L'hypothèse d'un pic est une vieille affaire, lancée dans les années 1950, anticipant un seuil d'épuisement des ressources pétrolières vers 1970. La découverte de nouveaux gisements a repoussé l'échéance : 2025 actuellement. Aujourd'hui, la notion de pic porte ...

L'hypothèse d'un pic est une vieille affaire, lancée dans les années 1950, anticipant un seuil d'épuisement des ressources pétrolières vers 1970. La découverte de nouveaux gisements a repoussé l'échéance : 2025 actuellement. Aujourd'hui, la notion de pic porte sur la demande, non sur l'offre. Dans une opinion publiée par le Financial Times, l'analyste estime que la chute actuelle de la consommation pourrait se prolonger par une stagnation permanente. La crise a écrasé le cours du Brent, fin avril, autour des 27 dollars le baril, contre plus de 60 fin 2019. Le cours du brut texan est même devenu brièvement négatif. " 2019 pourrait-il marquer le pic de la demande globale de pétrole, avec un plateau situé entre 95 et 100 millions de barils par jour, pendant quelques années, avant un déclin ? " se demande Mark Lewis. Celui-ci avance des pressions structurelles, provenant des voitures, plus nombreuses mais aux moteurs moins gourmands et en partie électriques. Et la remise en cause d'une partie des délocalisations, qui mangent beaucoup de pétrole en transport. Il évoque aussi le bond que pourrait faire le travail à domicile, accéléré par l'actuelle pandémie, et la tendance baissière qui pourrait écorner le trafic aérien. De quoi secouer l'industrie pétrolière, et freiner les émissions de CO2.