation de Guillaume et appris sur le tas, s'amuse Thomas Reynders. Nous avons très vite créé une SRL. Travailler un jour par semaine et le week-end n'a rapidement plus été suffisant. Guillaume a quitté son job de chef de production chez Emerson Automation Solutions. Et moi qui étais chef de projet IT aux AG, je suis passé indépendant. Aujourd'hui, Guillaume est salarié à mi-temps de Pimp My Bike. Et Andréa Lavandier, un autre copain, vient aussi de rejoindre l'aventure." Juste avec les fools, family & friends, le bouche à oreille et les réseaux sociaux, la start-up a vendu une grosse vingtaine de vélos en un an et demi. Le 8 avril dernier, elle a ouvert un pop-up au 342 de l'avenue Georges Henri à Woluwe-Saint-Lambert dans le cadre de "L'auberge espagnole", l'incubateur commercial de hub.brussels. "En plus d'un accompagnement en termes de communication et de définition du projet, hub.brussels nous permet d'avoir enfin pignon sur rue pour un loyer très raisonnable. A savoir 350 euros par mois tout compris. Le magasin sera ouvert jusqu'en septembre. Nous ferons alors le point en fonction de la ventilation de la clientèle. Vendons-nous plus des vélos apportés par les clients ou nos propres vélos? Suivant la réponse, l'an prochain, nous pourrions ouvrir notre propre boutique et/ou un atelier de production. Nous avons en effet l'ambition de produire des vélos upcyclés et de les faire rentrer directement dans un circuit B to B : les magasins de vélos, les entreprises et institutions collectives, etc. Des contacts existent déjà." Pimp My Bike espère, dans cette optique, être lauréat 2022 de "be circular - be.brussels", une initiative de l'administration Bruxelles Economie et Emploi qui soutient les projets innovants en termes de durabilité et de circularité. Et donc de pouvoir bénéficier d'un solide coup de pouce financier (de 80.000 à 200.000 euros). A défaut, elle pourrait lancer un crowdfunding pour développer ses activités après la fermeture du magasin. En tout cas, au bout de trois semaines d'ouverture, le bilan est positif: une vingtaine de visites par jour et une dizaine de vélos commandés.