Pendant 30 ans, il a dirigé des brasseries en Chine, dans le Colorado, en Afrique, en République tchèque ; il a supervisé les usines de Continental Foods en Europe du nord. "Et puis, j'ai eu envie de revenir à une dimension locale", lâche Philippe Vandamme. Cet ingénieur spécialisé en brasserie, chimie et industries agricoles (ULB) a fondé la brasserie du Grand Mir à Lesdain, près de Tournai, en 2020, en pleine crise du Covid-19. "Toute ma vie, je suis resté dans la technique, raconte-t-il. Là, je suis sorti de ma zone de confort. Je dois aussi m'occuper du marketing, de la gestion. Et de la manutention aussi, c'est un métier très physique."

Sa brasserie, il l'a voulue entièrement bio dans le design des équipements comme, bien sûr, dans les ingrédients qui entrent dans la composition des bières. "Ce n'était pas la voie la plus facile et la moins onéreuse, dit-il. Mais il fallait être conséquent avec le projet de brasserie locale et de circuit court. La logique de durabilité coulait de source, d'autant plus que nous partions vraiment d'une page blanche." Dans la mesure du possible, la brasserie du Grand Mir se fournit localement. On précise "dans la mesure du possible" car, de manière étonnante, il y a très peu de houblon biologique disponible en Belgique. Philippe Vandamme en achète donc dans des pays voisins mais aussi aux Etats-Unis ou en Nouvelle-Zélande pour dénicher des saveurs ou caractéristiques particulières.

A priori, ses choix furent les bons puisque un an après le premier brassin, il a décroché deux médailles d'or au concours brassicole de Lyon (pour la Grand Mir ambrée et la blonde Festive). "C'est génial car quand tu es seul à bord, tu n'as pas le benchmarking d'un grand groupe et tu as besoin de références, de la reconnaissance d'experts extérieurs, concède Philippe Vandamme. Quand tu es chez AB InBev (il y a travaillé 22 ans), tout le monde vient vers toi. Ici, j'ai dû frapper à la porte des fournisseurs, parfois les payer à l'avance. Il faut construire sa crédibilité par son travail et par ses produits. Mais finalement, c'est cela qui est enthousiasmant dans l'aventure entrepreneuriale."

Pendant 30 ans, il a dirigé des brasseries en Chine, dans le Colorado, en Afrique, en République tchèque ; il a supervisé les usines de Continental Foods en Europe du nord. "Et puis, j'ai eu envie de revenir à une dimension locale", lâche Philippe Vandamme. Cet ingénieur spécialisé en brasserie, chimie et industries agricoles (ULB) a fondé la brasserie du Grand Mir à Lesdain, près de Tournai, en 2020, en pleine crise du Covid-19. "Toute ma vie, je suis resté dans la technique, raconte-t-il. Là, je suis sorti de ma zone de confort. Je dois aussi m'occuper du marketing, de la gestion. Et de la manutention aussi, c'est un métier très physique." Sa brasserie, il l'a voulue entièrement bio dans le design des équipements comme, bien sûr, dans les ingrédients qui entrent dans la composition des bières. "Ce n'était pas la voie la plus facile et la moins onéreuse, dit-il. Mais il fallait être conséquent avec le projet de brasserie locale et de circuit court. La logique de durabilité coulait de source, d'autant plus que nous partions vraiment d'une page blanche." Dans la mesure du possible, la brasserie du Grand Mir se fournit localement. On précise "dans la mesure du possible" car, de manière étonnante, il y a très peu de houblon biologique disponible en Belgique. Philippe Vandamme en achète donc dans des pays voisins mais aussi aux Etats-Unis ou en Nouvelle-Zélande pour dénicher des saveurs ou caractéristiques particulières. A priori, ses choix furent les bons puisque un an après le premier brassin, il a décroché deux médailles d'or au concours brassicole de Lyon (pour la Grand Mir ambrée et la blonde Festive). "C'est génial car quand tu es seul à bord, tu n'as pas le benchmarking d'un grand groupe et tu as besoin de références, de la reconnaissance d'experts extérieurs, concède Philippe Vandamme. Quand tu es chez AB InBev (il y a travaillé 22 ans), tout le monde vient vers toi. Ici, j'ai dû frapper à la porte des fournisseurs, parfois les payer à l'avance. Il faut construire sa crédibilité par son travail et par ses produits. Mais finalement, c'est cela qui est enthousiasmant dans l'aventure entrepreneuriale."